@yoananda2
Si on parle de "pure conscience" (sans perception), ça n’évolue pas, ça ne peut pas. Par définition j’ai envie de dire.
Si on adopte un point de vue husserlien alors la conscience peut évoluer vers la conscience de conscience.. (l’époché pour reprendre son jargon)
Bien évidemment aucun rapport avec la morale.
Sinon, pour en revenir au sujet, et donc aux 6 vidéos de Johann Oriel, l’important me semble être de sortir de l’anathème de Guénon à propos de la modernité et de savoir y voir les aspects positifs associés.
Tout autant que les aspects négatifs, qui à mon sens, vont ensemble.
En ce sens le fameux KY n’est pas une anomalie, qui irait à l’encontre des choses, mais fait partie de l’ordre cosmique et n’a donc pas à être condamné en tant que tel. Autant mettre un anathème sur la nuit sous prétexte qu’il y a la journée..
Guénon sur ce point est ambigu. D’un côté dans un texte de jeunesse, intitulé Le démiurge, il dit texto qu’il n’y a pas de mal, de l’autre dans la plupart de ses textes il adopte un point de vue assez moralisateur, où on perçoit l’inverse.. incapable qu’il est de dialectiser les positivités et les négativités et de voir leurs profondes relations réciproques.. Bref ce n’est pas un taoïste.
Il est pourtant facile de voir qu’une nouvelle conscience écologique, pour prendre un exemple, peut naitre des destructions occasionnées à la nature, conscience qui n’aurait pas émerger sans ces destructions.
Au fond ce n’est rien d’autre que la dialectique de l’erreur et de la réparation de l’erreur qui est à l’œuvre partout et qui n’a pas de fin.
Bien sûr on peut y laisser totalement notre peau mais si on échoue ici, ailleurs sur d’autres astres, d’autres espèces réussiront, elles..