Oui, mais le diable pouvait-il connaître l’intention exacte de Dieu ?
Savait-il seulement que Jésus était ainsi avec Dieu ?
Satan sait séduire le coeur des hommes.
Dieu a choisit l’antidote qu’il voulait, l’évènement miraculeux et retentissant,
à coté, il a semé des petites graines dans les âmes.
Et il faut bien admettre que l’antidote fut puissant, au vu des 2,2 milliards de chrétiens.
Il savait certainement déjà que, après l’échec de la tentation de Jésus, le Diable allait vouloir le tuer.
Quand Jésus dit que « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de
votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient
pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il
profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur
et le père du mensonge. »
Ne dit-il pas justement que Satan agit de son propre chef et que les hommes sont séduits par lui ?
Satan fut-il créé pécheur ? Non, il fut créé parfait, avec la liberté de
choix. C’est dans la Bible — Ézékiel 28.15 (SEG) : « Tu as été intègre
dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu’à celui où
l’iniquité a été trouvée chez toi. »
D’autre part, il n’est pas forcément adéquat de comparer deux choix de Dieu à des moments distincts de l’histoire.
1°/ celui de l’exode, ("rendre le coeur dur au pharaon" -> mais ce n’est que la punition divine normale pour les infractions à la loi morale de celui qui est séduit par Satan, nous en avions déjà parlé)
2°/ celui de la rédemption ("ressusciter en croix"), où il fait grâce de son pardon à l’humanité, en lui donnant les moyens de se désenvouter.
Nous ne sommes pas ici dans un modèle essentialiste, mais existentialiste :
Le temps s’écoule et Dieu fait ses choix dynamiquement en fonction des situations.
Chacun de ses choix crée une situation particulière.
Si Jésus avait parlé en clair et que le Juifs se convertissent en masse, le sacrifice rédempteur n’aurait pas pu avoir lieu...
C’est vrai.
Cela ne signifie donc pas que la doctrine de l’Eglise doive-t-être d’essence ésotérique, mais que l’attitude de Jésus ici est lié à l’évènement particulier qui va suivre : l’oeuvre de rédemption, qui est désormais chose faite.