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Le scénario grec semble se répéter inlassablement au fil des mois. Encore une grève générale de 48h00, encore de violents affrontements dans les rues d’Athènes, encore un plan d’austérité à faire ratifier par les députés... En juin dernier la configuration était exactement la même. L’article daté du 29 juin 2011, Grèce : des émeutes, un appel à encercler le Parlement et un plan d’austérité adopté, décrivait une Grèce écrasée par les mêmes problèmes qu’aujourd’hui. Petit retour en arrière de 4 mois : En pleine grève générale de 48h00, Athènes est toujours secouée par de violentes émeutes. Des affrontements avec la police ont eu lieu hier après-midi et plus tard dans la nuit. Aujourd’hui le parlement grec est scruté de très près par les manifestants et notamment les indignés qui appellent à encercler le bâtiment...
Les vidéos et les articles traitant de la situation grecque en juin dernier pourraient être réutilisés tel quel en ce mois d’octobre, en changeant simplement les dates.
Un changement est à noter peut-être. L’AFP n’hésite plus à écrire que le parlement grec vote des lois préparées par les créanciers de la Grèce. Nous le savions déjà, mais c’est bien de l’écrire noir sur blanc : « Outre cette mesure qui risque d’entraîner une baisse des salaires dans le secteur privé, le projet de loi prévoit une réduction du nombre de salariés de la fonction publique et de leur traitement et des hausses d’impôt.
Le sort du peuple grec ne dépend donc plus des hommes et femmes politiques portés au pouvoir par les urnes, il dépend entièrement du bon vouloir des créanciers. Ce lobby financier qui dicte aussi sa loi à l’Union européenne, au FMI et aux trop nombreux pays "dirigés" par des politiciens corrompus jusqu’à la moelle.
« Ici c’est la première étape. Si la Grèce tombe c’est fini pour tout le monde... »
Par AFP - Libération : « Les sympathisants du Front de travailleurs pro-communiste (Pame) ont commencé à défiler dans le centre d’Athènes vers 06H00 GMT. "N’écoutez pas la ploutocratie, tous ensemble pour gagner", scandaient les manifestants.
Par Renee Maltezou et Ingrid Melander (Reuters - Le Point) : « Malgré le vaste mouvement de contestation qu’il suscite, le texte sensé préserver Athènes de la faillite, qui répond aux exigences de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, devrait être définitivement adopté dans la soirée.
Quand un ministre "socialiste" nous explique comment la Grèce va se remettre en marche, on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer...
« Michalis Crysohoidis, l’un des hommes politiques les plus influents du Pasok, le parti socialiste au pouvoir à Athènes, est rompu à la gestion des situations exceptionnelles. Ancien ministre de l’Intérieur, il a été nommé en septembre 2010 ministre du Développement régional et de la Compétitivité (l’équivalent d’un ministère de l’Economie) :
Combien de temps il faudra pour remettre la Grèce en ordre de marche ?
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