@Gollum
Je suis d’accord avec toi sur toute la ligne. Le niveau des questions, wow ! La première visait clairement à tuer dans l’oeuf tout débat, et à discréditer l’auteur. Mais pour rester optimiste, ce
n’est peut-être que de cette manière : en instillant des germes dans la tête de
ceux qui sont enclin à changer radicalement de terreau — ceux qui aspirent à
vivre dignement—, que ces petites pousses pourront potentiellement donner de
magnifiques plants !
On est à une époque où la mode est à la contestation systématique afin
de se sentir intelligent à bon compte, sans avoir à réfléchir…
Tu résumes toute notre époque actuel (depuis 2012
grosso-modo) en une phrase... chapeau ! Je dois citer Gollum si je veux
la ressortir ?
Pour être encore optimiste, ta phrase indique qu’il a eut de
gros progrès de fait depuis dix ans !
C’est pour cela que je dis que Grimault est un
utopiste. Parce que le meilleur est noyé dans les conneries et que ce meilleur
a un mal fou à faire consensus..
Ta dernière phrase est lourde de
sens... Adoptons un regard objectif. Ce personnage est clairement fou, c’est
un cas social pour n’importe quelle personne. Je pense notamment au
moment où il raconte que l’histoire n’a pas 10 000 ans (ou 100 000 ans pour
l’homme moderne), mais un peu moins d’un million d’année. Difficile de le
suivre si l’on juge que nous avons quelques acquis en science, autre que le
contenu de potentiels écrits antiques de vieux scribes ^.^ Ceci dit, la
vérification d’une telle affirmation commence par la lecture des textes en
question (la seule preuve qu’il avance pour le moment)… C’est dans ces moments justement, comme avec l’affirmation de l’existence de
civilisations extra-terrestres peuplant le système solaire — sur quelle source
se base-t-il ? —, qu’il se discrédite totalement (où va trop vite dans son exposé, s’il ne raconte pas de conneries).
L’informateur du film, en nous annonçant l’apocalypse, se pose clairement
comme un oracle (il l’assume désormais tout à fait). Et il a le culot de nous
dire que "non, ce n’est pas grave, il y a une porte de sortie". Il
faut, sur ce point essentiel, énoncer le fait suivant. On a là totalement
affaire à une secte. Il faut toutefois avoir assez de réparti pour comprendre
que la signification première du mot n’est pas péjorative. Malgré tout, on peut
se demander : c’est qui ce bonhomme, pourquoi devrait-on le croire ? Là se
trouve le nouveau terreau en question. Il ne demande pas à ce que l’on croit
à ses dires — comme l’on croit naïvement dans le pouvoir intrinsèque de
l’argent — mais qu’on expérimente le plus simplement du monde ce qu’il nous dit
(exit les extra-terrestres...). En nous donnant le mode d’emploi de ses
prophéties, petit à petit, il démystifie le statut d’oracle même, le côté
timbré du personnage, pour nous proposer de tous devenir tous oracle et féru de
science de l’être (il faudrait idéalement tous être astrologue, alchimiste, fin
mathématicien et j’en passe). Pourquoi ? Pour qu’on puisse tous
ensemble changer le futur. Il s’agit ici vraiment de faire le yo-yo entre
une attitude de mystique et celle d’un scientifique... de faire la synthèse
entre les deux. De quoi devenir fou, du point de vue de l’orthodoxie d’aujourd’hui, n’est-ce pas ?
D’un autre côté, nous savons tous implicitement qu’on arrive à un terme avec
cette décadence des politiques, qu’une échéance se dessine vers la prochaine
décennie. Il faudrait vraiment qu’on trouve un moyen maintenant pour que
notre petit peuple de françois puisse faire revendiquer ses droits. En gros,
c’est le moment idéal pour créer une secte... Sur ce point encore, il tombe à
pic. Mais, ce conteur d’histoires fabuleuses a quelques atouts dans sa poche.
L’ouroboros dont il parle si bien se retrouve comme par hasard sur la
déclaration des droits de l’homme... Serait-ce sur ce point ; en déconstruisant
la symbolique du monde des sociétés initiatiques, en faisant de tout à
chacun un être spirituel accompli, tout en s’attachant à montrer le lien et
l’héritage qui unit tous les hommes de la planète — par l’anthropologie entre
autre, et les études comparées —, qu’on ne peut qu’à ce titre espérer
sauver l’homme sur le long terme ? Cela mérite d’y méditer...