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Noam Chomsky 
 "Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout."
Rosa Luxembourg
« La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. »
 
Takayuki yamaguchi
« La voie du guerrier est celle de l’acharnement.
Ces mots tirés du « Hagakure », nous indiquent que le principe fondateur du bushido consiste à se jeter à corps perdu dans le combat, avec rage et détermination. Un homme qui aurait complètement fait sien cet aphorisme peut ainsi, même seul, en vaincre dix autres.
« Succomber à cette seule logique revient à être dépassé par le bushido. Le Samouraï valeureux ne pense pas en terme de victoire ou de défaite, il combat fanatiquement jusqu’ à la mort ».
Si l’on suit la seule logique, dans un combat ordinaire, se trouve face à un adversaire plus fort que soit signifie automatiquement la défaite. Pourtant le Hagakure nous indique ici le fait suivant : ceux qui pensent suivant cette logique passent à coté de l’essence du combat.
Si l’on cherche à peser le pour et le contre d’un combat avant même de le commencer, et que cela nous mène à y procéder sans conviction, c’est que l’on n’est pas un combattant, mais un pleutre.
Dans la pratique, les situations où l’on a affaire à des adversaires plus forts que soi, ou à des adversaires en surnombres, sont largement majoritaires. Or, c’est justement cela, être un vrai guerrier : sortir victorieux de ces combats difficiles.
« Aux raisonnables point d’exploit »
 

Ce n’est qu’en s’acharnant de façon irrationnelle que l’on peut transformer l’issu d’un combat à priori perdu d’avance. Que l’on soit un homme blessé, dans la savane, qui n’a d’autre choix que celui de faire face à une horde de lions, ou un simple homme du commun, ayant décidé d’affronter dans son domaine une personne naturellement douée, il ne fait aucun doute que ce précepte trouve son écho dans nos actions.
 

Car c’est justement cet acharnement qui constitue le dernier rempart derrière lequel la vie elle-même peut s’abriter. "
 
 



Tableau de bord

  • Premier article le 21/12/2011
  • Modérateur depuis le 24/01/2012
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    maQiavel maQiavel 21 août 16:05

    Mais je crois qu’il y’a aussi autre chose de plus profond dans le traitement médiatique de cette crise.

    Bien sur, parler de l’impérialisme américain est très mal vu par le milieu médiatique (affirmer que la Russie déstabilise un pays est bien plus facile à dire, il y’a là aussi tout un univers mental qui sous tend ce réflexe qui serait trop long à explorer ici ). Mais ça va encore plus loin. C’est que la notion de « guerre économique » est perçue dans certains milieux comme quelque chose d’inacceptable. C’est exactement ce qu’expliquent Christian Harbulot et Ali Laïdi, il existe de très fortes résistances conscientes ou inconscientes à cette notion.

    En réfléchissant bien, je pense que c’est lié à l’idéologie du marché : celle qui postule un doux commerce pacificateur et distributeur de richesses dans un système de concurrence libre et non faussé dans une finalité d’enrichissement et d’épanouissement matériel. Quand on a cette vision du monde, il est facile de percevoir que la notion de « guerre économique » est assimilée à un viol mental et ça devient un sujet de crispation consciente ou inconsciente puisque dans un univers parallèle appelé « théorie », le marché est censé se substituer aux conflits guerriers.

    Il devient donc difficile de traiter la crise vénézuélienne de la perspective de la guerre économique, c’est plus simple pour son confort mental de réduire ce dossier à un gouvernement autoritaire incompétent en matière de gestion qui affame son peuple et le réprime à coups de matraques. 



  • 1 vote
    maQiavel maQiavel 21 août 15:11

    @Mister hyde
    Un petit bug mais qui sert aussi la machine médiatique dans le sens qu’il servira de caution à l’illusion de la pluralité de l’opinion alors que le traitement médiatique de la crise vénézuélienne est complètement déséquilibré et stupide au possible. 



  • 1 vote
    maQiavel maQiavel 21 août 15:06

    Excellente intervention  de Maurice Lemoine, difficile d’expliquer une situation aussi complexe en moins de 10 minutes, surtout à des journalistes tellement lobotomisés qu’on croirait avoir affaire à des poissons rouges mais son message est passé. Ces journalistes n’ont aucune connaissance historique. On ne leur demande pas de connaitre par cœur l’histoire du Venezuela depuis l’époque de mathusalem mais de savoir un minimum de chose sur l’histoire de ce pays seulement depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez, ce n’est quand même pas trop demander à des gens dont le métier est d’informer leurs concitoyens, ils n’ont pas conscience que dire qu’il est caricatural de dénoncer l’implication américain dans ce dossier est d’une stupidité abyssale. Ou alors qu’ils lisent et écoutent simplement le département d’Etat ou la CIA mais étant donné qu’on a affaire à des poissons rouges qui tournent en rond dans un bocal par conformisme, il faut croire que c’est trop demander.

    Le Venezuela est fortement dépendant de sa rente pétrolière mais la baisse du prix du pétrole n’explique pas les pénuries des biens de premières nécessités, les pénuries ne sont pas le résultat d’un effondrement de la production nationale et/ou d’une baisse des importations consécutive à une baisse des devises étrangères accordées par l’État. Les causes réelles des pénuries recensées au Venezuela, ce sont les importations fantômes (diminution des importations malgré un octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur) et l’accaparement sélectif des biens de premières nécessité (accumulation massif de marchandise d’une même espèce afin de provoquer leur raréfaction artificielle). Et ce ne sont pas des phénomènes structurels que l’on pourrait considérer comme spontané, ce sont des manouvres tactiques dans le but d’atteindre un objectif politique : comme par hasard les pics de pénuries coïncident avec des rendez électoraux ou les référendums constitutionnel. Ces pénuries très ciblées sur les biens de premières nécessités sont l’instrument et le résultat d’opérations savamment orchestrées de déstabilisation économique dans le but de provoquer des troubles sociaux menant aux conditions optimales pour un « regime change ». Rien de nouveau sous le soleil, le contexte géopolitique était différent mais c’est exactement le même modus operandi qu’au Chili au début des années 70 qui préparait le terrain au coup d’Etat de Pinochet, les médias faisaient leur gros titre « le socialisme c’est la pénurie » alors que Nixon donnait l’ordre à la CIA « Make the economy scream ! » 

    Bref, si les baisses des prix du pétrole ont évidemment joué un rôle dans la dégradation de la situation au Venezuela (étant donné la dépendance de ce pays pour sa rente pétrolière, il faudrait être de mauvaise foi pour le nier) , elles n’expliquent pas les pénuries et les troubles sociaux qui s’en suivent. 



  • vote
    maQiavel maQiavel 18 août 21:39

    Passionnant, merci du partage.

    Ce qui me pose problème avec l’hypothèse de l’altruisme dans cette expérience, c’est que tous les rats ont la capacité de plonger et donc de se nourrir de façon autonome. Par conséquent, on peut difficilement parler d’altruisme tel que le décrit Didier Desor (mettre en péril son potentiel reproducteur en favorisant celui de son congénère). Si certains rats n’avaient pas la capacité de plonger, l’hypothèse serait pertinente mais pas dans ce cas d’espèce. Ainsi, dans la différentiation des rôles, je perçois surtout un mécanisme d’exploitation. 



  • vote
    maQiavel maQiavel 18 août 06:44

    @guepe

    Concernant l’article que je t’ai donné sur les pénuries au Venezuela, ce n’est pas Berruyer qui l’a écrit, il n’a fait que diffuser l’article d’une chercheuse. D’autres que lui l’ont diffusé.

    Pour ce qui est de la fameuse malédiction des ressources naturelles, c’est bien d’avoir des modèles théoriques, mais ce qui me pose problème, c’est lorsqu’on part de ces modèles théoriques pour les inférer à des cas particulier  (parfois sans même chercher à connaitre ces cas particulier ) parce que finalement on essaie coute que coute de faire correspondre ces cas particulier à ces modèles théoriques, c’est une grosse source de biais méthodologiques. Ce qu’il faut étudier ici, ce sont les spécificités économiques et historiques du Venezuela, après on peut conclure qu’il correspond à ce modèle théorique. En ce qui me concerne, je me concentre d’abord sur les spécificités du contexte vénézuélien, pas sur les modèles théoriques sinon on passe à coté de beaucoup de choses.

    Tu dis qu’il aurait du rester sur son projet et je te réponds qu’il se serait fait renverser pour les raisons que j’ai expliqué plus haut. A un moment donné il faut hiérarchiser ses priorités et choisir la moins mauvaise solution, c’est ça la réalpolitik. Le parallèle avec le shogunat n’est pas pertinent puisqu’il s’agissait d’une dictature donc à moins de considérer que Chavez aurait du mettre en place une dictature militaire, ce n’est pas vraiment défendable. La réalité c’est qu’au regard des rapports de force interne et externe au Venezuela, il n’avait pas le choix, il fallait d’abord s’occuper des classes populaires.

    Je caricature peut être un peu les soi disant libéraux qui critiquent Chavez mais je te dis ce que je constate : lorsque le Venezuela était gouverné par des néolibéraux et que la rente pétrolière était répartie au sein de l’oligarchie locale, on ne les entendait pas dire que ce modèle n’était pas tenable sur le long terme. Il aura suffit que Chavez redistribue cette rente vers les classes populaires qui vivaient dans la misère pour que tout d’un coup le Venezuela les obsède et qu’ils se mettent à pousser des cris d’orfraie. Comment expliquer ça ? C’est que ces gens qui se prétendent libéraux ( et qui se détournent des fondamentaux du libéralisme classique en observant bien ) sont en réalité des optimates dans le sens romain du terme , c’est-à-dire des gens dont les actions et l’idéologie consiste à assurer les intérêts des classes sociales supérieures. Ce n’est pas grave, on a le droit de considérer que les classes supérieures sont en quelque sorte des élus dont les privilèges doivent être préservés, c’est une conception du monde tout à fait défendable. Ce que je ne supporte pas par contre, c’est la tactique qui consiste à dissimuler cette idéologie derrière une prétendue scientificité censé servir l’intérêt général. Parce qu’avant Chavez, je ne les entendais pas parler d’intérêt général quand les classes populaires pataugeaient dans la misère et que les classes supérieures se gavaient. C’est de l’hypocrisie, moi je préfère les gens qui assument leur substrat idéologie et paradigmatique. Les optimates romains, eux, avaient le mérite d’être sincère.

    Chez ces gens là , la violence Etatique n’est mal vue que lorqu’elle défavorise les classes supérieures. Dans le cas contraire, elle est soit niée, soit applaudie, il faut se rappeler de ce qui se disait de Pinochet et ses « courageuses » réformes à l’époque. Je ne dis pas que tous les libéraux sont comme ça, il existe encore de vrais libéraux qui ne sont pas du tout sur cette ligne mais ce sont des marginaux. 

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