@TchakTchak
Intéressant post. L’exemple du yin/yang est très bien et le magnétisme aussi.
Il a été aggravé par le basculement lancé avec la
révolution française : vers le retour à la matière, mais en rejetant toute spiritualité.
C’est la ou je diffère.
La révolution française est SELON MOI (ça se discute) une spiritualité humaniste, centrée sur l’homme plutôt que le transcendental (comme pouvait l’être le christianisme). Ce n’est pas un matérialisme comme le Marxisme. Comme c’est une spiritualité centrée sur l’homme, elle érige la raison en tant qu’absolu. C’est une erreur selon moi, mais c’est bel et bien une spiritualité. La raison c’est dans l’esprit que je sache. Si on avait érigé la force physique comme absolu, ou bien la vitalité, j’aurai pas dit : ça aurait été un matérialisme, c’est vrai.
Mais ce n’est pas le cas. C’est une spiritualité rationaliste, sans mythologie, mais pour le reste, ça n’est pas si tant différent du christianisme. Les messes ont été remplacées par le journal TV ou quelques rituels comme l’élection ou le 14 juillet. On remplace le christ et ses petites paraboles par les valeurs de la république et quelques slogans. Etc... je vais pas faire une analyse complète ici, vous avez compris l’idée. (ce qui n’implique pas d’être d’accord)
Je dis que nous traversons une crise spirituelle.
Pour me faire comprendre, je vais parler de la guerre de 30 ans. Pour moi c’était AUSSI un crise spirituelle contrairement à la guerre de 100 ans par exemple, qui était belle et bien une crise matérielle pour le coup. La guerre de 30 ans disais-je, vous serez d’accord j’espère pour dire que c’est typiquement une crise spirituelle : on invente l’imprimerie, de nouvelles idées se diffusent, la réforme protestante qui ne veut plus ni de pape ni de commerce des indulgences, et plouf, ça débouche sur une guerre fratricide dont les seules raison sont des "idées". On est pile poil dans le domaine spirituel.
Ben je dis que la, ce que nous traversons est aussi un crise spirituelle de la religion laïque humaniste. Alors, c’est vrai qu’il n’y a pas grand chose en face de bien identifié. Ce sera le rôle des historiens de lui donner un nom plus tard, avec le recul.