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  • 2 votes
    par BA (xxx.xxx.xxx.142) 7 février 22:31

    Mardi 7 février 2012 :

     

    Grèce : taux des obligations à 1 an : 528,384 %.

     

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

     

    Grèce : taux des obligations à 2 ans  : 185,458 %.

    Grèce : taux des obligations à 5 ans  : 52,876 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans  : 34,442 %.

     

    Grèce : report à mercredi de la réunion des dirigeants politiques.

     

    La réunion des dirigeants politiques grecs prévue ce mardi pour valider les réformes exigées par les bailleurs de fonds d’Athènes en échange d’un deuxième plan d’aide a été repoussée à mercredi, a déclaré un responsable gouvernemental grec.

     

    Un responsable de parti qui n’a pas souhaité être identifié a indiqué que ce report était lié au fait que les dirigeants des formations politiques n’avaient pas encore reçu le texte du projet d’accord sur ce plan de renflouement de 130 milliards d’euros.

     

    http://lci.tf1.fr/filnews/monde/grece-report-a-mercredi-de-la-reunion-des-dirigeants-politiques-6973296.html

  • 5 votes
    par BA (xxx.xxx.xxx.142) 29 janvier 14:15
    Samedi 28 janvier 2012 :

    Crise de la dette : Berne a envisagé le pire.

    Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann estime que la zone euro survivra à l’actuelle crise de la dette. Sinon on courrait à une « catastrophe », a déclaré samedi le ministre de l’économie au Forum économique de Davos (WEF). La Suisse a envisagé tous les scénarios.

    Le Conseil fédéral semble préparé à une désintégration de la zone euro. Le gouvernement a officiellement exigé que tous les scénarios soient envisagés, a relevé le Bernois devant quelques journalistes.

    M. Schneider-Ammann s’est entretenu lors de son séjour dans la station grisonne avec plusieurs ministres d’autres pays. L’incertitude est de mise, a-t-il observé à l’issue des échanges. Selon lui, une certaine psychologie est importante : « Nous ne devons pas parler de la situation de manière plus morose qu’elle ne l’est ».

  • 3 votes
    par BA (xxx.xxx.xxx.142) 19 janvier 18:51
    Jeudi 19 janvier 2012 :

    L’écart entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy se réduit comme peau de chagrin, selon les derniers résultats de l’enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris-Match publiés jeudi. 

    Si François Hollande reste en tête avec 27 % des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, malgré un léger recul d’un point, le président sortant et la candidate du Front national ne sont plus séparés que par deux points.

    Nicolas Sarkozy perd un point avec 23 % des intentions de vote alors que Marine Le Pen est créditée de 21 % des intentions de vote, soit un point de plus. 

    François Bayrou arrive en quatrième position avec 12 % des suffrages, soit un demi-point de moins par rapport au précédent sondage.


  • 9 votes
    par BA (xxx.xxx.xxx.142) 11 janvier 22:45
    Mon déjeuner au Fouquet’s, brasserie populaire.

    Récit d’un déjeuner ordinaire, au coût modique de 146 euros.

    Il me faut une brasserie de rechange. Je demande à un smartphone de ma connaissance de m’en trouver une : il me renvoie à un videocast conso de Christian Estrosi, qui explique sur l’antenne de RFI que le Fouquet’s a tout d’une bonne "brasserie populaire". Satisfait, je me mets en route.

    J’entre par la grande porte, au croisement entre les Champs-Elysées et l’avenue George V. Je suis surpris de tomber sur une hôtesse. Elle me parle d’une voix sucrée, comme la serveuse d’une brasserie rouennaise où j’ai eu mes habitudes, sauf qu’elle était nymphomane alors que l’hôtesse du Fouquet’s n’a pas l’air de vouloir tromper son mari.

    Elle me place. Maladroit, je fais tomber mon couteau : je ne me suis même pas penché qu’un serveur s’étale sur la moquette pour le ramasser. Il en pose un nouveau sur ma table, avec la dextérité d’un illusionniste. Au Paris-Bourse, quand je renverse un verre, la patronne me gifle. Qu’est-ce que c’est que cette brasserie ?

    Je demande au serveur si la maison vend des cigarettes. Il me tourne le dos. Je crains de l’avoir vexé. La carte a été placée devant moi par un autre prestidigitateur. "Avez-vous des potages ? ", demandé-je. J’adore les potages. "Ca humidifie la trachée", disait le cuisinier d’une brasserie strasbourgeoise qui confondait l’œsophage et la trachée artère.

    On me conseille le velouté de panais à la noisette et à l’huile de truffe et son escalope de foie gras poêlée. Je blêmis : la chose coûte 27 euros. Tétanisé, j’acquiesce, sans bien savoir si j’ai commandé ce potage pour milliardaire ou non.

    Je demande un ris de veau braisé au gratin de pâtes et un pichet de rouge. Le serveur m’observe, interdit, comme si je venais d’insulter ses ancêtres. Il n’y a pas de pichet, ici. Je plonge le nez dans la carte des vins, et m’en tire avec la demi-bouteille la moins chère, un Côte de Beaune à 30 euros.

    "Avez-vous les journaux du jour ? " Je comprends qu’ils n’ont pas la presse quand, cinq minutes plus tard, le serveur revient en sueur en brandissant un exemplaire de "Métro". Où a-t-il été le chercher ? Quel périple homérique lui ai-je imposé avec ma requête saugrenue ?

    A la table d’à côté, trois hommes discutent d’un certain "Jean". Je finis par comprendre qu’il s’agit de Jean Dujardin. Leur conversation prend un tour étrange :

    "Lady Gaga, tu crois que c’est faisable ?

    - Non, pas trop.

    - Et Francis Cabrel ?

    - Déjà plus.

    - Il nous faudrait Mika.

    - C’est vrai qu’il représente quelque chose de jeune, de solaire."

    Mon velouté de panais arrive. C’est tellement bon que je m’évanouis. Quand je reprends conscience, j’ai en face de moi un serveur qui manipule un chariot rutilant, duquel il extrait avec précaution des poulets gigantesques et juteux. Je n’ai jamais vu autant de poulets. Ils sont tellement gros qu’on a dû les nourrir avec d’autres poulets.

    Je décide d’aller aux toilettes. Les cuvettes sont trop pures pour que je m’autorise à uriner dessus. Retournant à ma table, je surprends une conversation. Un bel homme à la mâchoire carnassière confie à un autre : "C’est très dur, très très dur… Je n’ai jamais rien connu d’aussi dur." J’espère qu’il parle de la conjoncture économique, et pas du ris de veau braisé.

    Naviguant entre les tables, je remarque le nombre étonnant de couples qui s’offrent des cadeaux, qui sortent des montres et des bijoux de petits sacs en beau papier. Toutes ces belles quinquagénaires bien retravaillées me rendent d’humeur suave. Ma tête tourne. Une femme dont les seins et les lèvres sont visiblement taillés dans la même famille de polymères dit : "Je sens qu’il y a un malaise en France." J’ai envie de me jeter sur elle et de lui crier : "Oui ! Moi aussi ! Partons tous les deux ! "

    Je me rends compte que j’ai fini ma demi-bouteille de vin avec mon velouté de panais. Le ris de veau n’est pas assez fondant, le gratin de pâtes l’est trop. Un quatrième homme s’est joint à la tablée des amis de Jean Dujardin. Il raconte : "On a reconstruit un marché de Noël. C’était merveilleux : Nolwenn Leroy a chanté une chanson traditionnelle et soudain, les cloches de la cathédrale ont fait Diiiing-diiing ! Tout le monde a cru que c’était fait exprès ! Trop fort ! " Il rayonne. Il a Dieu dans son carnet d’adresse.

    Après une patisserie à 17 euros et un café à 8, je me lève pour partir, en même temps qu’un sosie de Michael Douglas. " Alain, lui crie-t-on, tu as oublié tes gants ! " Alain soupire : " Tu fais bien de me le dire, Charlène vient de me les offrir. Ils coûtent 700 euros, ils sont en cuir de je-sais-plus-quoi… Elle me tuerait. "

    Je demande l’addition : 146 euros. 

    Du coin de la bouche, pour ne pas être entendu, je murmure au serveur : "Vous acceptez les tickets restaurants ? " Il me répond que non. Tant mieux : il aurait fallu que j’en lâche dix-sept pour régler la note.


  • 2 votes
    par BA (xxx.xxx.xxx.142) 4 janvier 22:16

    Mercredi 4 janvier 2012 :

     

    2012, l’année des faillites bancaires ?

     

    La BCE a prêté 489 milliards d’euros (sur 3 ans à 1 %) à 523 banques européennes, parce que le marché interbancaire ne fonctionne plus (les banques n’ont plus confiance entre elles). Que font les banques de cet argent ? Elles le replacent à la BCE !!! 453 milliards exactement sont placés à la banque centrale, au jour le jour, à un taux inférieur à ces 1 % l’an. Les banques perdent donc de l’argent sur cette opération. C’est Ubu-banque.

     

    Que pourraient-elles faire d’autre ? Des crédits aux entreprises et aux particuliers ? Mais avec la récession, le taux d’impayés augmente, c’est trop risqué.

     

    Acheter des emprunts d’Etat qui rapportent de 3 à 7% (France, Italie, Espagne, mettons la Grèce de côté) ? Voilà une opération qui serait très rentable (emprunter à 1% et prêter à 3% ou plus), mais un pays peut faire défaut, aucun n’est à l’abri (ou il peut voir ses taux monter, ce qui diminue la valeur de ses anciens emprunts). Résultat : les banques choisissent la sécurité, quitte à perdre de l’argent.

     

    Tout cet argent ne rassure même pas les partenaires étrangers, la preuve  : la BCE a accordé aujourd’hui 31 milliards de prêts en dollars à des banques de la zone euro qui ont du mal à s’en procurer sur les marchés. Si une banque américaine ne prête pas de dollars à une banque européenne, qui possède pourtant des milliards d’euros de liquidité provenant de la BCE, cela signifie qu’elle doute de sa solvabilité, elle pense qu’elle peut faire faillite avant de rembourser ce prêt. Résultat : la BCE s’y colle (elle se procure ces dollars auprès de la Fed).

     

    Tout cela nous montre un système bancaire qui agonise lentement, qui connaît un grave problème de solvabilité, et pour lequel un déluge de liquidités (comme celui que vient de faire la BCE) ne fait que repousser les échéances.

     

    Les banques ne valent vraiment plus grand chose, la preuve : la plus grande banque italienne, Unicrédit, annonce une décote de 43 % pour son augmentation de capital (son action cote 5,705 euros à la bourse de Milan, elle émet des actions à 1,943 euros pour lever des fonds).

     

    Les actions bancaires ont déjà perdu environ 90 % de leur valeur depuis la crise de 2008, mais divisez encore leur cours par deux pour avoir une idée à peu près plus juste, et encore.

     

    Bonne année 2012 malgré tout et, ce sera le conseil pour cette nouvelle année, intégrez le risque bancaire dans vos décisions patrimoniales (c’est-à-dire ouvrez plusieurs comptes pour répartir les risques, achetez de l’or physique, privilégiez les actifs réels aux actifs papiers i.e. gérés par les banques), parce que nous risquons fort de connaître, en France et en Europe, des faillites bancaires.

     

    Philippe Herlin.

     

    http://ladettedelafrance.blogspot.com/2012/01/2012-lannee-des-faillites-bancaires.html

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