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ffi (---.---.88.3) 4 juin 2014 22:45

L’Occident est historiquement un super-organisme ultra-compétitif. Il y’ a beaucoup d’éléments pour expliquer son essor, dont par exemple la lutte de tous contre tous qui a été jusqu’ à être théorisé par les libéraux.
 
Je doute que cela explique son essor, lequel précède de beaucoup le libéralisme (fin 18ème). Les canons furent employés dès le 13eme siècle ! Ca montre une belle maîtrise de la métallurgie. A mon avis, le libéralisme est plutôt le prélude à la décadence. Suffit de comparer la qualité des productions des Artisans d’antan qui font le patrimoine et la renommée du pays, avec la qualité déplorable des productions d’aujourd’hui qui finissent rapidement à la poubelle.
 
Mais parallèlement, l’empire du droit s’est imposé, l’individu a été sacralisé, et en vérité les idées généreuses de paix universelle ne sont que le signe d’un affaiblissement de l’Occident,
 
"L’empire du droit" nous vient en ligne direct du droit Romain, qui s’est étendu dans toute l’Europe. Le droit Romain est un droit calculé (rationnel) et positiviste. Les Romains étaient de très grands législateurs. Ce droit positiviste a cependant été restreint dans son étendu par le christianisme durant le moyen-âge.
 
Grégoire IX écrivit : "Le jus naturale (celui émanant de Dieu-même), ne peut être changé par la coutume, non plus que le droit positif (celui émanent du souverain), à moins que la coutume ne soit sage et confirmée par une longue possession"
.
 
Au moyen-âge il y avait donc 3 sources de droits :
La loi naturelle, imprescriptible, issue de Dieu.
Le droit positif, la loi du Souverain.
La coutume, accord local hérité par tradition.
Chacun de ces droits avait ses prérogatives propres, ordonnées selon une hiérarchie. La coutume ne peut contredire le droit positif ni la loi naturelle. Le droit positif ne peut contredire la loi naturelle.
 
À la révolution, les coutumes ont été abolies, de même que la loi naturelle.
Il ne reste donc plus que le droit positif, monopole de l’état.
 
Or ces coutumes étaient précisément le reflet des communautés locales et de leur structuration. Le centralisme jacobin, méconnaissant cette diversité coutumière, ne pouvant ou ne voulant la prendre en compte, puisque énonçant son droit d’un point central unique, n’a su qu’énoncer un droit positif pour des individus abstraits (...de toute communauté). Le mouvement jacobin fut de ce point de vue fortement guidé par le libéralisme, qui sacralise l’individu et l’abstrait de toute contrainte sociale. Vous ne pouvez pas vous plaindre de la sacralisation de l’individu et simultanément louez le libéralisme comme vous le faites.
 
Ceci dit, je vous accorde que l’universalisme actuel est faux : il s’agit plus sûrement d’un diversalisme. Le désir de nos élites d’agréger l’humanité en une seule unité dans la négation égalitariste de toutes les différences, a poussé à redéfinir l’universalisme comme une simple juxtaposition de diversité, ce qui est la négation pure et simple de l’universalisme (car un n’est pas égal à deux). C’est de l’irénisme ,,Attitude d’esprit condamnée par l’encyclique « Humani Generis » selon laquelle on tolère de façon tranquille des erreurs graves, inacceptables, par désir exagéré de paix et de conciliation``
 
Riches et puissants, les occidentaux ne se rendent pas compte que leur richesse crée leur faiblesse et leur décadence, et que leur puissance leur dissimule leur affaiblissement dramatique …
 
Le libéralisme, par la triche sociale qu’il permet sous couvert d’une fausse promesse de prospérité, a engendré de grandes puissances il est vrai. Mais ces grandes puissances sont des colosses aux pieds d’argile, car elles se sont construites sur l’usure et l’affaiblissement du peuple qui devrait les soutenir.




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