"les oligarques de l’URSS n’étaient pas riches". Bah voyons...
Tu les collectionne ?
Ceux dont il faut se débarrasser, ce sont ceux qui en petit nombre contrôlent la société, en cela les oligarques soviétiques ne sont pas moins nuisibles que ceux du capitalisme, en effet, mais dire qu’ils n’étaient pas riche, c’est rigolo : l’URSS avait ses rentiers, ne t’inquiète pas va, les dignitaires du parti vivaient plus que confortablement.
Ceci étant dit, tu affirmes que le problème n’est pas l’oligarchie capitaliste mais mondialiste. Le problème, c’est qu’aujourd’hui et au niveau mondial l’oligarchie est... capitaliste.
Il ne faut pas se tromper de combat certes, mais il ne faut pas faire abstraction de l’époque et de la civilisation qui fait notre contexte, à savoir la période capitaliste, qui comme toutes les périodes a un début, et une fin, tout comme le communisme primitif, l’empire Romain, le féodalisme... Les paysans des Jacqueries se révoltaient contre l’ordre féodal, pas contre l’empire Romain, et Spartacus se révoltait contre Rome, pas contre le communisme primitif, ni contre le capitalisme anglosaxon...
C’est marrant ça quand même, cet amour féroce du capitalisme, au point de ne pas voir l’énorme évidence devant tes yeux, que la domination du monde se fait aujourd’hui par le capitalisme, comme elle se faisait en U.R.S.S. par une oligarchie étatique usant de la terreur physique (assassinat, goulag, contrôle poussé...).
Mais c’est vrai que c’est plus pratique de dire qu’en fait le seul véritable ennemi c’est les traités Européens et que quand on reviendra dans nos frontières nationales et qu’on aura retrouvé toute notre "souveraineté" on pourra laisser les capitalistes locaux nous fracasser (puisque le problème n’est pas le capitalisme, cet idéal indépassable qu’il ne faut surtout pas critiquer sous peine d’être un leurre pour empêcher les pauvres gens de se révolter).
Et Jules Ferry était immonde il est vrai, de même que tous les Grecques anciens y compris leurs philosophes et mathématiciens, et démocrates, puisqu’ils étaient pédophiles, esclavagistes, racistes, sexistes, machistes.
Comme il est bon de savoir analyser les choses relativement à leur contexte et dans toute leur complexité, sans simplifier de façon malhonnête : je t’envie.
As-tu lu Frantz Fanon par exemple, les damnés de la terre ? Lui aussi, en tant que Marxiste, devait certainement être un leurre et un imposteur, mais peut-être t’apprendrait-il a penser avec un peu plus de subtilité la réalité de fait colonial, et les véritables enjeux de la libération nationale ainsi que de l’unité africaine.
Mettre comme tu le fais sur un même plan la gauche, la droite, l’extrême gauche et l’extrême droite est minable et grotesque, fondé sur rien d’autre que des généralités, des approximations et des simplifications.
La gauche véritable est ton véritable ennemi, ou plutôt, les idées véritablement de gauche, car elles ébranlent radicalement ton véritable enjeux : la sauvegarde du capitalisme et de l’ordre établi. C’est pourtant simple, le marxisme, c’est affirmer que le capitalisme a un début et une fin, et que c’est le capitalisme lui-même qui, malgré sa capacité d’adaptation aux changements, court à sa propre perte, par un mécanisme autodestructeur. L’impérialisme capitaliste, qui n’est que l’expression supérieure du capitalisme, en tant qu’il correspond à la tendance intrinsèquement expansionniste du capitalisme, arrive à un moment à un mur qui s’appelle la finitude du globe terrestre, et alors, ne pouvant plus alimenter son désir fondamental d’expansion, il meurt.
C’est pas compliqué, mais comme tu défends le capitalisme, tu ne peux pas l’admettre, alors tu t’inventes des schémas qui ne veulent rien dire, où tu confond tout et n’importe quoi, la gauche la droite, l’extrême droite, l’extrême gauche...
Il n’y a pas à confondre ces tendance aussi stupidement. En revanche, et là ta critique serait constructive, il est clair que :
- la corruption mine les syndicats
- le militantisme de gauche a, par son appareillage, fini par se scléroser, et ainsi à handicaper gravement le déploiement de la pensée de gauche (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a rien d’intéressant à gauche, ou que la pensée de gauche ne vaut pas mieux que celle de droite).
- il subsiste encore, mais cela commence déjà à changer, une tendance historique à gauche et surtout à la gauche radicale, une tendance à scinder la société de façon à opposer les classes inférieures aux classes supérieures. Or il y a un véritable potentiel d’adhésion très large au sein de la population, même aisée, aux idées radicalement de gauche. Bien entendu, moins pour ce qui concerne les professions parasitaires et dont les intérêts sont radicalement opposés aux idées de gauche véritables, c’est à dire anti-mercantilistes : les commerciaux typiquement. Cette prise de conscience que la société est telle que les classes populaire prolétarisées sont aujourd’hui plus proches des classes bourgeoises que des classes oligarchiques, et que les enjeux de l’écologie rapprochent et donnent un sens plus large aux idées de gauche et en particulier anticapitalistes, cette prise de conscience émerge.