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Raphaël Doan (l’assimilation) est l’invité de Franck Abed

Raphaël Doan est l'auteur du Rêve de l'assimilation. De la Grèce antique à nos jours (éd. Passés Composés, 2021).

Au-delà des polémiques, que sait-on de l’assimilation et de son histoire  ? La pratique qui consiste à exiger de l’étranger qu’il devienne un semblable remonte à l’Antiquité, et n’est le privilège ni d’un pays, ni d’une époque. Aucun ouvrage n’en avait jusqu’ici proposé une histoire totale. L’ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d’assimilation à travers l’histoire, de l’Antiquité à nos jours, de l’Europe à l’Amérique, du Japon à l’Arabie, des empires aux pays d’immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l’assimilation est toujours associée à l’universalisme, tandis que son refus a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Pour Raphaël Doan, loin d’être synonyme de repli sur soi, l’assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. 

En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les tensions migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer. Faut-il rendre nos sociétés diverses plus homogènes  ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous  ?

#Assimilation #Rome #Athènes #France #Culture
 

Tags : Histoire Immigration




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1 réactions à cet article    


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    Conférençovore Conférençovore 31 mai 15:30

    Existe-t-il un seul exemple de réussite (c’est-à-dire pacifiquement, sans heurts, sans affrontements) d’assimilation de peuples entiers à un peuple autochtone au cours de l’histoire ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit en Europe (tout particulièrement) : non pas l’assimilation d’individus (qui est possible, bien entendu, même si elle ne va pas de soi) mais bien de peuples entiers.

    A titre personnel, je ne crois pas que "rendre nos sociétés diverses plus homogènes" soit possible. C’est même un non-sens intégral. La diversité est antinomique à l’homogénéité. Par quel miracle ces deux notions opposées pourraient-elles se combiner harmonieusement ? Dans le discours républicain, c’est précisément grâce aux fumeuses "valeurs de la République" que ce grand écart serait possible. Le pb ? Comme le démontre Guilluy, il y a séparation.

    Le seul moyen (et c’est ce qui est en train de se passer dans les grands centres urbains en Fr, mais plus seulement...) pour que cela "fonctionne" (avec d’énormes guillemets) est que la culture en principe dominante (car historique et donc légitime puisque autochtone, enracinée, etc) soit progressivement soit relativisée soit carrément effacée afin de laisser la place à une constellation d’autres mises toutes sur un même niveau. C’est exactement ce qui se produit chez nous où, de manière localisée, le remplacement de population donne lieu à un logique remplacement de culture, ce que plus personne ne peut nier me semble-t-il : il suffit de comparer la Seine St Denis (c’est l’exemple type mais il est loin d’être isolé) des année 1940 avec celle des années 80 puis des années 2020 : les commerces, les langues parlées, la musique, la religion... tout, absolument tout a changé tout simplement parce que c’est la démographie qui fait l’histoire et que, invariablement, la quantité devient qualité comme le disait Sauvy. Nous assistons même à des phénomènes d’assimilation à l’envers avec des jeunes autochtones devenus minoritaires et acculturés s’expriment désormais comme les nouveaux venus afin de s’intégrer à cette contre-société.



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