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Accueil du site > Actualités > Politique > Entretien de Charlotte d’Ornellas avec Patrick Buisson

Entretien de Charlotte d’Ornellas avec Patrick Buisson

À l'occasion de la sortie de son livre La Cause du peuple, Patrick Buisson évoque Nicolas Sarkozy, Donald Trump, le hiatus entre les promesses de campagne et l'action politique, le combat entre "les enracinés du local" et "les agités du global", l'absence de culture de la classe politique, l'identité, l'amitié française, le lien social, les enjeux métapolitiques, la révolution conservatrice, le fait religieux, le sursaut identitaire, la possible guerre civile... mais aussi son espérance : nous sommes à la fin d'un cycle et au début d'un autre.

 

 

Tags : Politique Présidence Sarkozy Donald Trump Patrick Buisson




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82 réactions à cet article    


  • 3 votes
    micnet micnet 6 janvier 2017 19:44

    Merci pour le partage, Buisson est effectivement intéressant à écouter et, contrairement à beaucoup d’autres, mérite bien le qualificatif "d’intellectuel".


    Le problème c’est que comme ses collègues Zemmour, De Villiers ou, dans un tout autre genre, les intellectuels dissidents (Soral, Drac,...), Buisson se contente de dresser un "constat" de la situation, certes constat tout à fait juste au demeurant, mais n’apporte jamais de solutions ou, à défaut, de propositions concrètes !
    D’où la question suivante que je me pose : le rôle d’un intellectuel est-il de rester systématiquement dans le domaine metapolitique ? 

    • 1 vote
      La mouche du coche La mouche du coche 6 janvier 2017 20:51

      Bof. Je n’ai rien entendu de transcendant. il répète ce que le milieu de la réinformation dit depuis 10 ans. Mais le pire est quand il compare Sarkosy à Trump, là on atteint le sommet du ridicule. M. Trump est l’exact opposé de M. Sarkosy en tout et si M. Buisson ne l’a pas compris, c’est grave.


    • 1 vote
      Zatara Zatara 8 janvier 2017 15:07

      @yoananda
      je suis aussi de cette avis sur ce qui ne ressort pas de la souveraineté (énergétique et militaire)


    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 15:09

      @yoananda

      Là, on sera d’accord. Les Français surestiment la politique et le débat politique. Combien de fois n’entend-on pas des journalistes déclarer fièrement que la France est le pays de la politique, que les Français se passionnent pour la politique, le débat d’idées, etc... eh bien c’est une passion superficielle qui est devenue mortifère. Regardez à quoi mène une vie de bavardage politique. Les ambitieux et les habiles finissent dans un ministère avec une paie de 10000 euros, les velléitaires et les idéologues deviennent des péripatéticiens passant leur temps à haranguer le public dans des vidéos à rallonge sur internet. 

      Tout le monde cherche une explication aux choses pour gérer le sentiment d’impuissance individuelle et collective qui nous ronge, et des gens sont là, des dizaines, des centaines, des milliers, pour nous délivrer cette douce drogue apaisante du renoncement travesti en "compréhension". 

      Pourtant l’élection de Trump montre bien que l’on n’a pas besoin de ratiociner pendant 15 ans sur le "système" pour le changer. Des idées simples, claires, compréhensibles par le moindre des citoyens, un peu de provocation, beaucoup d’aplomb et des moyens financiers pour être indépendant, c’est tout ce qu’il faut. Si Trump avait demandé leur avis à des conseillers et des intellectuels français, il n’aurait même pas passé le cap des primaires et ces derniers seraient en train de méditer lourdement sur les conditions de l’échec. Voilà ce que c’est devenu, la pensée française.    

      Je suis en train de lire une histoire de l’Amérique française et je suis fasciné par le dynamisme des acteurs de la colonisation, en dépit de leur très petit nombre (par rapport aux colons Anglais) : paysans de l’ouest élaborant un ingénieux système d’irrigation et de dessalement des terrain en Acadie, vigoureux "coureurs de bois" refusant de se plier à l’administration royale et allant commercer directement avec les Indiens, prêtres jésuites entreprenant l’apprentissage et la traduction systématique de la langue des autochtones, explorateurs, marchands, etc... il y a là une vitalité extraordinaire que la Couronne Français n’a malheureusement pas assez soutenue, happée par les jeux de puissance continentaux.   

      Qu’est devenue l’audace française ? 


    • vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 8 janvier 2017 17:54

      @Joe Chip

      "Qu’est devenue l’audace française ?"


      Comment ça ? N’est-elle pas magnifiquement incarnée par notre président François Hollande, le Robert Surcouf du socialisme ? 

      Bon, désolé, je retourne le couteau dans la plaie... smiley

      La France est paralysée par le cancer de l’administration et la sclérose du mandarinat. L’éducation nationale a joué un rôle odieux dans la progression de cette maladie, par la transmission de l’esprit d’impuissance et par sa contribution au mépris du sens pratique. Pour couronner le tout, le "politiquement correct" a fini d’embaumer Marianne pour en faire la momie française actuelle. 



    • 1 vote
      Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 21:24

      @Qaspard Delanuit

      Je suis bien d’accord. Je me joins d’ailleurs à la critique. Supprimer la classe de philo serait déjà une bonne chose. Faut être sérieux, à 17 ans seuls quelques petits génies avec la tête bien remplie sont capables de philosopher sans tomber dans la grandiloquence propre à cet âge, et que la lecture prématurée de Nietzsche ne peut qu’aggraver. On la remplacerait par un semestre d’histoire des idées, où l’on apprendrait en détails les différentes caractéristiques des régimes politiques, les grandes idéologies, les religions, etc. Et un semestre de rhétorique, comme le font d’ailleurs les élèves américains, qui apprennent à s’exprimer en public, à présenter clairement une argumentation, à persuader un auditoire... 

      Et pour répondre à votre question plus bas, j’ajouterai en vrac, si j’exercais ce beau métier de dictateur :

      - rétablir des examens éliminatoires à l’entrée du collège, du lycée, de la faculté. Seuls les étudiants voués à décrocher un "vrai" diplôme devraient être admis à l’université. En France, les études ne coûtent pas cher, c’est bien, mais la contrepartie devrait être une méritocratie plus stricte. Dans les pays anglosaxons, ils sélectionnent par le fric. Les familles des étudiants doivent s’endetter donc la motivation et la pression à réussir sont beaucoup plus grandes et il n’y a pas comme ici toute une classe d’âge qui végète à faire des études supérieures plus ou moins justifiées et utiles. 

      Ca peut paraître injuste et inégalitaire, mais le système élitaire français (merci pour le mot mandarinat, c’est tout à fait ça) se maintient et se justifie à cause de la faiblesse du système universitaire en général. Elitisme et nivellement par le bas fonctionnent de pair. Un pays moderne n’a pas besoin d’une aristocratie de hauts-fonctionnaires mais du plus grand nombre de diplômés au sein d’une classe d’âge. En Allemagne, ils ne forment pas des bêtes à concours mais des ingénieurs et des techniciens de haut niveau.  

      - supprimer l’ENA ou le réformer en profondeur, en commençant par le mode de sélection : il y a déjà une littérature importante à ce sujet, donc je vous renvoie à google pour un complément d’information.

      - interdire les passerelles entre la haute fonction publique et les grandes sociétés françaises. Il est anormal qu’une tâche comme Anne Lauvergeon ait pu se retrouver à la tête d’Areva et conduite cette entreprise dans le mur sous prétexte qu’elle est bien née, qu’elle a passé un concours difficile et qu’elle est une femme.

       - mettre fin à la noblesse d’Etat, l’autre cruche à la tête de l’INA qui faisait éponger les notes de taxi du fiston par le contribuable a déjà retrouvé un grade dans le ministère de la culture, noblesse oblige. Vous comprenez, elle a passé un concours très dur, elle a fait l’ENA... Dans d’autres pays, elle aurait été révoquée irrévocablement de la fonction publique mais pas en France bien sûr où la caste veille à ses intérêts. 

      - suppression du Sénat, institution impériale obsolète, division du nombre de députés par deux ; suppression des régions administratives remplacées par les régions culturelles correspondant aux anciennes provinces naturelles et chargées de la gestion patrimoniale, de la promotion culturelle, etc. Les départements retrouveraient toutes les fonctions administratives : écoles, santé... 

      - limitation des mandats politiques à une durée totale de 20 ans. Le service de l’Etat ne doit plus être une carrière ou un sacerdoce. On n’est plus sous l’Empire ou sous la troisième république.

      - fin de l’exception culturelle (200 films produits, 3 succès internationaux, 150 bouses), révision de la notion d’auteur, réforme du CNC 

      - réforme de la formation professionnelle actuellement gérée par le grand patronat et les syndicats (par des corporations quoi).

      Et ça, ce serait pour les six premiers mois. 

        


    • 1 vote
      Squalll 8 janvier 2017 21:53

      @yoananda
      Étant professeur, je peine à voir comment je participe à enterrer la France. J’ai plutôt l’impression aujourd’hui que les professeurs sont bien les derniers à se soucier de la culture classique et de sa transmission. Le gouvernement s’en fiche complètement, regardez tous les problèmes posés par la suppression du latin avec la réforme du collège. Les parents, pour qui l’école est surtout une garderie, eux aussi s’en foutent et ne se sont pas mobilisés outre mesure contre cette réforme.

      Mais je suis sûr que vous allez pouvoir nous expliquer comment les professeurs, qui voient sans cesse leurs conditions de travail se dégrader et qui de ce fait sont de plus en plus nombreux à démissionner, sont des salauds et des gauchistes responsables de la décadence française. 


    • 2 votes
      pegase pegase 8 janvier 2017 23:17

      @Qaspard Delanuit
      Pour couronner le tout, le "politiquement correct" a fini d’embaumer Marianne pour en faire la momie française actuelle.


      Une abominable Femen soutenant les nazis en Ukraine smiley 

      On est au fond là ...


    • 1 vote
      pegase pegase 8 janvier 2017 23:25

      @Squalll


      Il y avait quand même beaucoup de profs gauchistes durant ma scolarité, toujours à taper sur le patronat en glorifiant la CGT ... Perso en tant que catho et avec des parents plutôt de droite, j’étais carrément persécuté (je peux vous le redire en gros caractère gras si vous voulez) ....

      Aujourd’hui on sait que la CIA est infiltrée dans tout les syndicats, et qu’ils se font un malin plaisir de dézinguer le peu d’entreprises qu’il nous reste (je ne parle pas des boites comme Nexter) ... Voilà la (pseudo) gauche de nos jours ..


    • vote
      Squalll 8 janvier 2017 23:40

      @yoananda
      Que le reste de la population ne se gêne surtout pas pour faire ce métier de parasite. Il y a des concours ouverts à tous ceux qui ont bac +5, on a besoin de profs de maths dans certaines académies. Le niveau sera sans doute relevé, et ce sans pleurnicherie. 


    • 2 votes
      Squalll 8 janvier 2017 23:53

      @pegase
      Dans votre message, j’ai surtout l’impression que vos souvenirs, plus ou moins lointains, d’élève brouillent votre vision actuelle du métier. La politique, on en fait forcément quand on est prof, car les programmes ne sont pas neutres de base. J’ai été élève aussi, j’ai eu le droit à des discours orientés à gauche de la part d’une minorité de professeurs. Et après ? Oui certains se servent de leur heure de cours pour faire passer des idées politiques, c’est mal. Est-ce qu’on peut faire, pour autant, remonter le déclin de la France aux professeurs ?

      De toutes manières, les problématiques liées au métier n’ont absolument plus rien à voir avec ce que vous avez pu connaître en tant qu’élève. Pour le savoir, il faut un peu de vécu, ou tout du moins se tenir informé de la situation, et pas balancer des jugements à l’emporte-pièce sur les profs gauchistes et syndicalistes affiliés à la CIA.


    • vote
      pegase pegase 8 janvier 2017 23:56

      @yoananda

      Oui, l’abstention peut être un vrai acte politique (mais je reconnais que c’est rarement le cas).


      Il n’est pas du tout question de voter pour un parti là, il est question de voter pour la sortie de l’UE, euro, Otan .. et non pour des sottises ...

      Ne pas voter pour le seul parti qui le permettra, ou même appeler à ne pas voter est tout simplement criminel en l’état de la situation dans laquelle nous nous sommes fourrés !



    • 2 votes
      Zatara Zatara 6 janvier 2017 20:56

      aaaaah Charlotte......


      • vote
        micnet micnet 6 janvier 2017 20:58

        @Zatara

        C’est sûr qu’elle est plus agréable à regarder que Buisson smiley


      • 2 votes
        Zatara Zatara 6 janvier 2017 21:14

        ...et très bonne interview. Je rejoins aussi micnet sur le cas de Buisson : il y a une véritable réflexion, et c’est suffisamment rare pour être souligné....


      • 1 vote
        Zatara Zatara 6 janvier 2017 21:19

        @micnet
        C’est sûr qu’elle est plus agréable à regarder que Buisson

        J’aime aussi son cortex smiley


      • 3 votes
        Hieronymus Hieronymus 8 janvier 2017 18:56

        @Zatara
        elle est jolie mais elle est pas très sexy, ça fait plusieurs fois que je me fais la même réflexion à son sujet en la voyant

        je pense que ça tient au milieu catho un brin (ou plus qu’un brin) coincé ds lequel elle baigne, ces gens ont toujours peur de l’audace et préfèrent rester "en deçà", jugeant vulgaire (à tort je pense) tout ce qui est de nature "à allumer" en société

        sa chevelure est hirsute et poussiéreuse, ses fringues hétéroclites, son maquillage plutot étrange, ses boucles d’oreille vieillotes - y aurait bcp de choses à changer pour en faire une gonzesse bcbg vraiment aguichante - pour ça faut sortir avec un mec qui a l’oeil sur ces choses là, aussi de la fantaisie et un brin de hardiesse, ça ne se trouve pas trop ds les milieux cathos (redite)


      • 1 vote
        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 8 janvier 2017 19:04

        @Hieronymus
        "je pense que ça tient au milieu catho un brin (ou plus qu’un brin) coincé"

         

        Les cathos coincés ? Qu’allez-vous donc inventer là, voyons !   smiley

        https://www.youtube.com/watch?v=0mj1z3fO1iI


      • 2 votes
        micnet micnet 8 janvier 2017 20:09

        @Qaspard Delanuit

        Effectivement, c’est du "high-level" cet extrait : franchement, qu’est-ce qu’on en a à branler de savoir si Jésus se masturbait ou pas smiley


      • 2 votes
        Zatara Zatara 8 janvier 2017 20:21

        @Hieronymus
        Selon Hiero, une femme est avant tout une esclave sexuelle à ficelle dans la raie...

        https://www.youtube.com/watch?v=Mzybwwf2HoQ

        sinon c’est une catho coincé.....


      • 3 votes
        Zatara Zatara 8 janvier 2017 20:26

        @Hieronymus
        ...sinon, Hiero-les-bons-potins, t’as pas un truc sur sa sexualité ?

        https://www.youtube.com/watch?v=AeT0KV0FPnY&feature=youtu.be&t=63


      • 1 vote
        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 8 janvier 2017 20:34

        @micnet
        "qu’est-ce qu’on en a à branler de savoir si Jésus se masturbait ou pas"


        Et puis comment le savoir ?   smiley


      • 3 votes
        Hieronymus Hieronymus 8 janvier 2017 21:01

        @Zatara
        vous m’avez fait peur avec votre "ficelle ds la raie" j’ai cru que vous alliez nous passer une vidéo BDSM

        sinon vous concluez trop vite en me lisant, je ne me moque nullement d’elle, au contraire je reconnaîs qu’elle est belle, simplement elle ne me semble pas autant épanouie qu’elle pourrait l’être


      • 4 votes
        Hieronymus Hieronymus 8 janvier 2017 21:10

        @Qaspard Delanuit
        vous avez le chic pour dégoter des vidéos qui sont des petits bijoux, le mec en soutane face caméra qui balance "moi je fais rien donc faut rien faire" j’avoue que c’est fort, perso j’oserais pas (d’abord passe queue C pas vrai)

        qu’on ne se méprenne pas, étant un esprit profondément torturé, je n’ai pas pour habitude de me gausser des gens coincés, aborder ces sujets est tjrs très délicat, y aurait bcp à dire et ce n’est pas vraiment l’endroit, aussi ce père n’est certainement pas la personne la mieux placée pour s’exprimer sur la sexualité

        vaut p’têt mieux en rester là et reprendre ça un autre jour smiley


      • vote
        micnet micnet 8 janvier 2017 21:13

        @Hieronymus

        "elle ne me semble pas autant épanouie qu’elle pourrait l’être"

        ---> Et bien sûr, tu serais prêt à te dévouer pour l’aider à s’épanouir en lui faisant partager ton "brin" (ou ta brindille) ! Allez petit vicelard, avoue qu’elle t’excite "un brin" la "catho coincée" smiley


      • vote
        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 8 janvier 2017 21:56

        @micnet
        Il l’a déjà avoué et sans honte.  smiley


      • 2 votes
        Hieronymus Hieronymus 8 janvier 2017 22:10

        @micnet
        pas du tout, je pense comme l’exprimait mon grand maître Zen :

        qu’il faut être "détaché" smiley


      • vote
        pegase pegase 8 janvier 2017 23:33

        Enlevez moi un doute ..

        C’est la version people "Voici agoravox" là ?  smiley 


      • 4 votes
        Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 7 janvier 2017 01:17

        Ce gars n’avait pas oublié sa gamelle le jour de la distribution de cervelle. Propos clair, élocution fluide. Mais comment a-t-il pu mettre autant de temps à se rendre compte du niveau d’un Sarkozy dont la tête fait bling-bling quand on la secoue ? 


        • 3 votes
          Zatara Zatara 7 janvier 2017 13:25

          @Qaspard Delanuit
          le charme et le mensonge, marques des plus talentueux de nos politiques, spécialité cuisine interne....


        • 1 vote
          César Castique César Castique 8 janvier 2017 11:47

          @Qaspard Delanuit

          "Mais comment a-t-il pu mettre autant de temps à se rendre compte du niveau d’un Sarkozy dont la tête fait bling-bling quand on la secoue ?"

          A considérer sa présence auprès de Sarkozy et les propos qu’il tient sur une éventuelle présidence Fillon, j’ai le sentiment que la seule vraie faiblesse de Patrick Buisson, c’est d’accorder trop facilement le bénéfice du doute aux "suspects", ce qui le conduit, dans un premier temps, à les surestimer.


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 14:15

          @guepe

          Disons, pour paraphraser Clémenceau, que la souveraineté est un sujet trop grave pour la confier aux souverainistes, surtout aux souverainistes actuels qui prônent à de rares exceptions près un retour en arrière généralisé qui est impossible (souverainiste de droite) ou qui font de la souveraineté un fétiche politique qui est censé résoudre tous les problèmes (souverainiste de gauche). 

          Dupont-Aignan, Philippot, Chevènement, Asselineau, Guaino, Lordon, Sapir... franchement il faut être optimiste pour voir un renouveau de la pensée souverainiste chez ces gens.

          Il y a effectivement un bon indice qui est révélateur de la décrépitude intellectuelle d’une famille de pensée, ce sont les guéguerres internes personnelles que l’on essaie de faire passer pour des conflits idéologiques. Les souverainistes sont comme les nationalistes autrefois, tu en mets 10 dans une pièce et tu as dix définitions différentes de la souveraineté. 

          De toute façon, la souveraineté sans la puissance ne veut rien dire, donc il faudrait en priorité poser les conditions d’une politique de puissance, tant sur le plan économique, culturel que politique.  

          En outre, vous ne pourrez pas d’un simple claquement de doigt modifier l’idéologie profonde des élites françaises qui n’est pas le souverainisme mais le clientélisme (en gros on profite de l’Etat quand ça nous arrange). 

          Je lisais encore récemment un article dans Alternatives Economiques qui montrait que les grandes sociétés françaises étaient les seules au monde à ne pas traiter prioritairement avec des sous-traitants nationaux, et c’est également valable pour le secteur public. En Allemagne, le fonctionnaire hurluberlu qui déciderait d’attribuer un grand marché public à une boîte étrangère serait aussitôt viré, ou devrait se justifier très sérieusement, chiffres du coût du travail et du secteur concerné à l’appui. En France, tu as passé un concours super dur, donc tu sais tout mieux que tout le monde, donc si tu décides de faire bosser un prestataire roumain c’est forcément une décision motivée par la "rationalité économique" comme ils disent pour requalifier leur incompétence ou leur idéologie en neutralité.

          En Allemagne, 80% de la sous-traitance est assurée par des entreprises nationales (autour de 30% en France), c’est ça la souveraineté au XXIème siècle, pas une armée miniature, des grandes envolées sur les Droits de l’Homme ou des grandes théories sur la souveraineté nationale.

          En France, même les opérateurs des grands réseaux de distribution (énergie, eau, télécom) ont recours massivement à des prestataires étrangers. Comment voulez-vous parlez sérieusement de souveraineté nationale quand vous n’êtres même plus foutus d’entretenir vous-même à tarif compétitif vos infrastructures ? 

          Désolé, mais ça commence là la souveraineté "non folklorique", pas dans les grandes analyses macro-économiques de hauts fonctionnaires déphasés (genre Asselineau et Philippot).


        • 2 votes
          Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 14:22

          Pour conclure, je dirais que tant que l’on n’aura pas corriger notre mode de formation des élites et rompu avec notre culture de l’administration, des statuts sociaux et de la hiérarchie (en Allemagne, un ouvrier qui propose une bonne idée est entendu, en France on lui fait comprendre qu’il est un ouvrier, donc pas qualifié pour donner son avis) il sera inutile de parler de souveraineté.

          Or, même Asselineau colporte cette culture paternaliste commune aux hauts fonctionnaires et aux grands patrons.


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 14:40

          Et pour le dire plus simplement, c’est le pouvoir qui est la condition d’exercice de la souveraineté, et non la souveraineté qui est la condition d’exercice du pouvoir. Le souverain est, littéralement, celui qui peut, par rapport à celui qui ne peut pas et qui n’a pas la capacité de gagner son autonomie et de la conserver.

          Or, les souverainistes nous expliquent que pour pouvoir, il faut d’abord être souverain. A mon sens, il y a là une contradiction logique. 

          Si demain la France sortait de l’UE et se retrouvait avec une monnaie dévaluée, un déficit budgétaire abyssal , une économie déconfite et une armée en lambeaux, en quoi serait-elle pour autant "souveraine" ? Buisson le dit très bien, économiquement, nous sommes liés à nos créanciers (30% des pays arabes, 30% fonds de pension américain, 30% épargne nationale) donc aux Américains et aux pays du Golfe. Un pays qui ne détient pas 50% de sa dette n’est pas un pays souverain, point barre. La monarchie française a perdu sa légitimité quand elle s’est engloutie dans la dette.


        • 2 votes
          Zatara Zatara 8 janvier 2017 14:44

          @Joe Chip

          Disons, pour paraphraser Clémenceau, que la souveraineté est un sujet trop grave pour la confier aux souverainistes

          bah voyons, c’est vrai qu’on devrait l’ENA et Science Po continuer de s’en occuper....c’est gens sont tellement intelligent, pragmatique et sans aucune idéologie mortifère pour leur propre pays....

          Dupont-Aignan, Philippot, Chevènement, Asselineau, Guaino, Lordon, Sapir... franchement il faut être optimiste pour voir un renouveau de la pensée souverainiste chez ces gens.

          aaah, tu parles donc de "progrès"..... c’est vrai que depuis un certain temps, le "progrès" est ahurissant.... pas besoin de renouveau (petite victime du marketing, va), il faut re-découvrir en quoi certaines choses font sens, en quoi certaine chose sont indépassables au stade actuel, au risque, comme on peut actuellement et depuis un certain temps, d’avoir une réaction opposé. Le souverainisme n’est absolument pas un auto centrage, une coréïsation, un enfermement culturel, elle est un instinct de survie à l’échelle d’une nation, d’un peuple qui existe de par sa propre culture et sa propre intelligence. Pourquoi tu ne parles pas aussi (avec l’exemple de l’Allemagne qui est bien une forme d’économie nationaliste, quoi qu’on en pense) du protectionnisme américain ? surtout qu’il va prendre un sacré coup de booster avec Trump....

          En outre, vous ne pourrez pas d’un simple claquement de doigt modifier l’idéologie profonde des élites françaises qui n’est pas le souverainisme mais le clientélisme (en gros on profite de l’Etat quand ça nous arrange).

          si, tu vires tous les partis-mafia, tous les sénateurs et tous les députés corrompus financièrement et idéologiquement. Comme un claquement de doigt : un jour tu as un mandat, un jour tu n’en a plus....

          En France, même les opérateurs des grands réseaux de distribution (énergie, eau, télécom) ont recours massivement à des prestataires étrangers. Comment voulez-vous parlez sérieusement de souveraineté nationale quand vous n’êtres même plus foutus d’entretenir vous-même à tarif compétitif vos infrastructures ? 

          Désolé, mais ça commence là la souveraineté "non folklorique", pas dans les grandes analyses macro-économiques de hauts fonctionnaires déphasés (genre Asselineau et Philippot).

          ce sont les deux, autant le structurel et la systémique politique, que l’économique...tout simplement parce qu’à la tête de proue, c’est indissociable.... mais pas sur qu’il en parle dans Alternatives Economiques....


        • 2 votes
          Zatara Zatara 8 janvier 2017 14:48

          @Joe Chip
          plus le temps de disséquer le reste sauf une chose :

          Si demain la France sortait de l’UE et se retrouvait avec une monnaie dévaluée, un déficit budgétaire abyssal , une économie déconfite et une armée en lambeaux, en quoi serait-elle pour autant "souveraine" ? Buisson le dit très bien, économiquement, nous sommes liés à nos créanciers (30% des pays arabes, 30% fonds de pension américain, 30% épargne nationale) donc aux Américains et aux pays du Golfe. Un pays qui ne détient pas 50% de sa dette n’est pas un pays souverain, point barre. La monarchie française a perdu sa légitimité quand elle s’est engloutie dans la dette.

          tu contrôles ta monnaie, tu contrôles ta dette.....cf USA. Du reste, rien n’interdit de faire faillite, et les exemples historiques ne manquent pas. La seul question qui vaille n’est pas celle du "pouvoir" mais du "vouloir"...


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          Zatara Zatara 8 janvier 2017 14:53

          @Joe Chip
          je finirai sur une chose : le souverainisme est avant tout énergétique d’une part, et militaire d’autre part. Le reste, centralisé par la politique, n’est qu’une question d’égo, de cul, de pognon et d’avarice.....


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          Joe Chip Joe Chip 8 janvier 2017 15:51

          @Zatara

          Normalement je ne veux plus répondre plus aux gens qui saucissonnent les posts pour déformer les propos et contourner les arguments, traduisant tout à fait autre chose que ce que l’on vient de dire.

          Je n’ai certainement pas critiqué la souveraineté en tant que telle, mais les souverainistes. Je n’ai pas défendu non plus le modèle allemand ou le protectionnisme américain, mais à un moment donné, il faut aussi se demander pourquoi nous sommes incapables de faire la même chose et essayer de répondre à cette question autrement qu’en désignant des "pourris" non-souverainistes qu’il suffirait de remplacer par des "vertueux" souverainistes. 

          si, tu vires tous les partis-mafia, tous les sénateurs et tous les députés corrompus financièrement et idéologiquement. Comme un claquement de doigt : un jour tu as un mandat, un jour tu n’en a plus....

          Ca, c’est de la pensée magique. La souveraineté, comme j’ai essayé de l’expliquer, ça commence avec le plus petit dénominateur, le désir d’indépendance du citoyen, puis l’organisation collective, les infrastructures, etc... vous devriez voyager un peu, allez en Suisse, en Allemagne, c’est juste à côté et vous verrez immédiatement le changement de mentalité. 

          ce sont les deux, autant le structurel et la systémique politique, que l’économique...tout simplement parce qu’à la tête de proue, c’est indissociable.... mais pas sur qu’il en parle dans Alternatives Economiques....

          Ah, l’argument profond ! J’ai ouvert un "journal mainstream", qui contient des dizaines de pages d’analyse actualisées avec des chiffres officiels, que je ne suis même pas obligé de croire sur pièces, oulala ! C’est tabou ! Ca y est je suis un mouton manipulé. Vous n’avez pas l’impression de réagir comme un sectaire de base, refusant toute remise en question de ses convictions et toute information extérieure à sa sphère de pensée auto-alimentée et auto-référencée ?

          tu contrôles ta monnaie, tu contrôles ta dette.....cf USADu reste, rien n’interdit de faire faillite, et les exemples historiques ne manquent pas. La seul question qui vaille n’est pas celle du "pouvoir" mais du "vouloir"... 

          Je vois, c’est super-simple en fait.Tu as une monnaie nationale, et tu peux t’endetter à l’infini. CQFD. Les USA, contrairement aux idées reçues, détiennent encore près de 70% de leur dette nationale (en cumulant le gouvernement fédéral, la réserve fédérale, les investisseurs privés, les épargnants... à comparer avec les 35% de la dette française détenue par la France, c’est pourquoi notre dette est une des plus "surveillées" par le monde financier), ils ne sont pas complètement fous au point de remettre les cordons de la bourse aux Chinois, qui détiennent environ 10% de la dette américaine. Ensuite, il est inutile de se voiler la face, au-delà des arguments monétaires, ils ont l’armée la plus puissante du monde, une dizaine de porte-avions nucléaires, soit trois fois plus que la Russie, la Chine et la France réunie. Les voilà les raisons de leur souveraineté, le dollar n’est pas une monnaie magique.

          Sinon, tu as raison, rien n’empêche de faire faillite, et rien n’empêchera nos 70% de créanciers de réclamer le remboursement. Quand bien même on ne rembourserait pas, il y aurait des conséquences désastreuses s’étalant sur des décennies, comme on l’a déjà connu d’ailleurs au moment de la révolution française.


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          Zatara Zatara 8 janvier 2017 16:02

          @Joe Chip
          peu importe le journal....plus globalement, je vois que tes réponses sont vraiment enfermé dans des hypothèses mainstream justement. Merci pour la régurgitation, mais si je veux consommer de la flip de marché financier, j’allume BFM. Et comme tu pourras le voir dans mes autres réponses, je parlais déjà justement de l’aspect militaire.....



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