Cela semble une bonne idée, au départ, le mouvement anonymous (s’inspire, je pense, du film "V pour Vendetta"). Le problème, c’est que n’importe qui peut passer des messages en se faisant passer pour un ... anonymous ! C’est d’ailleurs le principe.
Donc d’ici que l’oligarchie nous envoie des tas de messages sur internets en se faisant passer pour les 99%, il n’y a qu’un pas. Il y a toujours des raisons d’être mécontents et il y a toujours, dès le départ, des gens qui sont payés à maintenir l’ordre coûte que coûte. Si on est abreuvé tous les jours de dizaines de vidéos montées où l’on voit que ça pète partout, alors, quand on est mécontent... on ne fait plus rien : "c’est déjà en cours". Et au final, rien ne se passe. Bien joué, non !
Une seule action, changeons la constitution. Quand le peuple aura le pouvoir, et bien il n’y aura plus qu’à voter pour mettre en place les idées qu’il aura. Pas besoin d’un Messie.
Mais combien de personnes sont capables de rester intègres quand les riches leur proposent des millions pour travailler contre l’intérêt général ?
Personne, ou pas assez en tous cas, pour que les constitutions de tous les pays puissent s’apparenter à une vague démocratie. Intéressons-nous à la cause des cause : créons une nouvelle constitution qui ne puisse pas être au service des riches. C’est possible mais il ne faut pas laisser ce travail d’écriture à ceux-là même qui sont déjà corrompus.
Car l’endettement est le mode de financement le plus lâche qui soit. En effet grâce à lui pas besoin de lever des impôts !
Ah bon ? Dans l’immédiat, oui, bien sûr, mais sur le long terme, l’endettement est la plus mauvaise gestion qui soit et génère plus d’impôts que tout le reste.
Non, dans l’ensemble, les dettes ne sont pas à rembourser par le peuple, car le peuple n’en profite jamais. Des budgets déficitaires sont volontairement votés depuis 1973 (loi Rotschild-Pompidou = haute trahison du peuple) afin que les plus riches puissent gagner de l’argent à travers l’impôt (obligations d’état) : si pas de déficit, pas d’émission d’obligations.
Bref, ce qui manque, c’est l’emprisonnement systématique de tous les chefs d’état qui ont fait augmenté la dette française lors de leur mandat (cad tous). De plus, quand on sait que tous les mensonges sont permis lors des campagnes (pour se faire élire) sans aucun jugement en cas de non-respect (interdiction consitutionnelle des mandats impératifs), je ne vois pas comment on peut accuser le peuple d’être responsable alors qu’il n’a strictement aucun pouvoir (vote réellement sans aucun intérêt, à moins d’aimer se faire prendre pour un con).
Dénoncer les ploutocrates, c’est toujours sympathique mais savoir quel système permettrait d’empêcher à tout jamais leur apparition dans le futur, c’est beaucoup plus difficile.
Sur ce sujet sérieux et difficile, on trouve très peu de monde : ceux qui s’emploient à trouver une constitution qui soit réellement démocratique, comme par exemple, Etienne Chouard.
Car espérer que le changement viendra par une révolution, même non violente, est très naïf. En Tunisie, par exemple, ceux qui étaient chargés de rédiger une nouvelle constitution ont pris le pouvoir, tout simplement. Et de toutes façons, s’ils rédigeaient une constitution, ils la feraient très mal pour en profiter : la règle numéro 1, c’est que ceux qui rédigent une constitution soient inelligibles (ça n’a pas été le cas chez nous non plus). Bref, il faut éviter que des filous rédigent des textes qui permettent une concentration du pouvoir dans leurs mains.
La première chose est donc de s’entendre sur une constitution infaillible.
Ce qui me fait dire que ces déficits n’étaient probablement pas si mal vus... voire même voulus, mais c’est un autre débat.
Non, je crois que c’est le débat de fond. A partir du moment où l’état se rend esclave de la finance par la loi de 1973, le but des déficits est que ceux qui ont programmé son esclavage s’enrichissent sur son dos. Voter des budgets déficitaires permet l’émission d’obligations d’état d’autant plus nombreuses. Et ceux qui possèdent ces OAT en majorité finissent par créer une machine d’enrichississement incroyable. Leur bilan impôt est positif (ils gagnent plus grâce aux intérêts qu’ils n’en payent par ailleurs), et surtout, la faillite de l’état sur long terme leur permet d’envisager de racheter progressivement tous ses actifs et de privatiser tous ses services publics d’une façon "légale", si la loi de 1973 et l’article 123 peuvent être considérés comme légaux (les lois ne devraient pas être faites pour privilégier l’oligarchie au détriment du peuple dans des soit-disant démocratie).
Bref, plus ça va, plus nous payons des impôts (intérêts plus forts) et, aussi curieux que cela puisse paraître, plus la qualité des services publics laissent à désirer (baisse des budgets). A terme, l’état ne sera vu que comme une machine à pomper du fric, sans bénéfice aucun, d’où l’incroyable acceptation du peuple à le supprimer. Vive le Moyen-Age, fini l’éducation ou la santé chez les pauvres. Nous revoilà au temps des castes ou de la féodalité.