Voilà dans une autre "interview" de Jean Bricmont ce que l’on peut lire, sur les idées qui peuvent l’influencer et le sens qu’il peut donner au terme "industrie" quand il l’emploi dans le même genre de contexte :
"L’industrie de l’holocauste(10)
est le seul livre que j’ai lu deux fois d’affilée, et d’une seule
traite. D’une part, parce que j’étais surpris par son contenu ; en
effet, lorsque les banques suisses ont été attaquées par des
associations se réclamant des survivants de l’holocauste, je
sympathisais spontanément avec ces dernières, et voilà qu’un fils de
tels survivants (son père a été à Auschwitz, sa mère à Majdanek)
montrait qu’en fait le procès intenté à ces banques était très
discutable. Mais, surtout, le ton du livre, la hargne, l’indignation de
l’auteur face à l’exploitation de la souffrance juive à la fois par des
intérêts privés et par les apologistes de l’État d’Israël possède une
force morale absolument fascinante. Bien entendu, la presse s’est
acharnée sur cet ouvrage, Le Monde allant jusqu’à lui consacrer
deux pages de commentaires négatifs (à part un court article favorable
de Raul Hilberg, un des premiers historiens de l’holocauste), tout en
évitant soigneusement d’aborder réellement les arguments de Finkelstein."
Il ne l’emploie pas dans un sens de "mécanisme neutre" comme tu tentes de le faire croire, mais dans le sens très clair d’une "exploitation (...) par des intérêts privés et par les apologistes de l’état d’Israël".
Voilà le sens qu’il donne à "industrie".
Exploitation qu’il prend bien la précaution de distinguer avec l’indignation spontanée des gens.