Je vais expliquer pour les lecteurs qui seraient énarques, polytechniciens, syndicalistes, haut fonctionnaires, hommes politiques, bref, tout sauf pas ménagère. (je plaisante là, ils savent ce qu’ils font, sauf que la ménagère, in fine, si elle s’est laissée aller à l’engrenage des emprunts en cascade quand arrive le moment fatidique, ce sont ses meubles à elle qui sont saisis et elle peut même aller en prison, ça s’appelle "contrainte par corps". Dans le cas des autres personnages décrits, c’est plus compliqué : l’argent de vos impôts devient celui du budget de l’état, puis le leur, mais comme il n’y en en a pas assez pour eux tous, ils empruntent en votre nom, ça rentre dans le budget, puis ça devient leur argent. Les miettes qui restent sous la table après le partage forment le RMI, invention socialiste généreuse.
Bref, j’explique : il faut emprunter chaque année toujours plus, sauf aléa, que l’année précédente. Mais ce "toujours plus" est chaque année plus important, et le montant à emprunter chaque année suit une courbe dite "exponentielle". C’est à dire, d’abord quand les dettes sont minimes, augmentation en pente douce, puis ça grimpe de plus en plus vite, au fur et à mesure que la dette augmente, j’usqu’à l’inflexion brutale, presque verticale quand la dette et ses intêrêts atteignent un seuil critique. La Grèce a déja passé ce seuil, aggravé effectivement par la dégradation par les agences de notation, qui fait que les prêteurs, pour couvrir le risque, prêtent maintenant à la Grèce à des taux très élevés. Ensuite pourraient suivre d’autres pays d’Europe comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal...la France, si rien n’est fait pour arr^ter de s’endetter et commencer à rembourser.
C’est aussi simple que celà, et les papy boomers au pouvoir, ou syndicalistes, ou dans l’opposition, ou ceux qui profitent du systeme, nous enfoncent dans la dette depuis trente ans.
Qu’il fasse semblant de croire que les agences de notation sont la fièvre, alors qu’elles sont le thermomètre, montre la duplicité du personnage (je ne peux croire en sa bêtise, le bonhomme est rusé).
Il faut bien comprendre que nous autres Pays occidentaux, sous les concurrences de la Chine, du Maghreb, des Pays de l’Est, nous nous désindustrialisons depuis trente ans.
La hausse des prix du pétrole, suite au pic de production passé, achève nos économies traditionnellement bâties sur l’expoitation de l’énergie pas chère.
Depuis trente ans, dans ce marasme en pointillés, nos états n’ont pas su baisser leur poids sur l’économie, ne se sont pas adaptés à cette nouvelle donne, et ont fait, à peu près chaque année, des déficits de budgets.
C’est à dire, par exemple, que si on regarde bien la notice explicative de notre feuille d’impôt sur le revenu, on se rend compte, que chaque année, l’état Français emprunte près du tiers de l’argent qu’il dépense, les deux tiers restants lui étant fournis par les rentrées, fiscales en grande partie. Et bien sûr ne rembourse pas, se contentant de payer les intérêts. (C’est plus complexe, l’état emprunte chaque année pour payer ce qu’il doit, plus emprunte pour boucler son budget. Un peu comme une famille qui gagnerait deux mille euros par mois et en dépenserait trois mille, le reste provenant de crédits finaref accumulés pour rembourser les crédits précédents, payer les intérêts, prendre les mille euros de plus par mois.)
Ce système impose d’emprunter toujours plus, et la dette augmente sans cesse, ainsi que le montant des intèrets à payer tous les ans. Là je n’apprends rien à la ménagère de base, qui gère son budget en bonne Mère de famille, et qui sait que l’engrenage de l’emprunt est redoutable.
Tiens, après avoir laissé passer un laps de temps raisonnable, Hervé Gaymard, tablant sur l’oubli, tente un comme back.....
Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que ce Monsieur, fraichement nommé ministre ou secrétaire d’état, avait refusé l’appartement de fonction à Bercy, pour se faire louer, à un prix gastronomique, aux frais du contribuable, un appartement prestigieux de 600 mètres carrés, rien que ça, dans un beau quartier. Avec en sus qques millions de travaux, toujours aux frais du contribuable.
Quant à citer, comme il le fait, Alain Juppé comme idéal de droite sociale, nous atteignons là le comble du grotesque : rappelons-nous encore, Alain Juppé, au sujet de steak hachés pas chers par paquets de 10 dans les hypermarchés : "nous allons lutter contre les prix abusivement bas"
Et les "revenus abusivement bas", on en parle ? Et les gens qui n’ont presque rien et qui se contentent de cette basse qualité à bas prix, si on la leur enlève ce n’est plus une ou deux fois par semaine qu’il mangeront du steack haché, c’est zéro, deja que j’en ai vu manger des croquettes pour chiens, il semblerait qu’avec cette UMP, celà doive devenir la norme d’alimentation pour ceux qui ne font pas partie de leur coterie.
Tout le monde n’est pas fils de..... pour être placé à la tête de l’EPAD, étudiant redoublant sa deuxième année de droit....
Le scandale ayant inquiété ses camarades de gouvernement, dont certains peut-être faisaient pire que lui et voulaient être dans un tranquille anonymat, le Sieur Gaymard avait été prié de retourner dans sa province d’origine.
« En tant que corps centralisé l’Egypte est déjà un cadavre, surtout
si l’on tient compte de l’affrontement de plus en plus dur entre Musulmans et Chrétiens.
Sa division en provinces géographiques distinctes doit être notre objectif politique
pour les années 1990, sur le front occidental.
Une fois l’Egypte ainsi disloquée et privée de pouvoir central, des pays comme la Lybie, le Soudan,
et d’autres plus éloignés, connaîtront la même dissolution.
La formation d’un état Copte en Haute Egypte, et celle de petites entités régionales de faible importance, est la clé d’un développement historique actuellement retardé par l’accord de paix, mais inéluctable à long terme.
En dépit des apparences, le front Ouest présente moins de problèmes que celui de l’Est.
La partition du Liban en 5 provinces....préfigure ce qui se passera dans l’ensemble du Monde Arabe.
L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israel, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces états.
Les structures ethniques de la Syrie l’exposent à un démantèlement qui pourrait aboutir à la création d’un état Chiite le long de la côte, d’un état Sunnite dans la région d’Alep, d’un autre à Damas, et d’une entité Druze qui pourrait souhaiter constituer son propre état- peut être sur notre Golan- en tous cas avec l’Houran et le nord de la Jordanie...un tel Etat serait, à long terme, une garantie de paix et sécurité pour la région. C’est un objectif qui est déjà à notre portée.
Riche en pétrole, et en proie à des luttes intestines, l’Irak est dans la ligne de mire israélienne. Sa dissolution serait, pour nous, plus importante que celle de la Syrie, car c’est lui qui représente, à court terme, la plus sérieuse menace pour Israel. »
Source : KIVOUNIM, Jérusalem, N°14, Février 1982, pages 49 à 59.
Traduit de l’Hébreu par le Professeur Roger Garaudy, exposé dans son ouvrage « Les mythes fondateurs de la politique israélienne », mars 1996, , interdit à la vente en France.