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Hassan Nasrallah : la cause palestinienne et la mosquée Al-Aqsa sont en danger mortel

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 7 décembre 2017, suite à la décision de Donald Trump de reconnaître Al-Quds (Jérusalem) comme capitale d’Israël 
 

 

 

Transcription : 
 
[Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. 
 
Louange à Dieu, Seigneur des Mondes, et que les prières et les salutations soient sur notre Maître et Prophète, le Sceau des Prophètes Abul Qasim Muhammad b. Abdillah, sur sa famille excellente et purifiée, sur ses compagnons choisis et fidèles ainsi que sur l’ensemble des Prophètes et Envoyés. 
 
Que la paix soit sur vous tous, ainsi que la Miséricorde et les Bénédictions de Dieu.] 
 
Le sujet de mon intervention de ce soir est la décision américaine récente annoncée hier par le Président des Etats-Unis d’Amérique quant à sa reconnaissance d’Al-Quds (Jérusalem) comme capitale d’ « Israël » entre guillemets, (ou plutôt) de l’entité sioniste. 
 
Mais avant de commencer (mon propos), je me dois, alors que nous sommes toujours dans l’ambiance de ces commémorations bénies, d’adresser mes félicitations à l’ensemble des musulmans du monde à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Plus Grandiose des Prophètes ces jours-ci, le Sceau des Prophètes, Muhammad b. Abdillah, paix et bénédictions de Dieu sur lui et sur sa famille, ainsi que la naissance bénie de son descendant l’Imam Ja’far al-Sadiq, paix sur lui. 
 
O mes frères et sœurs ! Comme cela a été dit hier dans plus d’un endroit du monde arabe et islamique, nous avons le sentiment d’être face à une nouvelle Déclaration Balfour, une seconde Promesse Balfour. Est-ce une coïncidence ou un calcul, (exactement) 100 ans après la première Déclaration Balfour, une seconde Promesse Balfour nous frappe. 
 
Je souhaite parler de trois points à ce sujet, avec (toute) la concision possible, malgré le grand nombre de points qui devraient être développés à ce sujet. Le premier point concerne la compréhension (de la nature et de l’ampleur) des dangers de cette décision américaine, et de certains des dangers qui s’y ajoutent. Le second point évoquera certaines causes et conséquences de cette décision américaine, à savoir ce qu’elle signifie, ce qu’elle démontre et ce qu’elle révèle. Le troisième point sera la prise de position qui s’impose. Et enfin une conclusion. 
 
Premièrement, en ce qui concerne la compréhension des dangers entraînés par la décision américaine. Si nous comprenons l’ampleur des dangers entraînés par cette décision, cela constituera un encouragement pour nous tous à agir et à assumer nos responsabilités, et également, par ailleurs, à ne pas écouter les voix qui vont s’élever dans les prochains jours, lorsque chacun fera part de sa position, je m’attends à ce que nous entendions des voix dans le monde arabe et islamique qui affirmeront que ce qui s’est passé n’a pas d’importance ou de valeur, qu’il ne s’est rien passé (qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter), et par conséquent, (nous entendrons malheureusement) des démentis quant à l’importance et aux dangers de cette décision. 
 
En considérant les dangers (impliqués par cette décision), une brève introduction : nous savons tous que l’ennemi israélien, cette entité et ses dirigeants, par principe, ne respectent pas les résolutions internationales – c’est quelque chose de prouvé et d’établi, il suffit de considérer l’ensemble des résolutions internationales (s’appliquant à Israël) –, ils ne respectent pas les conventions internationales, ils ne respectent pas les accords internationaux, et ils ne respectent même pas les accords qu’ils ont eux-mêmes (élaborés et) signés. Leurs intérêts priment sur tout et ont toujours le dernier mot. Et ils ne respectent même pas ce qu’on appelle la communauté internationale ou la volonté internationale. Ils se moquent de ce que disent les pays arabes, les pays islamiques, les pays européens – oui, même les européens –, les Russes, la Chine, l’Amérique Latine, le Canada ou l’Australie. Pour cette entité, la seule chose qui importe fondamentalement, ce sont les Etats-Unis d’Amérique et la position américaine. C’est (une réalité) bien connue. 
 
Et par conséquent, durant les décennies passées, les gouvernements successifs de l’ennemi ont essayé de prendre possession d’Al-Quds, de s’en emparer, à tous les égards : humainement, au niveau des habitants, des lieux saints, à tous les niveaux. Mais les gouvernements américains successifs également, au prétexte d’être les garants de la paix, de parrainer les négociations, de veiller (impartialement) à respecter l’équilibre entre les pays de la région, entre Israël et ses alliés arabes, etc., autorisaient parfois de manière limitée, et parfois interdisaient, les mesures israéliennes (d’accaparement graduel) d’Al-Quds. Par exemple, en ce qui concerne le processus d’expulsion progressive des Palestiniens d’Al-Quds, petit à petit, parfois les Etats-Unis détournaient le regard et permettaient ces expulsions – comme on dit, ils fermaient les yeux –, et parfois ils les interdisaient et prenaient une position (contre). Tout avançait dans ce cadre (de faux-semblants). En ce qui concerne la construction de colonies, même chose, elle se faisait petit à petit : parfois ils s’y opposaient, parfois ils la facilitaient, parfois ils détournaient le regard. En ce qui concerne l’appropriation de maisons et de biens des Palestiniens, même chose. En ce qui concerne l’avancée progressive vers la mosquée Al-Aqsa, même chose. Ainsi, la position américaine constituait une protection ou un encouragement, d’une manière ou d’une autre, faisant en sorte qu’Israël ne s’empare pas (ouvertement et) d’un seul coup de toute la ville, et que le projet sioniste à Al-Quds ne s’accomplisse pas complètement (d’un seul coup mais graduellement). 
 
Si nous sommes attentifs (aux données de) cette introduction, nous comprendrons le danger de la nouvelle décision américaine. Car que leur a dit Trump ? Il leur a dit : « Cette (ville) d’Al-Quds, toute entière, Ouest et Est, est à vous, c’est votre terre, c’est votre capitale. Elle est soumise à votre souveraineté. » Par conséquent, c’est fini, l’encouragement tactique américain, qui s’expliquait par la diplomatie, la politique des (pseudo-)négociations, de la mesure et de l’équilibre des positions entre l’entité sioniste et les pays arabes et islamiques, tout cela s’est écroulé hier, abattu par un coup fatal. Maintenant, le gouvernement ennemi, Netanyahu et son parti, n’ont plus d’obstacles face à eux, après cette position américaine. Et cela nous amène à entrer dans quelques détails au sujet des dangers. Je vais les énumérer de manière progressive, jusqu’au plus grand danger. 
 
Premièrement, les habitants palestiniens d’Al-Quds Est : quel sera leur sort après cette décision américaine ? Est-ce que la nationalité israélienne leur sera imposée ? Comme pour les Palestiniens de 1948 ? Ou est-ce qu’ils seront expulsés ? Etc., etc., etc. Qu’est-ce qui les attend ? Si par le passé il y a avait des limites au sujet de l’expulsion des Palestiniens d’Al-Quds, après cette décision, les portes sont ouvertes (à tout). 
 
Deuxièmement, quel est l’avenir des biens des Palestiniens à Al-Quds ? Par le passé, on a vu dans les médias de (tragi-)comédies israéliennes : ils s’emparaient d’une maison ici, de deux maisons là, ils construisaient une maison ici ou là, tantôt au prétexte de violations de la loi, d’absence de permis de construire, etc., etc. Mais maintenant, quel sera le sort de ces biens ? L’accaparement (par Israël) ? La destruction ? Car maintenant, en ce qui concerne la souveraineté, c’est terminé, il n’y a plus aucune interdiction américaine, et les Israéliens se comporteront avec une souveraineté totale. Donc les biens des Palestiniens, leurs maisons, leurs propriétés, leurs champs, leurs terres à Al-Quds (sont tous sous menace imminente d’accaparement ou de destruction). 
 
Troisièmement, par le passé, si une colonie était construite, cent ou deux cents maisons, et que les voix (de protestation) des Européens s’élevaient, que les Américains leur disaient « Fermezla » et « Restez tranquilles », maintenant, nous allons assister à un mouvement de colonisation massif et rapide, sans aucun obstacle et sans aucune limite à l’intérieur de l’Est d’Al-Quds et dans toute l’agglomération de la ville d’Al-Quds. 
 
Quatrièmement, Al-Quds va s’étendre davantage en direction de la Cisjordanie, sous l’intitulé du « Grand Al-Quds ». Demain, tout ce qui avoisine Al-Quds sera intégré au « Grand Al-Quds ». Et cela sera même acté dans les négociations, s’il peut encore y avoir des négociations. 
 
Et à ce niveau – en ce qui concerne les habitants, les propriétés, les maisons et les colonies, la colonisation, tout ce qu’ont fait les Israéliens durant des décennies, ils feront bien davantage en une période de temps très restreinte. Et c’est là un grand danger. 
 
Cinquièmement, et on arrive également aux plus grands dangers, le sort des lieux saints de l’Islam et du Christianisme. Auparavant, Al-Quds avait un statut spécial, reconnu par la communauté internationale, etc. Maintenant, que reste-t-il de ce statut spécial ? Rien du tout. La souveraineté sur les lieux saints musulmans et chrétiens, selon la reconnaissance américaine, appartient aux Israéliens. Et ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Et nous entendons depuis le début, et durant ces dernières années, des voix qui s’élèvent, affirmant que c’est l’occasion historique de reconstruire le Temple [juif de Salomon, ce qui implique la destruction de la mosquée Al-Aqsa], et de réaliser les projets sionistes à cet égard. Après cette déclaration, on peut en toute franchise affirmer que les lieux saints musulmans et chrétiens sont en grand danger, qu’on doit tirer la sonnette d’alarme, mais ce qui est en plus grand danger encore, c’est la mosquée Al-Aqsa elle-même. La mosquée Al-Aqsa elle-même. Que personne ne soit surpris si un jour, avec tout ce qui se passe dans le monde, on se réveille un matin et qu’on s’entende dire qu’il y avait des cavités sous la mosquée Al-Aqsa, qu’on ne sait pas ce qui s’est passé, qu’un tunnel a été creusé ou un mur détruit et que la mosquée a été (accidentellement) détruite, ne nous en voulez pas Mesdames, Messieurs. Cela peut se produire n’importe quelle nuit, à n’importe quel instant. Donc le sort même des lieux saints musulmans et chrétiens, surtout la mosquée AlAqsa, (est gravement menacé). 
 
Sixièmement, l’avenir de la cause palestinienne dans son ensemble. Car Al-Quds est le cœur même de la cause palestinienne, son socle, son Axe, son fondement. Lorsque de fait, Al-Quds est retirée de cette cause, qu’en reste-t-il ? Il n’en reste rien. Aujourd’hui, que dit Trump aux Palestiniens et au peuple palestinien, aux communautés arabe et islamique et au monde entier ? « Il n’y a plus de cause palestinienne. C’est terminé. Il y a des individus Palestiniens, certains sont présents à l’intérieur de (l’entité) ‘Israël’ d’après leurs termes, certains sont à l’extérieur, il faut trouver une solution. Voyons donc où on peut les loger, les installer, peut-être qu’on peut les emmener en Jordanie ou leur donner le Sinaï (égyptien), leur donner une sorte d’autonomie administrative. Et que faire de ceux qui sont à Gaza ? » Telle est (toute) l’étendue de la question. 
 
Mais quant à la cause palestinienne, le cœur et le fondement de la cause palestinienne qu’est AlQuds, en ce qui concerne les Etats-Unis, cette question a pris fin hier. Et cela même pour ceux qui croient en la voie des négociations (ce qui n’a jamais été le cas du Hezbollah). Et à plus forte raison pour l’avenir de l’Etat palestinien indépendant dont la capitale est la sainte Al-Quds. Que reste-t-il d’Al-Quds pour les Américains, qui puisse être négocié et obtenu (pour capitale de la Palestine) ? Indépendamment (des différences entre ceux qui) revendiquent la Palestine (toute entière) de la Mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain), qui acceptent les frontières de 1967 de manière permanente ou qui acceptent les frontières de 1967 de manière provisoire, les Palestiniens sont unanimes sur le fait que la capitale de l’Etat palestinien, quelle que soit son étendue, doit être Al-Quds Est. Aujourd’hui, les Américains ont rayé cela de manière définitive. 
 
Les Américains, les (prétendus) parrains des négociations et garants des accords – lorsqu’ils aboutissaient –, déclarent à nous tous et aux Palestiniens qu’Al-Quds ne fait pas partie des négociations, que c’est terminé, que ce n’est pas un sujet de débat, de négociation ou même de discussion. Si les négociations se poursuivent, il faudra parler d’autres choses, mais (en aucun cas) d’Al-Quds. Qu’est-ce que cela signifie ? Pour ceux qui sont intéressés par les négociations et par ce qu’on appelle « le processus de paix », en toute clarté et en toute franchise, certains l’ont déclaré, hier, Trump a tiré la balle ultime (et fatale) sur ce processus. Et certains ont même déclaré que c’était un processus mort-né dès le départ, mais que Trump a eu le courage d’annoncer son décès. Mais il y a peut-être encore, dans le monde arabe, des gens qui insistent pour affirmer qu’il est encore en vie. 
 
Un autre danger – et je conclurai (le premier point) là-dessus – également en ce qui concerne ce qui se trouve en dehors d’Al-Quds, lorsque les Etats-Unis ont l’audace de s’en prendre à ce qui est le plus cher aux Palestiniens, aux Arabes, aux musulmans, aux chrétiens, aux mondes arabe et islamique, et de s’en emparer ainsi – je parle d’Al-Quds –, demain, que sera donc le sort de la Cisjordanie ? Que sera le sort du Golan (territoire syrien occupé) ? Des fermes de Cheb’a et des collines de Kafar Chouba (territoires libanais occupés) ? Et de toute autre chose ? Lorsqu’ils ont l’audace de s’en prendre à ce qui t’est le plus cher, le plus saint, sans rien craindre, sans prendre le moindre élément en considération, comment se comporteront-ils donc avec ce qui lui est incomparable en sainteté, en importance, et (pèse infiniment moins) sur les aspects de la civilisation, des sentiments (nationaux), de la religion ? Et c’est pourquoi toutes les autres causes qui sont l’objet d’une lutte avec l’ennemi israélien seront menacées, surtout si on se tait face à cette dangereuse décision. Ce ne sont que quelques-uns des dangers, énoncés de manière rapide.
 
Maintenant, si on s’arrête et qu’on y réfléchit posément, qu’on y consacre un peu de temps, 24 heures, deux ou trois jours, que les gens s’assoient et y réfléchissent (ensemble), on découvrira beaucoup (d’autres) dangers contenus dans cette décision, surtout si elle ne rencontre que le silence, car au-delà de ce qui touche au conflit israélo-arabe, l’un des plus grands dangers est que les Américains n’aient plus aucune retenue ou limite (pour) tout ce qui se trouve dans le monde arabe et musulman. Car la communauté qui se tait face au viol d’Al-Quds, arrachée de force à son histoire, à sa civilisation, à son cœur, à sa raison, à son âme et à ses sentiments (les plus profonds) est une communauté qui peut abandonner n’importe quelle autre chose, qu’elle ait un lien avec le conflit israélo-arabe ou avec toute chose qui susciterait les ambitions ou la convoitise de l’administration américaine. 

Tags : Israël Palestine Donald Trump




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4 réactions à cet article    


  • vote
    ali9 16 décembre 2017 18:58

    magnifique !

    il ne reste que des serpillères en guise d’états musulmans


    • 2 votes
      Qiroreur Qiroreur 17 décembre 2017 12:25

      " le sort des lieux saints de l’Islam et du Christianisme"

      Les lieux saints du christianisme ne risquent strictement rien avec les Israéliens. On ne peut pas en dire autant avec d’autres tant l’on sait exactement ce qu’il en advient ; il suffit de voir comment les populations chrétiennes et autres minorités ont fondu comme neige au soleil partout où l’islam est majoritaire ou est religion d’Etat. Il suffit simplement, de manière pragmatique considérer les persécutions subies à divers degrés par ces populations dans les 57 pays de la fielleuse OCI.

      "qui croient en la voie des négociations (ce qui n’a jamais été le cas du Hezbollah)"
      Remercions ce barbu d’admettre la vérité : les extrémistes du Hezbollah n’ont jamais voulu négocier. Pour eux la "Palestine" et Jérusalem appartiennent aux musulmans et à eux seuls. Ils y adjoignent les "égarés" (comme ils le disent avec un mépris surréaliste...) par cosmétique eschatologique (un vil et énième détournement des Ecritures) qui ne trompe personne quant à leur sinistre projet. Voilà qui éclaire sur les possibilités de coexistence pacifique pour quiconque en douterait encore.

      "l’un des plus grands dangers est que les Américains n’aient plus aucune retenue ou limite (pour) tout ce qui se trouve dans le monde arabe et musulman."
      Il n’y a que cela en réalité dans les craintes de cet extrémiste. La cause palestinienne il s’en contre-fout. Ce pseudo-combat et ses pitoyables justifications taquiesques sont affublables d’un nom bien français, lui : la tartufferie.


      Passons sur ce disque rayé qu’est ce terroriste patenté. Une fois n’est pas coutume, c’est à l’auteur, que je remercie malgré tout (ce qui va suivre) pour sa traduction, qu’il convient de s’intéresser. Sans doute pourrait-on - simple suggestion - lui conseiller d’écouter le Cheikh dont il est question ci-après qui lui-même lui conseille de partir en terre islamique et, ajouterais-je, combattre avec ses frères de religion plutôt que d’être payé par l’éducation nationale française (si tel est toujours le cas), non ? A ce propos, lisons donc cet auteur. Voilà qui sera plus instructif (car après tout l’autre barbu est à des milliers de kilomètres de chez nous... contrairement au premier) :

      "Certes, nous sommes méprisés, avilis, piétinés, etc., c’est la vérité, mais tout cela se produit surtout dans les médias, dans l’arène politique, etc.,". 
      C’est ce que vous écrivez, non ? Alors pourquoi ne pas écouter Imran Hussein ? J’ai lu votre réponse et en connait donc la teneur (vous ne l’êtes pas dans la vie courante) mais dans votre propre réponse l’on saisit parfaitement cotre pensée : outre le confort matériel auquel vous faites si souvent référence (ah oui, dans une société non islamique c’est autre chose, n’est-ce pas ?) vous préférez vous réjouir en vous frottant la barbe de la vigueur islamique sur notre terre : "On peut voir des filles voilées jusque dans les plus grandes écoles parisiennes, de Henri IV à l’Ecole Normale Supérieure.", "de nouvelles mosquées florissant aux quatre coins de la France, dans les endroits les plus reculés." vous félicitez-vous sans vergogne.

      Ce passage où vous vous parlez à vous-même est assez intéressant : « Cesse de fuir tes responsabilités, ta place est en France, ton devoir est en France.  ». Plus loin vous parlez de "l’existence et la lutte". Je présume que vous ne répondrez pas à cette question faussement candide, mais de quel "devoir" et de quelle "lutte" parlez-vous au juste ? J’ose simplement espérer que vous ne bourrez pas le crane de vos élèves avec celle-ci, les éloignant un peu plus de l’assimilation au reste de la population de notre pays et que vous faites votre métier au lieu de leur inculquer cette "lutte"...

      Dans votre réponse au Chèque-en-bois (vous en contestez l’autorité, pas moi... le jour où vous serez d’accord entre vous on en reparlera, mais la duperie est qu’en réalité vous l’êtes, tawhid oblige) qui vous incite au départ, vous semblez avoir un éclair de lucidité : "comme si accueillir comme cela des millions de personnes ayant une mentalité et des mœurs très différentes pouvait se faire comme cela, sans heurts". Exact ! Vous comprenez bien que rien n’est simple quand il s’agit d’accueillir des millions de gens d’une autre culture... "on assimile des individus pas des peuples entiers". 

      (c’est pas fini smiley )

      • vote
        Qiroreur Qiroreur 17 décembre 2017 12:27
        Laissez-moi commenter votre réponse quand vous affirmez doctement - comme toujours - que "je vous [au cheikh] réponds que toute la Terre est à Allah, et qu’Il l’a promise tout entière en héritage aux justes et aux pieux d’entre Ses serviteurs avant la Fin des Temps

        Voilà qui est clair et éclaire nos concitoyens quant au funeste projet qui est le vôtre à leur égard, je parle des "égarés", "ceux qui [auraient] encourus [la] colère" de votre divinité ou de son bédouin illettré de prétendu rassoul, ceux qui sont croyants en autre chose, polythéistes, "associateurs" comme vous les nommez, apostats, agnostiques, athées, ceux qui en ont juste rien à foutre de vos superstitions, et enfin ceux que vous désigniez vous-même comme vos "ennemis" dans cette fameuse infâme lettre ouverte que vous publiâtes en 2015 et à laquelle je fais présentement référence. Voilà bien votre champ lexical, paranoïaque - à évoquer sans cesse un "danger confus" alors qu’à l’évidence c’est votre esprit qui l’est - belliqueux et séditieux : "champ de bataille", "adversité", "ennemis", "lutter", "combattre".

        La seule chose qui est louable dans votre lettre est la franchise : Vous évoquez sans détour l’idée de "remporter la victoire" tout en reprochant à Imran Hussein de vous inciter à l’exil et à une vision militaire dont vous défendez (fort mal). Quelle pantalonnade... Inutile de vous y inciter, vous l’exprimez sans détour pour qui sait lire. Il convient d’informer nos concitoyens de ce que signifie cet échange épistolaire profondément paranoïaque marqué par la sempiternelle inversion accusatoire de circonstance : soumettre tous les non-musulmans, de gré ou de force. 

        Laissez-moi vous dire sans détour que vous êtes infiniment pire que les sionistes que vous dénoncez Monsieur, oui, car ces derniers revendiquent un bout de terre pour les mêmes raisons que vous, tandis que vous, vous revendiquez la Terre entière. Dieu leur aurait promis cette terre, ce que vous contestez et libre à vous et à quiconque d’autre de le faire... mais souffrez qu’il en soit de même vous concernant. En l’occurrence mon pays n’est pas islamique et cette terre ne le sera jamais. Votre vulgate épouvantablement amorale tout comme la loi stupide qui en découle n’aura jamais d’application ici. Vous prétendez être "oppressé", mais en réalité c’est votre affirmation qui est une déclaration de guerre ouverte à la liberté de conscience qui a court dans mon pays et dans tous ceux épargnés par votre sanglante doctrine qui n’a du reste jamais pu s’imposer autrement que par le sabre. 
        L’Education Nationale que je ne tiens pas en très haute estime a sans doute fait preuve, une fois n’est pas coutume, d’une inattendue clairvoyance à votre endroit eu égard à la lecture attentive que je me suis infligé en cette matinée.

        Laissez-moi aussi vous dire que tous ce que vous aimez en France, liberté de conscience en tête, est le fruit du christianisme, de la laïcité que des individus hypocrites (un coup ça parle de tolérance, un autre de conquête...) tels que vous se félicitent à demi-mots d’encourager à bafouer et dont ils se targuent de "combattre". Dans nombre de pays vous seriez arrêté (vous le dites vous-mêmes), emprisonné, expulsé voire tué. Mais en France nous respectons les cultes des autres à condition qu’ils restent discrets, qu’ils ne soient pas des déclarations de guerre aux autres ce qu’est indéniablement votre lettre à l’instar de votre culte. Votre S2-V256, celui dont vous usez sans grande originalité ici, ce fameux "nul contrainte en religion" est abrogé cher Monsieur, à moins que vous soyez un mutazilite ou encore un suiveur d’un de ses théologiens-bricoleurs du genre d’Ibn Ashour. Cet adage creux que les musulmans mettent sempiternellement en avant et si peu en pratique est en réalité peu conforme aux conceptions apologétiques elles-mêmes. Sans doute parvenez-vous à enfumer votre auditoire mais nous sommes un certain nombre à s’intéresser à la "science" (je manque de rire à chaque fois, désolé) islamique. Pour les plus grands experts de votre religion, ce verset fut abrogé, a minima limité dans son application, et en pratique (car au fond, vos digressions anti-scientifiques qui n’amènent aucun savoir, aucune sagesse ni aucun bienfait à l’humanité, bien au contraire, sont sans intérêt) est faux comme l’attestent 1400 ans d’histoire. Ne comptez pas sur nous pour rentrer dans votre jeu, celui qui consisterait à abroger l’abrogation elle-même, ce jeu rhétorique pervers auquel se livrent les prétendus libéraux de votre doctrine guerrière. Un arbre se juge à ses fruits, les vôtres sont à l’évidence pourris avant même de toucher le sol. Vous n’êtes pas "gens de la révélation", juste des mortels suffisants usant d’exégétiques procédés pour éclairer un texte parfaitement humain dépourvu précisément de science comme de sagesse. Ce bricolage tardif fait d’usurpations grossières, d’appropriations qui le sont tout autant,de manichéisme sot et qui vous sert de croyance n’est rien d’autre qu’une piètre justification à des velléités hégémoniques bien terrestres, comme du temps des califats et autres empires ottomans. Son application ne serait pas pour nous un retour au Moyen-Âge comme le dit si souvent à tort mais à la préhistoire. 

        Au plaisir de vous lire (ce dont je doute néanmoins)


      • vote
        zak5 19 décembre 2017 08:12

        tant que vos porte-paroles sont des religieux fondamentalistes, vous n’irez pas bien loin. Le monde musulman son malheur, c’est qu’il n’a aucun intellectuel qui peut profondément et solidement sensibiliser l’opinion international et parler de l’universalisme du genre humain. Tout est religieux dans le monde musulman et donc sectaire. Une religion en plus qui a la réputation ancrée dans les consciences d’avoir un mal fou a supporter les autres croyances et philosophies, parce que la liberté de conscience, qui est une liberté élémentaire qui conditionne toutes les autres, est étrangère a la culture musulmane ; on ne tolère pas, on ne fait que supporter mais toujours sous condition et dans l’optique de dominer. Vous pouvez trouver momentanément des soutiens, et vous aurez l’impression que ça pourrai marcher, mais ils ne seront que circonstanciels, jamais sincères et solides, parce que tout simplement les musulmans ne sont jamais sincères avec les non musulmans, d’ailleurs ils ne le sont même pas avec eux-même. La sincérité est une éducation de longue haleine et l’on obtient cette éducation surtout en la pratiquant avec les autres. Même chose que la haine, on s’en débarrasse quand elle n ’est pas systématiquement utilisée contre les autres, sinon la haine s’impose, elle devient aveuglante est finit par devenir le pain quotidien (voir dans quel état est le monde musulman)



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