Même si je n'apprendrai pas grand chose aux AgoraVoxiens avertis dans cet article, il est toujours utile de faire un zoom sur des individus ou des entités qui font la polémique dans l'actualité. Depuis quelques jours, le très actif Matthieu Pigasse, entre autres directeur général délégué de la Banque Lazard en France, fait l'objet des attaques de l'opposition pour être au coeur d'un conflit d'intérêts après avoir été choisi pour conseiller le gouvernement en vue de la création de la Banque publique d'investissement promise par François Hollande. Il semble donc avoir fallu attendre l'été 2012 pour que la question soit clairement posée sur l'espace public. Revenons tout d'abord sur l'affaire avec un reportage de France 2.
Pour la petite histoire, on peut souligner que c’est Le Nouvel Observateur qui, curieusement, a mis le doigt en premier sur ce conflit d’intérêts. Curieusement ? Pas tant que ça en fait, comme l’explique Benjamin Dormann pour Atlantico :
Dormann rappelle dans la suite de son article les accointances de Pigasse avec le PS ainsi que le (petit) monde médiatique. Ce n’est pas sans poser des questions à Noix Vomique dans cet article pour Causeur, après une réflexion sur les nombreux couples entre femmes journalistes et hommes politiques :
On comprend encore mieux le surnom de la Banque Lazard après avoir visionné l’extrait d’un excellent documentaire sur les relations franco-américaines, et qui fait le point sur l’histoire et le rôle de la Banque Lazard :
Mais tout cela n’a pas empêché Matthieu Pigasse, dans son dernier ouvrage Révolutions, de plaider pour le risque plutôt que la rente, le salaire plutôt que le dividende, le travail plutôt que l’héritage, le keynésianimse et l’inflation plutôt que l’austérité... Oui, vous avez bien lu ! La preuve en vidéo :
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