Miroreur, en vous lisant, je me rends compte que nous sommes
d’ accord, je ne comprends donc pas pourquoi avez commenté mon post en ces
termes « Donc sans être
méchant, ce que vous affirmez c’est juste du grand n’importe quoi. »
Sur le cas d’espèce, la soustraction
de mineur est un délit et les parents sont en faute pour cela , je ne le
conteste pas.
Je généralise l’affaire en
posant deux questions dont la suivante : des
parents (donc en général ), ont-ils oui
ou non le droit de migrer avec leurs enfants dans des zones de guerre ?
Je réponds que c’est le cas.
Vous me dites que s’ils y
vont pour combattre, il y’ a mise en danger
de la vie de l’enfant, et l’ Etat peut donc s’ opposer à ce départ , et
que cela est différent pour des parents allant juste bosser pour une boite à l’
étranger même dans une zone de guerre.
Je vous réponds que le distinguo
est difficile à faire, voir impossible : selon le livre « les
français djihadistes » de David Thomson, seul une minorité combat
réellement , certains sont utilisés pour diverses taches subalternes , et même
certains s’ insèrent tout simplement dans la vie civile sur la place en ouvrant
des commerces , se mariant ou s’ adonnant
à une quelconque activité commerciale. Les parents d’une famille qui s’en irait
dans ce cadre là doivent ils être considéré comme des combattants mettant la
vie de leurs enfants en danger et donc qu’il faut empêcher de voyager ?
Si oui, pourquoi eux et pas d’autres familles françaises migrant pour résider dans
des zones de guerre pour bosser ? Et c’ est pourquoi plus haut je vous
parlais du deux poids deux mesures.
Et puis il y’ a un problème
de principe, je reprend la phrase d’Eric Gueguen : « soit on lui interdit de partir, soit on lui
interdit de revenir (ce dernier choix ayant ma préférence car il
est plus respectueux des libertés individuelles et des responsabilités qui en
découlent) ».
Je n’ai rien contre le fait
que l’Etat empêche des personnes d’entrer sur son territoire, c’est tout à fait
son droit. Mais par contre, je suis totalement opposé à ce qu’un Etat empêche des
personnes n’ayant commis aucun délit de quitter son territoire.
Vous parlez de la mise en
danger de la vie des enfants mais au moment ou une famille fait la démarche de migrer pour une zone de guerre, cette
infraction n’est pas encore commise.
Et à partir du moment ou
cette famille sera sur le territoire ou elle désirera résider, cette mise en
danger ne regardera plus le droit français mais les lois en vigueur sur le nouveau
territoire de résidence (ou pour être plus clair, les lois de celui qui dispose
du monopole de la violence légitime sur ce territoire).
Ainsi, la décision de
parents de migrer dans un territoire en guerre avec les enfants est de la
responsabilité des parents, l’Etat ne devrait pas s’y mêler au prétexte que la
vie des enfants sera mise en danger dans ce territoire parce que la loi
française n’y a plus court.
C’est tout le sens de mon
premier commentaire que vous avez qualifié de n’ importe quoi.
Par contre, je ne suis pas
contre le fait d’enlever la citoyenneté française et la mise en place de
mesures interdisant à ces personnes de revenir sur le territoire français.