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Accueil du site > Tribune Libre > Envoyé spécial. Elisabeth Revol, sauvetage au sommet - 8 février 2018 (France (...)
#51 des Tendances

Envoyé spécial. Elisabeth Revol, sauvetage au sommet - 8 février 2018 (France 2)

C’est l’histoire d’un incroyable sauvetage. Tout commence il y a deux semaines par un exploit retentissant. Elisabeth Revol, Drômoise de 37 ans, devient la première femme à gravir "la montagne tueuse", le Nanga Parbat, 8 126 mètres, neuvième plus haut sommet du monde. Mais l’euphorie est de courte durée… La descente se transforme en enfer de froid et de glace. Son compagnon de cordée, l’expérimenté Tomasz Mackiewicz, 43 ans, est à bout de forces. "Tomek" perd la vue et respire de plus en plus mal. Coincés à plus de 7 000 mètres d’altitude, Elisabeth et Tomek lancent un SOS. La suite, c’est une course contre la montre. Deux alpinistes polonais, parmi les meilleurs du monde, se déroutent de leur ascension du K2 pour leur porter secours. Ils partent à l’assaut du Nanga Parbat, de nuit, sans oxygène. En un temps record, ils retrouvent Elisabeth, exténuée, blessée aux pieds et aux mains. Mais Tomek, qui ne pouvait plus bouger, lui, est resté là-haut…

Pour la première fois avec les images inédites de cette ascension, Elisabeth Revol et ceux qui l’ont secourue racontent, pour "Envoyé spécial", ce sauvetage dramatique. Un reportage d'Elise Menand, Guillaume Michel, Marie Drouet et Nils Montel. Le site de l'émission : http://www.francetvinfo.fr/replay-mag...

 

Tags : Sport Témoignage




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95 réactions à cet article    


  • 12 votes
    joelim joelim 12 février 12:39

    Le plus intéressant c’est ce qu’elle dit ici« J’ai beaucoup de colère, on aurait pu sauver Tomek si ça avait été un réel secours, pris à temps et organisé »


    La nana elle va dans un endroit nommé la « montagne tueuse » à 8126 mètres, et elle geint car les secours sont trop lents : des humains comme elle à qui elle demande l’exploit de faire ce qu’elle a fait en très peu de temps et sans l’avoir souhaité. L’assistanat intégral, quelque soient les risques pour les sauveteurs bien sûr. C’est leur métier de se faire tuer pour essayer de sauver des inconscients.

    De plus c’est le 2ème co-équipier qu’elle abandonne (à la mort), certes peut-être avec raison, mais pas encore sortie de l’hosto elle déclare avoir hâte de repartir dans un endroit similaire.

    A ce niveau c’est même plus de la connerie, elle est juste complètement frappée. J’espère que l’Etat français n’a pas subventionné son sauvetage d’un seul centime.

    • 10 votes
      Hieronymus Hieronymus 12 février 13:25

      @joelim
      entièrement d’accord

      les autorités pakistanaises sont peut être pourries mais cette meuf est vraiment frappadingue, grave de chez grave, que dirait-on si c’était l’inverse ? si le mec s’en était sorti et avait laissé la nana crever ? on crierait au salaud !

      là on lui tend les micros et aucun mea culpa chez elle, au contraire elle en fait des tonnes sur son petit ego, vraiment une cinglée ..

      http://www.bvoltaire.fr/lindecente-colere-de-lalpiniste-elisabeth-revol/

      http://madame.lefigaro.fr/societe/portrait-alpiniste-francaise-elisabeth-revol-survivante-nanga-parbat-310118-146795

      en 2009, Élisabeth Revol décide de s’attaquer à une montagne mythique : l’Annapurna, au Népal. Après quelques jours d’ascension, et bien décidée à atteindre le sommet, elle perd la trace de son compagnon de route, le Tchèque Martin Minarik, dont le corps n’a jamais été retrouvé

      après un Tchèque en 2009 un Polonais meurt en 2018, qui sera la prochaine victime de cette folle ? un Slovaque ou un Hongrois ?


    • 1 vote
      pegase pegase 12 février 14:21

      @Hieronymus

      Elle est surtout dans le déni pour sauver son business ; son interview a été négocié, elle sortira des livres, un pour les spécialistes, un pour les enfants, un autre pour les gras du bide ...

      Dans l’ensemble je suis d’accord avec vous et Joelim .....

      Ce qu’il faut voir, c’est qu’on à affaire à des alpins, qui veulent vaincre le Nanga Parbat en technique alpine, le hic c’est que les alpins ont tous l’avantage de l’hélicoptère en cas de difficultés, au Pakistan ils savaient qu’ils pouvaient compter sur l’armée et donc ils ont conservés leurs technique alpine ..... SAUF QUE, un hélico comme celui de l’armée pakistanaise ça plafonne à 5000 mtr, pas de problèmes dans les Alpes, mais en Himalaya il manque encore 3000 mtr, et ce sont les plus durs et les plus dangereux ....


    • 2 votes
      personne 12 février 14:43

      @Hieronymus et Joelim

      Tomek « C’était un pur, dans la vie comme dans la montagne. Il refusait le confort de la société moderne et préférait vivre avec un tee-shirt troué. Son but était de terminer cette voie avec une logistique minimaliste, par une escalade sans artifices. Il ne supportait pas les mensonges qui entourent le monde de la montagne » Nul doute que Tomek doit pleurer à lire votre montagne de bêtise haineuse ! Il est vrai en même temps, qu’entre votre virilité étalée dans vos commentaires de la "vérité vraie" et l’engagement de ces alpinistes en montagne une galaxie vous séparent !


    • 5 votes
      joelim joelim 12 février 16:05

      @personne
      En plus, j’ai oublié de le dire, les sauveteurs "trop lents" ont grimpé dans une météo difficile, durant laquelle elle et son acolyte inconscient (qui ne met pas ses lunettes) ne serait sûrement pas montés. Mais ces salauds étaient lents. Scandaleux. C’est ça les gens de pays sous-développés...

      Et toi, tu n’es pas dans un fauteuil ? Tu écris du haut d’une montagne ? La bêtise haineuse elle est chez toi, nous au moins on argumente. Toi ce sont des insultes gratuites. smiley 


    • 2 votes
      joelim joelim 12 février 16:09

      Il ne supportait pas les mensonges qui entourent le monde de la montagne

      Quel genre ? Les hélicos ça peut monter à n’importe quelle altitude ? Les lunettes de soleil en haute altitude sont optionnelles ? Les services de secours sont des supermans corses (pas pressés) ? Désolé d’appuyer mais tu l’as bien cherché.


    • 1 vote
      pegase pegase 12 février 16:49

      @personne

      Je pratique moi même alpinisme, spéléo, parapente et parfois vol à voile, Tomek avait tout les symptômes d’un gars qui s’était déconnecté du monde moderne, j’ai connu ça aussi, cela arrive quand on vole trop souvent, trop longtemps, on se déconnecte alors inexorablement sans se rendre compte que l’on se met soi même en grand danger, car la réalité est toujours bassement pécuniaire et matérielle, c’est abominable mais c’est comme ça ... On ne peut pas transgresser cette réalité ...

      En se prenant pour un oiseau planant au dessus de ce monde détestable, on fini toujours par y laisser ses plumes, c’est ce qui est arrivé à Tomek .....


    • vote
      pegase pegase 12 février 17:27

      @joelim

      Dès qu’on sort de la France c’est la Jungle ..

      J’ai un pote qui s’est crashé dans les Andes, il était en repérage pour un manche de coupe du monde (il faisait partie de l’organisation), il a fallut claquer une somme considérable pour seulement initier les recherches ... C’est un avion d’une compagnie privée qui l’a localisé au sol, puis il a fallu une expé rien que pour chercher son corps sinon les vautours l’auraient becqueté, c’est horrible quand on y songe mais c’est pourtant la réalité smiley

      Chamonix est devenu une sorte de Disneyland des sports extrèmes grâce / à cause de la sécurité sociale, des blocs opératoire, des hélicos du PGHM ... 

      Au Pakistan il n’y a rien de tout cela => conclusion, dans un autre environnement que le nid douillet Chamonix, tout ces sports sont extrêmement dangereux .......


    • 2 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 12 février 18:48

      Oui cette femme a laissé crevé son mec et elle descend en se plaignant de tout le monde sauf de sa connerie. C’est du délire. Il faudrait la poursuivre en justice.


    • 1 vote
      mmbbb 12 février 19:34

      @pegase peut etre sauf que dans les Alpes l hélico ne decole pas si le temps est trop mauvais par exemple lorsqu un alpiniste est bloqué dans une voie Quant a l Himalaya c ’etait impossible de développer des secours dans l urgence Au dela de 6000 metres la turbine commence a manquer d oxygène et les pales manquent de portance avec la raréfaction de l air . De surcroit s il y a du vent cela complique l operation Un helicoptere Ecureuil est monté sur le toit du monde Les conditions climatiques etaiennt ideale et le pilote tel un aigle s est servi des vents ascendants La camera embarquée montrait les pales de l helico incurvées lorsque celui ci etait au sommet Le pilote etait a la milite du décrochage mais il établi un record du monde .Cette femme est une tête a claque et elle fait chier le monde . Reihold Messner a perdu son frere lors de l ascension de cette montagne 


    • 2 votes
      mmbbb 12 février 21:46

      @La mouche du coche D ’après le diagnostic des medecins, son compagnon faisait une embolie cerebrale lorsqu elle avertit les secours ( saignement ) Il aurait fallu que les secours interviennent le plus rapidement possible A cette altitude c etait donc impossible Il me semble que les alpinistes polonais malgre leur bonne volonte n auraient rien pu faire , donc elle avance n importe quoi . elle devrait avoir la décence de se taire, elle ne le fait pas elle montre une triste personnalité. Les médias vont se repaître des affabulations de cette femme, de son prochain bouquin Elle commence a gaver beaucoup de monde


    • 2 votes
      Oursquipense Oursquipense 12 février 13:50

      L’alpiniste polonais en était à sa septième escalade de cette montagne tueuse. A croire qu’il attendait juste de savoir combien de fois il pouvait l’escalader avant de mourir.

      En ce qui concerne la Française, il est évident qu’il sera difficile de se pardonner ce qui, conseil (ou ordre) des secours, est à l’évidence l’abandon d’un compagnon en détresse. Dans l’immédiat, elle nie sa responsabilité. Ca changera peut-être.

      Qui les a contraint à tenter l’escalade ?

      Quand on prend des risques, il faut légitimement s’attendre à ce que ça puisse tourner mal et que ce soit pas la faute des autres.


      • 1 vote
        Zatara Zatara 12 février 14:05

        @Oursquipense
        Dans l’immédiat, elle nie sa responsabilité. Ca changera peut-être.

        C’est surement ce qui va se passer en faite... Elle est encore sous le choc (inconscient) et dans le dénie pour l’instant. Reste le profil psychologique type de ces aventuriers de l’éxtrème, souvent un discours appelant à l’humilité, mais aussi souvent doté d’un énorme égo....


      • 2 votes
        personne 12 février 16:39

        @Zatara et Oursquipense

        Elle n’a aucune responsabilité sinon celle de faire le deuil d’un ami perdu.

        Non elle ne l’a pas abandonné, elle a sauvé sa peau et elle a fait le bon choix, ou quelqu’un a eu la lucidité de le faire pour elle. Sa colère est saine, elle est descendue quand les secours étaient annoncés dans l’après midi.

        Tomek et Revol sont partis sans oxygène et sans sherpas en guise de porteurs, de vrais alpinistes.

        Si les alpinistes jouent avec la mort, ils ne sont pas débiles et possèdent un sens aigu du danger objectif. Ils partent à la conquête des cimes préparés et pour en revenir. 

        J’ai beaucoup d’admiration pour l’esprit de cordée que représentait la paire Robert Paragot et Lucien Bérardini, une amitié qui dura toute une vie. Lucien expliquera pourtant à propos de l’ascension de l’Aconcagua qu’après le dernier bivouac, pieds et mains gelées, épuisé et en manque d’oxygène, l’amitié n’existe plus, seulement l’instinct de survie. On le surnommait "Lulu le fou", et c’est en passant un ressaut rocheux à mains nues par moins 25° qu’il a libéré toute l’équipe vers la sortie...en y laissant ses doigts. Les règles du jeu ne sont pas les mêmes en haute montagne.

        On a reproché à Reinhold Messner d’avoir abandonné son frère dans le Nanga parbat. Il lui faudra 30 ans pour prouver que son frère était mort comme il l’avait raconté, dans une avalanche.

        « L’art de ne pas mourir est seulement un art s’il y a vraiment un risque de mourir. Si j’écarte ce risque de mourir, alors cela devient juste un jeu, du tourisme ou du consumérisme » Reinhold Messner

         


      • vote
        pegase pegase 12 février 17:45

        @personne

        Ils sont quand même un peu idiots de partir sans bivouac en totale autonomie, ils ont fait un camp 3, GROSSIÈRE ERREUR, il fallait embarquer tout le bivouac avec eux .. tente , réchaud, bouffe, combustible, sac couchage .... On n’est plus au temps où ce matos pesait des tonnes à échelonner des bivouacs tout au long de la montée, c’est fini ça, maintenant il vaut mieux assurer en transportant tout le nécessaire de survie avec soi ...

        Aujourd’hui il font des tissus techniques 12 grammes / m2 extrêmement solides et étanches (sandwich composite mylard armé dyneema) , avec ça on ne peut plus geindre gnééééééé "c’est trop lourd" ..... smiley


      • 3 votes
        Zatara Zatara 12 février 18:28

        @personne
        Elle n’a aucune responsabilité sinon celle de faire le deuil d’un ami perdu.

        Vous n’avez pas l’air d’avoir compris....

        Il ne suffit pas, comme vous disiez, d’être affuté et préparé comme jamais (ou même comme personne), pour automatiquement enlever tous les dangers inhérent à une telle pratique . Il ne suffit pas d’avoir prévu une porte et un plan de secours en cas de problème.

        La nature même de cette humilité ne consiste même pas tant à mesurer la grandeur d’un exploit, que de simplement admettre que certaine chose sont de toute façon hors de contrôle et qu’on devra faire avec. Et que c’est le contexte qui administrera la "gamelle", la"punition", le "rappel à l’ordre", ou le "moment de vérité", appelez cela comme bon vous chante....

        Si je fais du parapente, quelle serait le type de gamelle ? Et si je fais du roller ? la loi de la gravité fait le reste, encore faut il avoir conscience du danger, même et surtout après des milliers d’heures de pratique (et donc ne surtout pas se leurrer)....

        Si je fais de la montagne au Pakistan, est ce que ce sont les mecs du PGHM qui vont débarqués dans l’heure avec café et pain au choco ?


      • 6 votes
        Zatara Zatara 12 février 18:38

        @personne
         Oser se plaindre des pakistanais dans cette histoire alors qu’on crapahute à 7 ou 8000 mètres à 2... C’est pas les pakistanais le soucis... c’est d’admettre qu’on fait un truc dangereux ou l’on est susceptible de perdre la vie, point. Pour un peu, on croirai presque entendre des freluquets partir faire la guerre en Syrie, se faire saucer par les russes, et ensuite attaquer judiciairement l’état français pour ne pas les aider à rentrer, de les avoir "abandonner" dans des prisons syriennes, kurdes ou que sais je encore... Moi j’appelle cela une bonne grosse claque de réalité. Elle est encore perché, j’ose espérer qu’elle sortira de son déni face aux dangers inhérents de ses choix.


      • vote
        Zatara Zatara 12 février 18:42

        @personne
        pour moi, ces gens pensent qu’on peut imposer sa réalité juste par la volonté et un corps bien préparé... des fois ça passe.... mais faut pas se plaindre quand ça ne passe pas


      • 1 vote
        personne 12 février 21:01

        @pegase

        Grossière erreur ? Je ne suis pas compétent pour répondre. Avec 80% d’oxygène en moins à 8000, la lucidité en prends un coup. Tu passes une crête pour prendre une amplitude thermique de 20°, le temps change très vite...Une fois au sommet on y passe pas la nuit. Je pense qu’ils ont voulus profiter de la fenêtre de beau temps pour finir l’ascension, que Revol a laissé le matos à Tomek à la descente, toujours plus dangereuse.

        L’évolution technologique a permis plus d’autonomie, de meilleurs performances techniques. Ceci dit il faut quand même se trimballer pas mal de matos pour cette ascension. Je suis très impressionné par l’exploit des 2 polonais secouristes, ils ont été monstrueux.

        Le problème de l’alpinisme est que tous les sommets ont été conquis, toutes les voies tracées. On arrive au bout du bout avec les hivernales. 


      • vote
        Zatara Zatara 12 février 21:18

        @personne
        Je suis très impressionné par l’exploit des 2 polonais secouristes, ils ont été monstrueux.

        idem.... même plus : "monstrueux" ne me parait pas assez fort....


      • 2 votes
        personne 12 février 21:32

        @Zatara

        Si si j’ai bien compris ! Cette histoire a été monté en épingle par les medias mainstream et la conciergerie twiter en cage d’écho. 

        Et non elle ne s’est pas plainte des secours pakistanais et ses propos ont été sortis de son contexte. Regardez la vidéo et écoutez ! Elle dit qu’elle est en colère et qu’elle se sent trahie quand elle s’aperçoit que les secours ne viendront pas, qu’elle est seule dans sa galère à 6700 mètres. Comprenez vous le coup de matraque au moral qu’elle s’est prise ? Ensuite elle a été interrogée redescendue physiquement mais pas dans sa tête !

        je vous invite à lire le "point sur cette affaire" écrit par des spécialistes de la montagne loin de l’hystérie à 2 balles du mainstream. 

        Personnellement je reste sur les propos de Denis Urubko : "C’est une femme très forte qui est descendue toute seule, dans une situation vraiment extrême. Elle a réussi à descendre lentement jusqu’à notre rencontre.


      • 1 vote
        Zatara Zatara 12 février 21:48

        @personne
        Elle dit qu’elle est en colère et qu’elle se sent trahie quand elle s’aperçoit que les secours ne viendront pas, qu’elle est seule dans sa galère à 6700 mètres. Comprenez vous le coup de matraque au moral qu’elle s’est prise ?

        oui, évidemment.

        Mais (vous qui êtes surement montagnard) vous devez aussi très bien comprendre que, par moment, on ne peut rien attendre d’autre de par la nature même de ce genre d’activité....


      • vote
        personne 12 février 22:13

        @Zatara

        Si on ne lui avait pas annoncé de secours, Revol n’aurait rien attendu de personne.

         J’ai pratiqué varappe, crampons, ski de rando, à un niveau modeste, avec le bonheur de vivre parfois l’unicité entre l’esprit le corps et l’environnement. J’ai eu la chance de côtoyer des pointures de l’escalade et de l’alpinisme, de faire sherpa pour des spécialistes du secours en montagne pendant mon service militaire. 


      • vote
        Zatara Zatara 12 février 22:26

        @personne montagnarde semi pro
        Si on ne lui avait pas annoncé de secours, Revol n’aurait rien attendu de personne.

        et ? continuer le scénario dans votre esprit....

        ... Vous voyez bien que dans les faits, ça n’aurait strictement rien changer pour Tomec... Dans tous les cas (et pardon pour la légèreté de l’expression), c’était grillé.

        Ne vous focalisez pas sur la seule partie du sauvetage par hélico. Prenez le temps d’analyser toutes les parties de la montée et de relever les erreurs qui ont conduit au désastre final. Encore une fois, je ne cherche pas à dire que Revol est la responsable, je dis simplement que certains types d’activités comportent des risques mortels qu’aucune prévision ou planification humaine ne saurait contourner. A moins, évidemment, d’avoir énormément de moyens.

        Merci pour l’article, c’est vrai que ça explique certains points exagérément monté en épingle par quelques médias....


      • vote
        Zatara Zatara 12 février 22:35

        @personne
        peut être pouvez vous m’expliquez pourquoi Revol était 100 mètre au dessus de Tomec vers 18h (le moment ou elle a rejoint la crète) ? parce qu’il la rejoint (on se demande comment) et c’est à ce moment là qu’il lui a expliqué qu’il était devenu aveugle... Pourquoi autant de distance ? Est ce qu’ils étaient en contact radio malgré tout ? Est ce que Tomec avait déjà des signes au niveau visuel ou des gelures sans que Ravol en soit au courant ? Et si c’est le cas, en avait il conscience ? Sans les avoir vécu personnellement, je connais un peu les symptômes lié à la trés haute montagnes (par des documentaires ou des lectures, ça ne va pas plus loin)... et il me semble, de par ma formation pro, qu’il y a un très gros problème entre la condition réelle du corps, et la perception de ces problèmes par l’alpiniste... Il devrait y avoir des capteurs de températures sur tous le corps, ainsi que des capteurs indiquant le taux d’oxygène dans le sang. Sinon... on ne se rend plus compte de rien et on peut se laisser porter par l’euphorie...


      • vote
        Zatara Zatara 12 février 22:38

        @personne
        ... pire, on peut mettre ces ressenties et ces alertes de côté, sous le coup de sa seule force mentale.


      • 2 votes
        Gaston Lagaffe Gaston Lagaffe 12 février 22:39

        @personne
        En ce qui me concerne, je suis partagé entre admiration et consternation, je suis allergique aux sports, je précise, j’en fais. j’en pratique régulièrement par obligation physique afin de ne pas me fossiliser de mon vivant mais sans plus, hein, mais la performance de ce petit bout de femme est admirable au point de me paraître surhumain, j’ai aussi regardé les images sur son malheureux compagnon de cordée, Tomek, le polak, il était littéralement fasciné par cette montagne réputée dangereuse (69 morts) d’une façon qui pourrait s’apparenter à du quasi mysticisme, il est mort sur cette montagne qui était devenue une presque obsession et c’est là que je ne peux pas comprendre de mon point de vue, trois enfants orphelins, une veuve, sacrifiés pour une passion presque surréaliste, limite folle, pour arriver au sommet d’une montagne, je trouve ça, comment dire, presque digne d’un darwin award.

        .

        Il le confessait lui même, faire les 8000 n’est pas un plaisir, c’est une souffrance avec des conséquences qui peuvent être irréversibles, l’amputation d’une main et d’un pied guette Elisabeth, quand même, c’est pas un peu cher payé pour un exploit de "l’inutile" franchement ? Mourir, être handicapé à vie, compter sur des secours extérieurs c’est mettre d’autres vies que la sienne en danger aussi,c’est le risque encouru à chaque expédition, et y en a qui vont tenter le diable jusqu’au jour où, c’est cet état d’esprit que j’ai de la peine à comprendre tout en respectant des actes que je serais bien incapable de faire physiquement et mentalement parlant.

        .

        C’est comme ces mecs en wingsuit qui se crachent à 200 à l’heure pour la pub redbull de trop, expérimentés, x heures de vol à leur actif et bim la falaise percurtée en pleine poire... Je pense que la vie est suffisamment dangereuse en elle même, voire précieuse, pour chercher à la défier inutilement..

        .

        Même si je m’incline devant le courage de ces addicts à l’adrénaline, drogue qui ne me convient personnellement pas, je préfère des trucs plus cools comme les endorphines, la sérotonine, et compagnie, suis pas adepte de la cocaïne et des trucs speeds, caféine, amphétamines et autres boosters de cervelets, je préfère des trucs plus softs, comme la mdma ou le THC, justement parce que j’ai besoin de ralentir ma pensée qui mouline naturellement à une vitesse supérieure à la moyenne et les drogues speed me font flipper et angoisser, donc je suis l’anti thèse d’un adepte de sports extrême ou de cocaïnomane... Question de fonctionnement personnel du cerveau...

        .

        Je ne suis donc pas apte à juger des pensées et passions qui sont antinomiques des miennes... Mais je reste dubitatif sur le principe de se sentir vivant en sachant qu’à chaque expédition on risque de ne pas rentrer le soir et causer du tort à son entourage familial mais aussi à ceux qui sont censés nous secourir alors que rien nous oblige objectivement à se mettre en danger pour une performance "inutile" de surcroit... La montagne tueuse... Non, la montagne ne tue personne, ce sont les gens qui grimpent à des endroits impossibles qui se ramassent comme des merdes, la montagne, elle est innocente, elle est, c’est tout, elle n’est pas responsable des inconscients conscients qui la prennent pour un défi qui signifie un but ultime de leur existence justement pour se sentir exister, non, décidément, au delà du geste sportif que je salue, il y a un truc qui m’échappe gravement dans cette manière de fonctionner qui confine au masochisme...

        .

        Y a tellement de façons de souffrir et de se mettre en danger au quotidien que là, ça me dépasse...


      • vote
        personne 13 février 00:59

        @Zatara
        "je dis simplement que certains types d’activités comportent des risques mortels qu’aucune prévision ou planification humaine ne saurait contourner"

        Oui, c’est l’objet de la citation de Reinhold Messner plus haut : « L’art de ne pas mourir est seulement un art s’il y a vraiment un risque de mourir. Si j’écarte ce risque de mourir, alors cela devient juste un jeu, du tourisme ou du consumérisme »

        Le business de l’Everest est bien plus glauque et révoltant que cette tragique ascension. 


      • vote
        pegase pegase 13 février 01:08

        @personne

        S’ils avaient monté la tente avant que les choses ne se dégradent, peut être que son compagnon serait encore en vie ... Il me faudrait revérifier les altitudes, mais passer la nuit dehors sans aucune possibilité de se réchauffer, c’est de la pure folie ....

        Autre possibilité, l’armée pakistanaise aurait pu droper du matériel par avion, les militaires s’entrainent pour ce genre de choses ...


      • 4 votes
        Belenos Belenos 12 février 15:15

        Tous ces gens seraient considérés comme des malades mentaux dans une société saine. 


        • 2 votes
          Constant Danlerreur Constant Danlerreur 12 février 18:28

          @Belenos
          Votre misogynie abjecte et nauséabonde est à vomir, sachiez vous que le monde ne serait pas ce qu’il est sans ce que vous appelez avec condescendance paternaliste de mâle blanc hétéro cisgenre privilégié, colonialiste, raciste et antisémite, des malades mentaux, sans tous ces héros ET héroïnes qui sortent des chemins battus qu’il a bien fallu débroussailler à la machette parfois, pour que le troupeau des suiveurs inconsistants puissent poser leurs grosses fesses sur un siège confortable afin de pouvoir étaler leur haine des pionnier.e.s dont ils ne peuvent que jalouser la bravoure, le courage, la persévérance, le progressisme chevillé.e.s au corps, afin que des boulets gras.s.e.s et oisif.v.e.s puissent jouir de leurs existences de blattes mortes tout en critiquant rageusement ceux qui font que l’humanité.e.s de gauche authentique fonce bille en tête pour dépasser les limites naturelles d’extrême droite qui paralysent dans un conservatisme rance, moisi.e, mortifère le genre humain.e sans qui, sans ses explorateur.t.r.i.c.es hors du commun.e, serait encore à l’âge de pierre et voterait Le Pen, encore et encore.

          .

          Si elle n’avait pas été femme aurait elle dû subir, en plus de la culpabilité légitime d’avoir dû à son corps défendant abandonner un frère de cordée, ce ramassis.e de dégueuli.e.s abominable venant de la fachosphère la plus ignoble au simple prétexte que ses yeux ne sont pas bleus ?

          .

          Vous êtes tou.t.es des nazi.e.s qui n’ont plus rien d’humain.e vous êtes réactionnaire.s et agressif.v.e.s, vous mériteriez le goulag sans procès.e.s

          .

          Vive les alpinistes de gauche authentique qui reculent chaque jour les limites du corps et de l’esprit, qui abattent les frontières aussi sûrement que des milliards de char.e.t.t.e.s d’assaut, vive le progrès de gauche authentique !

          .

          No Pasaran.e.s !


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          Constant Danlerreur Constant Danlerreur 12 février 18:31

          Vive Elisabeth RIVAROL, mort au nazisme de mâle blanc hétéro cisgenre privilégié, colonisateur, crypto fasciste, raciste, antisémite et paternaliste !


        • 1 vote
          mmbbb 12 février 19:42

          @Constant Danlerreur et vous en avez d autres en stock je ne conteste pas l engagement de cette femme mais son comportement et la dramatisation orchestrée par les medias Il y a des professions a risque telle les pompiers dont certains perdent leur vie et in en fait pas des tonnes . Le probleme de cette femme est la prise de risque immodéré et la non acceptation de ce risque Elle a une facheuse tendance a reporter le risque sur les militaires pakistanais A cette altitude rien ne pardonne


        • vote
          Belenos Belenos 12 février 21:37

          @Constant Danlerreur
           smiley


        • vote
          Zatara Zatara 12 février 23:21

          @Belenos
          Tous ces gens seraient considérés comme des malades mentaux dans une société saine.

          En tous cas, ils ne font pas de mal (sauf peut être à eux même). Ce qui n’est pas le cas de bien des gens tamponnés "normaux"....


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          Gaston Lagaffe Gaston Lagaffe 13 février 01:12

          @Zatara
          En tous cas, ils ne font pas de mal (sauf peut être à eux même). Ce qui n’est pas le cas de bien des gens tamponnés "normaux"...

          .

          Heu ... ça se discute. Ils vivent leur passion qui sans elle la vie ne serait pas leur vie, à ce que j’ai cru comprendre, jusque là, rien de fâcheux en effet, sauf qu’ils ne sont pas les seuls concernés en cas de drame et il faut bien l’avouer, il y a plus de risques à se promener en conditions extrêmes que de jouer de la guitare, autre passion humaine parmi tant d’autres, ou que de faire du modélisme dans son garage.

          .

          Je suis un alpiniste moi aussi, un explorateur, mais avant tout du monde intérieur, de mon univers interne, j’explore mon cerveau sous toutes les coutures, je prends certains risques, notamment quand je remets tout en question et que je vais flirter avec les limites qui définissent le génie de la folie alors il y a un risque, soit de sombrer dans la folie, qui est très confortable à certains points de vue, soit de franchir des limites psychiques qui peuvent amener au suicide si on n’y prend garde, là, en cas d’échec, je n’implique que moi même, mes proches ignorant tout de mes introspections sans filet de protection et qui m’ont amené à un certain isolement, social entre autres, mais peu importe, je ne risquerai la vie de personne si un jour mes expérimentations mentales extrêmes me perdront de fa4On irréversible, je passerais juste pour l’illuminé que j’ai toujours semblé être à ceux qui ne partagent pas ma façon de penser.

          .

          Ce qui n’est pas le cas des sportifs de l’extrême qui expérimentent leurs limites et testent leurs capacités au delà du communément admis à l’époque des 5 fruits et légumes par jour, ils s’appuient en cas de coups durs, sur des aides extérieures, donc mettent en danger la vie d’autrui par égoïsme. Moi si je me pends dans mon grenier ou suis victime encore une fois d’une bouffée délirante qui pourrait me conduire à la morgue ou en hôpital psychiatrique, je subirais seul, les conséquences, c’est toute la différence entre nous malgré ce point commun, la nécessité de caresser des sommets, eux c’est extérieur, moi c’est intérieur et des fois le plus périlleux des deux n’est pas forcément celui qu’on croit... Mais tout est relatif...


        • vote
          Zatara Zatara 13 février 01:18

          @Gaston Lagaffe

          Soit, tu ne fais pas parti de ces gens dangereux tamponnés "normaux"


        • 1 vote
          Belenos Belenos 13 février 01:40

          @Zatara
          "En tous cas, ils ne font pas de mal (sauf peut être à eux même). Ce qui n’est pas le cas de bien des gens tamponnés "normaux"..."


          Précisément, actuellement, ils sont tamponnés "normaux", ces sportifs de l’extrême. Et ils sont même donnés en modèles. 

          Quant à savoir s’ils ne font pas de mal, c’est une autre question. Gaston a montré qu’ils peuvent en faire quand même puisqu’ils comptent être tirés d’affaire en cas de problème par des secouristes qui vont eux-mêmes devoir mettre leur existence en péril, sans même compter ce que coûte ce genre d’interventions. 


        • vote
          Zatara Zatara 13 février 12:25

          @Belenos
          Précisément, actuellement, ils sont tamponnés "normaux", ces sportifs de l’extrême. Et ils sont même donnés en modèles.

          S’ils sont donnés en modèle, peuvent ils encore être considéré comme normaux ?

          Quant à savoir s’ils ne font pas de mal, c’est une autre question. Gaston a montré qu’ils peuvent en faire quand même puisqu’ils comptent être tirés d’affaire en cas de problème par des secouristes qui vont eux-mêmes devoir mettre leur existence en péril, sans même compter ce que coûte ce genre d’interventions.

          Les secouristes en question (des pelotons de gendarmerie en France pour rappel) sont des militaires pakistanais. Il y a des corps militaires montagnard qui effectuent, de toute façon, des exercices et des rotations, des missions de surveillance et des randonnées. Si vous avez lu l’article de @personne, il y a un système et une démarche obligatoire à suivre lors d’une course au Pakistan : vous devez déposé un accompte, une caution, afin de pouvoir faire appel à eux. La totalité de la somme dans le cadre de cette mission de sauvetage a été payé par un financement participatif lancé en Pologne (90% de la somme réglé par les polonais apparemment). Bref, dans les faits, c’est une mission de routine, et avec un peu de hauteur, si vous considérez cela comme dangereux, je me pose la question de savoir à quel niveau de dangerosité vous évaluez un conducteur de bus ou de camion alcolique ou drogué, ou une mamie de 80 berges sur l’autoroute .... Enfin, je ne renie pas pour autant mes posts sur le fil du dessus....


        • vote
          Zatara Zatara 13 février 12:29

          @Belenos
          ce que j’essaye de vous dire, c’est que ces gens sont, avant tout, un danger pour eux même, MAIS qu’il y a bien pire, une fois les choses remisent en perspective, dans la vie de tous les jours....



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