Merci, très bon niveau de réflexion et d’information d’Olivier
Berruyer comme d’habitude. Il signale que la gauche qui prend les problèmes de la démocratie comme
ceux de l’économie à la racine, dite radicale donc comme si c’était un défaut, évite de signaler les difficultés notamment
liées au poids des marchés financiers dans la possession de la dette et du rôle
de l’euro et des règles de la BCE. Ce serait plus simple si la plus grosse part
de la dette était dans nos mains de français, c’est une évidence, mais n’oublions
pas que nous devons cela à la droite et toutes ses chapelles y compris l’extrême qui ensemble ont participé
aux déséquilibres de nos budgets en faisant de la démagogie avec la fiscalité en
refusant de taxer équitablement les plus riches. Cette difficulté bien réelle n’est
pas escamotée et a déjà fait l’objet d’explications sur les sites de LFI. La France
n’est pas la Grèce et est le deuxième contributeur net du budget européen
donnant plus d’argent au budget qu’elle n’en reçoit en fait. Il serait
difficile et délicat après la sortie du Royaume-Uni de jouer aux apprentis
sorciers en déséquilibrant en fait toute la zone euros quand il vaut mieux pour
les détenteurs de dettes, comme ils le font toujours à une certaine échelle, de
s’arranger pour se faire payer quand même, dans la logique du roulement de la
dette. D’éviter aussi pour ces forces et leurs représentants politiques des
explosions sociales dont ils savent qu’il ne faut plus grand-chose pour qu’elles
se manifestent en devenant contagieuses et difficilement contrôlables au niveau
de l’UE. Et qui va croire que la supercherie qu’est l’extrême-droite est une
solution tenable et durable ? Sur le fond, toute une partie de cette dette
ne sera jamais remboursée.Ce n’est pas la 1ère fois (l’Allemagne entre autres,
a eu une remise de dette en 1953 https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Londres_sur_les_dettes) car comme le montre
O Berruyer, elle a déjà en réalité été payée et que faire basculer une économie vers une
large satisfaction des besoins essentiels ainsi que les investissements nécessaires pour traverser
au mieux le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources est une
manière durable de sortir du piège néo-libéral de cette dette.