La loi Fabius-Gayssot repose sur
l’inégalité des droits.
Oui, la loi Gayssot fait de la Shoah un
dogme religieux en sacralisant une histoire. Je dis tout de suite,
qu’aucune loi ’interdit de remettre en cause la loi Gayssot, aucune
loi n’interdit de demander l’abrogation de cette loi, d’en faire
l’analyse et d’en exposer les motifs qui légitiment son
abrogation. Tous un tas d’historiens et de personnalités
demandent son abrogation.
Cette loi en décrétant
qu’il était interdit aux chercheurs de présenter leurs
travaux historiques bafoue le principe de l’équité des
parties en conflit. En décrétant , ce qu’il est
autorisé de croire sous de peines de sanctions n’assure plus
l’égalité des droits des parties et en
conséquence rend des décisions injustes et
déséquilibrées.
Elle protège un
dogme historique.
Elle impose une opinion historique que
d’autres contestent, elle interdit la partie adverse de
présenter les preuves de ce qu’elle avance. Elle crée,
de ce fait, un dogme historique tel que les sociétés
féodales au nom du droit divin ont pu en créer pour
défendre leur positon ( Au nom de la Rose).
Elle instaure
« l’excommunication sociétale »
La loi sacralise un moment de
l’histoire. L’Eglise sacralisait ses croyances, et qui quiconque
niait ou doutait de l’existence de Dieu était ostracisé,
jugé et pouvait se retrouver sur un bûcher ou en prison.
De même tout ceux qui ne croyait
pas que la Terre était au centre de notre galaxie était
frappés d’une condamnation. Ils étaient des
négateurs.
Tout histoire transformée en
dogme incontestable contient en germe sa propre fin. Car elle est
tout simplement contraire à l’histoire qui se fonde sur la
confrontation et la critique libre. Chercher à imposer une
histoire, c’est chercher à imposer un mensonge historique.
Elle défend une
colonie européenne
L’interdit, fait à la liberté
d’expression d’une partie, ne peut que conduire les citoyens à
lire, voir, ce que la loi voudraient interdire. Elle procède
d’une infantilisation, d’une volonté de soumettre les
citoyens afin de légitimer la dernière colonie
européenne. Une loi totalitaire qui officialise une histoire
mensongère. La découverte du mensonge conduit à
la fin de ce qu’il justifie : la colonie européenne en
Palestine.
La lecture de travaux
contradictoires, la critique des images présentées
comme une vérité aux enfants, ne résitstent pas
à la puissance des preuves des chercheurs qui démontrent
qu’il y a un mensonge historique. Ainsi, dans l’affolement, leur
dernier recours fut une loi coercitive qui défend aux
chercheurs de débattre. Une loi qui offre la possibilité
d’insulter ces contradicteurs, de les diaboliser avant même
qu’ils aient ouvert la bouche. Et s’ils parlent, on les
condamnera, tout en leur interdisant de démontrer qu’ils
disent vrai. Ce qui confirmera auprès du public les insultes
accusatoires.
Un engrenage liberticide
Aujourd’hui, avec internet , la loi
Gayssot n’est plus suffisante pour protéger ce mensonge.
Dieudonné est un prétexte pour mettre en oeuvre une
nouvelle loi sur le contrôle d’internet pour empêcher
les citoyens de prendre connaissance de ces travaux de recherche.
Le coup d’Etat administrative du
juge Stirn est présenté aussi comme une exception
dérogatoire à la liberté d’expression
qui masque la défense d’une colonie. Nous restons dans
un Etat de droit, mais dans lequel, il devient interdit de défendre
la décolonisation de la Palestine, assimilée à
de l’antijuifisme.
Cependant, l’ordonnace Stirn peut
être utilisée contre la liberté de tous les
citoyens, bien au delà de la question israélienne.