@Gollum
"Le problème est que je ne suis pas convaincu du tout que Krishnamurti fut dans la non-dualité..."
Moi non plus et il toujours difficile d’avoir de certitude sur ce point, surtout quand on n’a pas connu personnellement la personne. En revanche, il est assez clair que son enseignement (qu’il soit bon ou mauvais) s’inscrit dans cette approche.
"Quant à l’Amour il me semble toujours risqué, l’exemple type c’est l’amour de couple qui est un pari où l’on s’investit pleinement.. "
En effet, et c’est un bon exemple de l’impossibilité de vivre pleinement si l’on ne veut prendre aucun risque, en voulant toujours être assuré de ne pas souffrir et de ne rien perdre, dont il est question dans l’article de Micnet.
"D’ailleurs pour la non-dualité le terme même d’Amour me semble inadéquat. Puisque précisément, l’amour suppose la dualité."
Je dirais plutôt qu’il suppose l’altérité, et la nuance est importante. Mais précisément, dans les approches relevant de la non-dualité, le mot "amour" ne peut pas avoir le sens commun qu’on lui donne. Pas plus qu’une opposition dualiste entre "positif" et "négatif" ne permet de comprendre l’altérité paradoxale du taoïsme. Une compréhension subtile du monde demande un sens de paradoxe. Si l’on réduit systématiquement le paradoxe à une simple contradiction, toutes les approches philosophiques, métaphysiques, spirituelles, expériencielles (ou peu importe le nom qu’on leur donne) n’ont plus aucun sens et on peut juste en ricaner.