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Joe Chip (---.---.85.25) 7 avril 2017 11:53
Joe Chip

Je rajoute que la stratégie insolite d’Asselineau consistant à esquiver ou même disqualifier la question du terrorisme (sans aussitôt parler de la CIA, des Corses, etc...) en croyant que cette omission volontaire sera suffisante pour lui amener le vote communautaire musulman, le coupe d’emblée d’une large part de l’électorat souverainiste (MLP+Fillon+NDA sans compter les abstentionnistes) qui attend un discours sécuritaire à la fois solide et légitime. 

Ce n’est pas en esquivant les sujets cristallisant des clivages politiques que l’on progresse dans l’opinion. En outre, c’est une stratégie hasardeuse car l’électorat musulman se détermine en réalité en fonction d’autres critères (arrangements locaux avec les politiques en place, sermons de l’imam, propagande des frères, syndicats, garanties sociales...) et votera de toute façon à plus de 80% pour un candidat de gauche (Hamon, Mélenchon ou Macron).

Cette idée piquée à Soral selon laquelle la communauté musulmane serait un gisement inexploité de voix souveraino-nationalistes hostiles aux USA et à l’UE est un contresens politique absolu démenti par les comportements concrets et les arguments qui portent au sein de cet électorat (très abstentionniste par ailleurs).

Bref, Asselineau fait une campagne de "gros" candidat, comme s’il était déjà à 10% dans l’opinion et cherchait à convaincre des classes moyennes un peu rétives et des musulmans qui envisageraient de voter pour lui. 

Or, son étiage électoral se situe autour de 0,3-0,4%, donc c’est un très mauvais calcul, politiquement assez irréaliste montrant qu’Asselineau est un peu atteint de folie des grandeurs.




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