@micnet
"S’il s’agissait seulement de confronter l’avis personnel de Guénolé à celui de Soral, je serais parfaitement d’accord avec vous et il n’y aurait aucune raison que ce soit Soral qui ait à prouver ses dires et pas Guénolé. Sauf que là, on ne parle pas d’un individu en particulier mais bien d’un consensus historique reconnu comme tel par la plupart des historiens. Donc c’est différent."
Je ne vois pas ce que cela change. Même si je voulais discuter avec un "platiste", je ne considérerais pas que mon interlocuteur doit produire des preuves plus importantes que moi. Je trouve cette idée tordue. Il est probable que je ne perdrais pas trop mon temps avec un platiste, mais ceci est une autre question. Si on débat, on débat avec les mêmes règles, point barre.
Le problème de ce débat est que Guénolé croit qu’il instruit et conduit un procès, en se prenant pour un procureur et un juge à la fois. Il veut principalement prouver que Soral est un "antisémite" — ce qui est un objectif très con (avec en plus une définition du terme révisée et très éloignée de l’étymologie historique) — terme dans lequel Soral ne se reconnaît pas. En revanche, Soral se dit "judéophobe" en employant ce mot dans un sens conforme à sa construction étymologique. Il fallait partir de là !
Tout apprenti dialecticien sait qu’un débat polémique doit commencer par ce que chacun admet sur lui-même. Si je débat avec un "platiste" qui me dit que ce mot ne correspond pas à sa conception de la forme de la terre, je ne vais pas commencer par tenter de lui dire qu’il a tort et que c’est moi qui ait raison de le nommer ainsi. Je lui demanderai tout simplement quel terme lui convient pour désigner sa thèse et se désigner lui-même, et nous partirons sur cette base pour discuter des FAITS... et non des mots.
Maintenant, Micnet, réfléchissez à cela : pourquoi, à votre avis, Guénolé tient tant à "prouver" du début à la fin, que Soral est "antisémite", alors qu’il serait tout à fait possible de discuter vertement et de manière bien tranchée, de l’histoire, de la politique, du sionisme, et de tous les sujets qui ont été abordés en partant du principe que Soral à un point de vue "judéophobe", comme il le dit lui-même ? Cela n’empêcherait pas de remettre les pendules à l’heure, de montrer que Soral se trompe, se contredit ou croit à des trucs délirants, aveuglé par sa judéophobie. Au passage, des thèses erronées seraient démontées, des vérités rétablies, des références de documents apportées, etc., bref mission accomplie ! Alors qu’on voit au contraire que les faits ne sont évoqués QUE pour tenter de prouver "Soral est antisémite" en suivant un déroulé obsessionnel qui reste essentiellement "linguistique" dans son objectif final. Pourquoi ?
