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Noam Chomsky 
 "Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout."
Rosa Luxembourg
« La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. »
 
Takayuki yamaguchi
« La voie du guerrier est celle de l’acharnement.
Ces mots tirés du « Hagakure », nous indiquent que le principe fondateur du bushido consiste à se jeter à corps perdu dans le combat, avec rage et détermination. Un homme qui aurait complètement fait sien cet aphorisme peut ainsi, même seul, en vaincre dix autres.
« Succomber à cette seule logique revient à être dépassé par le bushido. Le Samouraï valeureux ne pense pas en terme de victoire ou de défaite, il combat fanatiquement jusqu’ à la mort ».
Si l’on suit la seule logique, dans un combat ordinaire, se trouve face à un adversaire plus fort que soit signifie automatiquement la défaite. Pourtant le Hagakure nous indique ici le fait suivant : ceux qui pensent suivant cette logique passent à coté de l’essence du combat.
Si l’on cherche à peser le pour et le contre d’un combat avant même de le commencer, et que cela nous mène à y procéder sans conviction, c’est que l’on n’est pas un combattant, mais un pleutre.
Dans la pratique, les situations où l’on a affaire à des adversaires plus forts que soi, ou à des adversaires en surnombres, sont largement majoritaires. Or, c’est justement cela, être un vrai guerrier : sortir victorieux de ces combats difficiles.
« Aux raisonnables point d’exploit »
 

Ce n’est qu’en s’acharnant de façon irrationnelle que l’on peut transformer l’issu d’un combat à priori perdu d’avance. Que l’on soit un homme blessé, dans la savane, qui n’a d’autre choix que celui de faire face à une horde de lions, ou un simple homme du commun, ayant décidé d’affronter dans son domaine une personne naturellement douée, il ne fait aucun doute que ce précepte trouve son écho dans nos actions.
 

Car c’est justement cet acharnement qui constitue le dernier rempart derrière lequel la vie elle-même peut s’abriter. "
 
 



Tableau de bord

  • Premier article le 21/12/2011
  • Modérateur depuis le 24/01/2012
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Derniers commentaires


  • vote
    maQiavel (---.---.---.55) 20 février 19:43
    maQiavel

    Salut Gueguen , je suis d accord avec le fait que l’esprit supplante la matière …simplement, les choses ne sont pas ainsi en politique. On peut le déplorer mais c’est ainsi.

     

    Soljenitsyne aurait remporté la bataille de l’histoire face à Staline ? De quelle histoire parle –t- on ? De l’histoire politique ou de l‘histoire des idées ? Pour ce qui est de l’histoire des idées , il n’ y a pas de bataille entre les deux , Staline n’ avait pas la prétention d’être un philosophe , il est hors catégorie ( comme pourraient l’ être Napoléon , Ivan le terrible , Tamerlan ou Jules César ).

    Par contre, pour ce qui est de l’histoire politique, pour reprendre une célèbre boutade de Staline : Soljenitsyne combien de division ? J’essaie de dire que la bataille de l’histoire politique s’analyse à l’aune de la puissance et là, Soljenitsyne ne fait pas le poids , car elle concerne non l’ etre mais l’ avoir.

     

    Est-ce que la pertinence du propos de l’ homme fait de son action une victoire politique ? La réponse est non , la justesse a en vérité peu d’ importance dans la politique , qui est le domaine de la dissimulation et du mensonge , la paraître y a plus d’ importance que l’ etre. 

     

    Vous aimez gifler notre époque , je ne la défendrai pas , cependant , il n’ y a rien de nouveau sous le soleil : la vie politique dans la Grèce antique n’ est pas fondamentalement différente de celle que nous connaissons ( il suffit de lire Thucydide pour s’ en convaincre).

     

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    maQiavel (---.---.---.55) 20 février 07:30
    maQiavel

    On va me dire qu’il est possible de faire la politique différemment de la façon dont je la décrits, cela est vrai mais ceux qui essaient d’avoir un comportement basé sur une morale chrétienne en politique sont condamné à être inefficace et à se la faire mettre bien profond.

    Un chrétien authentique ne peut pas être un homme d’Etat digne de ce nom, son éthique chrétienne ne lui permettront jamais de faire ce que la politique exige de lui (de mentir, de se dissimuler, de comploter, de tuer etc.).

     

    On ne peut choisir deux maitres , soit on choisit la Puissance dans le sens machiavélien du terme , soit l’ éthique chrétienne basé sur l’ amour , le partage , le sacrifice pour autrui , c’ est l’ un ou l’ autre , ce sont deux voies contradictoires.

     

    Concernant l’ancien testament, je prends de plus en plus de distance. Non pas que je le rejette en bloc, mais je rejette certaines choses qu’aujourd’hui je considère comme démonique.

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    maQiavel (---.---.---.55) 20 février 02:55
    maQiavel

    2. On me dit que ma vision de la politique est binaire.

     

    Je le conteste car cette description n’est pas seulement celle de la domination qui soumet la volonté de certains hommes (les gentilles victimes) à celle d’autres hommes (les méchants bourreaux), elle est l’histoire de leur commune soumission à un ordre des choses qui les contraint. La dynamique collective fait le reste.

     

    L’appétit de domination ne peut s’assouvir qu’en obtenant le consentement de ceux que l’on veut dominer, c’ est le principe de la servitude volontaire. Le politique le plus adroit ne parviendrait pas à assujettir des hommes qui ne voudraient qu’être libre, mais la domination s’étend sans peine parmi les âmes ambitieuses et lâches.

    Le Maître quant à lui, porte le poids de tous ceux qui obéissent et ce poids facilement l’écrase. Il devient l’esclave de sa propre domination, le possédant est aussi le possédé. Il ne saurait exercer un pouvoir sans se faire des créatures auxquelles il est forcé de céder quelques parties, dont il devient dépendant et qui le forcent à accroitre indéfiniment la taille des miettes qui tombent de sa table. Il n’est que le pantin du plus haut étage de la structure de domination. Il se crée donc des créatures capables de menacer sa position, ce qui l’inquiète à un tel point qu’il tremble en permanence et vit dans la hantise de perdre sa place.

     

    On se retrouve ainsi avec d’un coté des Maitres sans noblesse qui tremblent de devenir des valets et des valets sans fierté qui guettent le moment de se faire maitre.

     

    Quelles sont les qualités politiques ? J’ en citerai quelques unes comme la ruse , la tromperie , la fraude , d’ ou la nécessité de masquer les desseins dont la découverte pourrait affaiblir , la politique n’ étant qu’ un jeu d’ apparences , de feintes et de simulations , n’ est vrai que ce qui est bon pour la puissance. Le jeu politique est donc semblable à un théâtre de personnages masqués qu’on peut, s’ils ne s’y prennent pas comme il faut, découvrir. Dans ce théâtre, l’art de la politique consiste à mettre et arracher des masques selon les deux interprétations classiques du machiavélisme. 

     

    Le pouvoir politique peut il être spirituel ? Comprenez bien que de la façon dont je décris la politique, c’est incompatible avec la spiritualité chrétienne tel que je la perçois et je dirai même incompatible avec toute spiritualité puisqu’ elle exacerbation de l’égo par la volonté de puissance et de domination et donc source de séparativité entre l’homme et le divin.

     

    J’irai même jusqu’ à dire qu’ elle est fondamentalement satanique par la conflicutalité structurelle dont elle participe.

     

    Mais la folie tyrannique s’emmitoufle de paroles de vertu servant à la justification de systèmes sociaux despotiques, insensés et inhumains. Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. En somme , un pouvoir légitime est celui qui a appris à s’appuyer sur le consentement, et à réduire en proportion l’emploi de la contrainte.

     Ainsi au cours des âges ont émergés les religions et prédicateurs de la servitude : « tout pouvoir est un dérivé de celui de Dieu sur ses créatures, nous disent-ils, analogue à celui d’un Père sur ses enfants et confirme dans l’ordre des rapports humains par l’exemple, ce pouvoir paternel par nature inégalitaire. La souffrance que vous endurez en ce bas monde au service de vos maîtres sera récompensé dans l’au-delà ». L’invention théocratique a servi de fortune à tous les clergés et des valeurs prétendument transcendantes servent et cautionnent un état de société inique. Imposture cléricale faisant du Divin l’Autre dominateur du monde.

     

    Viennent ensuite les philosophes de la résignation : « les Hommes sont destinés à l’obéissance, certains hommes seraient esclave en raison d’une imperfection de nature et la domination est justifiée si elle est le fait d’hommes supérieurs approchant plus que d’autre de l’excellence de la nature humaine. L’individu doit accepter l’autorité sans ressentiment et vénérer ses supérieurs ». Le dogme de la soumission, de la résignation, de la renonciation de soi a ainsi été prêché aux populations. « Nature » est le nom dont on baptise ce à quoi on suppose une légitimité, une nécessité (comme à tout hasard faire perdurer un système de domination), ce qui dispense d’en établir les fondements véritables.

     

    Mensonge. Dès que la domination descendue de ses antiques et charlatanesques hauteur est restituée à ce qu’elle est, c.à.d. un vulgaire rapport de force, la fiction disparaît.

     

    Spiritualité et politique ? Il n’existe pas selon moi de pire charlatanerie .La politique n’existe  que pour gérer l’avoir alors que la spiritualité concerne l’être. 

  • vote
    maQiavel (---.---.---.55) 20 février 02:54
    maQiavel

    Je vais tenter de répondre en bloc.

     

    Je décrirai la politique , non telle qu’ elle devrait l’ être mais telle qu’ elle est et ensuite je m’ étonnerai que vous affirmiez qu’ elle puisse être spirituelle , à moins que nous ayons une conception très différente de ce qu’ est ce haut niveau de conscience , celui de l’ esprit.

     

    Qu’est ce que la politique ? Je l’ai suffisamment décrite plus haut, mais je vais remettre une couche : la politique nait de la volonté de Puissance. La Puissance doit nécessairement s’exercer au profit de ceux qui l’ont au préjudice de ceux qui ne l’ont pas, il n’est pas possible de la mettre en mouvement sans nuire d’une part et favoriser de l’autre. La puissance porte en elle un principe de mort dont l’issue ne peut être inéluctablement que son anéantissement et sa destruction. 

     

    L’ambition dévorante, l’ardeur d’élever sa Puissance moins par véritable besoin que pour se mettre au dessus des autres inspirent aux hommes un penchant à se nuire mutuellement.

    Concurrence, rivalité, intérêts divergents et rapports de force : voilà la politique telle qu’elle existe.

    Ceux qui ont le plus de talent dans ce jeu sont appelés par le monde « grands hommes », ce sont ceux qui sont capables de faire venir les tierce personne pour les faire entrer dans la réalisation de leurs propres désirs, ceux qui sont le mieux capable d’actionner le levier du rapport d’enrôlement.

    L’homme se coupe de l’Être de l’homme et on retrouve là la théorie fondamentale de l’anarchisme qui veut que la richesse et le pouvoir nous coupe des Autres et de nous-mêmes.

     

    « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche ( et à un puissant , je rajoute )d’entrer dans le royaume de Dieu ».

     

    Les deux objections :

     

    1. On me dit que c’est la recherche de la puissance pour soi-même qui est condamnée. Pas le pouvoir en tant que tel qui, s’il est mis au service de l’intérêt général, est bénéfique.

     

    Je répond que si la puissance est mise au service d’une nation toute entière sans exclure un seul individu en son sein (l’existence d’une pareille chose est très contestable mais supposons que ce soit possible) , nécessairement , elle sera mise en mouvement au détriment des autres nations , sa raison d’ être ne sera rien d’ autre que l’égoïsme national.

     

    Ce qui détermine la vie d’un Etat, c’est la logique qui le pousse à s’imposer aux autres Etats, par la diplomatie (qui n’est qu’une forme de guerre indirecte) ou par la guerre (directe).

     

    Il existe en effet une disposition mutuelle, constante et manifeste de détruire l’Etat ennemi ou de l’affaiblir ou moins par tous les moyens qu’on peut. C’est l’état de guerre consubstantiel à l’égoïsme national.

    C’est la paix qui représente dans ce monde l’interruption fragile de la guerre et un état de belligérance permanent noue structurellement les rapports entre Etats car ce qui les mène, ce sont les forces qui les poussent nécessairement à la domination.

    L’égoïsme national et la volonté de puissance nationale n’ est qu’ une variante de recherche de puissance pour soi même.

  • 8 votes
    maQiavel (---.---.---.55) 19 février 20:38
    maQiavel

    Une info dont on parle peu mais qui constitue un développement majeur de la géopolitique mondiale : l’inde a également rejoint l’Organisation de Coopération de Shanghaï.

     

    http://justice.skynetblogs.be/archive/2014/08/12/anti-mondialisme-l-inde-rejoint-l-organisation-de-cooperation-de-shanghai.html

     

    C’est une quenelle stratosphérique pour la classe dirigeante américaine qui courtisait l’inde dans sa stratégie de containement de la Chine (qui est devenue depuis peu la première puissance économique mondiale ).

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