@yoananda2
"Jésus est venu pour mourir par amour et ressusciter et le montrer, montrer que le royaume des cieux existe à travers ce geste et comment on y accède."
Alors si vous prenez les choses ainsi, pourquoi pas... Mais il faut alors prendre la totalité du récit et non en extraire une partie pour lui faire dire ce que vous voulez. Donc n’oubliez pas de mentionner qu’il est le Fils de Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit. Le Christ est un des aspects de la Trinité, descendu dans l’humanité pour ouvrir une voie ascendante par son sacrifice. Par le mystère de la Sainte Trinité, en tant que Fils, il est aussi Dieu. Par le mystère de l’Incarnation, il est Dieu fait homme, à la fois un individu et la totalité du cosmos. Il est le Logos, le Verbe incarné. Son sacrifice a consisté à dire la vérité sans concession et à dénoncer les hypocrites, puis à en assumer les conséquences inéluctables au point de passer un très déplaisant moment entre les mains de ses bourreaux. Car il n’a pas voulu utiliser d’autres armes que celle de la vérité, ce qui aurait d’ailleurs conduit ses amis et disciples à se faire massacrer. C’est le sacrifice d’un dieu qui a préféré mourir de la main d’une partie de ceux qu’il est venu secourir, plutôt que de faire appel à une centaines d’archanges guerriers pour leur foutre une dérouillée pas piquée des hannetons (car à quoi cela aurait-il servi ?) Pour autant, il ne s’est pas livré lui-même mais il a été trahi par l’un de ses disciples et arrêté par des soldats armés. Le destin de cet être cosmique incarné montre que les êtres humains sont prêts à assassiner le Dieu qu’il font semblant d’honorer avec leurs gesticulations et leurs grimaces. Mais la bonne nouvelle est qu’il est ressuscité ! Et voici la victoire sur le mensonge et sur la mort. Le Christ est donc éternellement glorieux (et non piteux comme vous le présentez). Il est certes un modèle pour l’humanité : il nous enseigne qu’il est noble de mourir en disant la vérité et pour sauver ses amis, si nous n’avons pas d’autre solution, et il nous invite à nous aimer les uns les autres. Il ne pouvait pas nous contraindre par la violence divine à nous aimer, car chacun ne peut aimer que librement, du plus profond de son cœur. Il a donc montré l’exemple.
Que l’on prenne cette histoire au sens littéral ou bien au sens symbolique (donc même si elle a été inventée), il faut la prendre dans son entièreté.