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Campagne présidentielle nulle – la faute des candidats ou des médias ?

Campagne présidentielle nulle : la faute des candidats ou des médias ?

 

 

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Tags : Politique Information et Médias Médias Présidentielle 2017



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61 réactions à cet article


  • 5 votes
    fred fred 22 avril 16:42

    La faute aux Français, qui acceptent la médiocrité en politique !


    • 6 votes
      La mouche du coche La mouche du coche 22 avril 17:54

      M. Asselineau est le seul à avoir encore une fois parfaitement expliqué ce qui se passe réellement : La campagne présidentielle est nulle parce qu’il est prévu dans l’agenda de l’Empire Européen de faire disparaitre l’échelon national pour ne plus laisser que l’échelon régional (qui est plus facile à manipuler). C’est pour cela que les journalistes jettent en pature les salaires et les coucheries des politiques nationaux : ils veulent les discréditer pour que l’on ne regrette pas leur disparition. 


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 23 avril 14:01

      @fred

      Pas qu’en politique. 


    • 5 votes
      psychorigide Psychorigide 22 avril 16:59

      Nous nous engageons,demain soir, à 20h00, à ne pas vous persécuter, comme vous nous avez persécuté pendant des décennies !
      Ceci est la démonstration que contrairement à vous, nous, nous avons une âme !
      .

      ........................................................  smiley


      • 3 votes
        maQiavel maQiavel 22 avril 17:14

        Sur l’interdiction de la diffusion des sondages, il y’a évidemment une levée de bouclier et un bel échange à la 21 ème minute.

        Sinon, y’a quelque chose que je n’avais pas capté jusque là, grâce à cette émission et à ses dernières déclarations, c’est beaucoup plus clair : Christophe Barbier est un master troll. smiley

        Et pourtant quand on observe attentivement c’est évident, avec son écharpe rouge, son air de dandy, sa grandiloquence.

        Ses provocations, c’est un festival :

        -« On a parlé des sujets de fonds » pour enchaîner « pourquoi faudrait il qu’on parla de fond dans ce genre d’émission ? Pour connaitre les programmes il suffit d’aller sur internet, le format audiovisuel rapide ne permet pas d’aborder des sujets de fond, même pendant les débats. Ça ne peut pas se transformer en séminaire sur chaque thématiques ». A la 23 ème minute sa défense du « consumérisme des programmes » est juste superbe.

        - « Le système c’est ce qui fait tenir ce pays depuis 50 ans quand même, ce sont des gens qui font, à travers un certain élitisme, bouger l’économie et le pouvoir ».

        -« Moi je suis pour le vote obligatoire, je voudrais que ceux qui ne votent pas à une échéance soit privé des trois scrutins suivant ».

         - Dans un autre contexte, il a dit : « L’éditorialiste est comme un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever. Le journaliste, en effet, se contente de fixer les sujets qui comptent. Les lecteurs en ont marre ? Peu importe. On en parle, car pour nous, c’est important »smiley

        Et je ne vais revenir que sur une seule de ses anciennes déclarations sur le contrôle d’internet : « Internet est un champ d’impunité parce que cela explose dans tous les sens. Mais ça se régule aussi Internet... Entre nous, les Chinois, ils y arrivent bien ! »

        Barbier est un troll tellement élaboré qu’il est difficile à repérer. Maintenant que j’ai compris sa nature de troll, je prends ses déclarations au second degré (un peu comme Henry de Lesquen mais dans un autre genre) et du coup il ne m’irrite plus, il m’est même devenu sympathique, il me fait même bien marrer. smiley

        Par contre Hervé Gattegno , je ne l’ai pas encore cerné. Est-ce qu’il est sérieux quand il dit « Les médias s’expriment librement dans ce pays, si l’ensemble des médias est plus favorable à MLP qu’à JLM, c’est à MLP que ça pose question, pas aux journalistes » ?

        Cette émission est révélatrice de ce qu’il est convenu d’appeler « l’éditocratie » , j’ai même l’impression que Natacha Polony les a réunit là exprès pour que les spectateur se fassent par eux mêmes une idée précise de la structure idéologique de cette caste. 


        • 3 votes
          L'Equatorien L’Equatorien 22 avril 20:13

          @maQiavel
          Je m’y connais en trolls, trolling etc... Barbier n’en est pas un, il pense ce qu’il dit et dit ce qu’il pense il est premier degré, un troll a un minimum de talent, Barbier s’est essayé sans succès à la comédie, c’est une crevure qui roule pour sa pomme et son milieu de caste élitiste, un master bobo, son écharpe rouge ridicule, lui pense que c’est le sommet de l’élégance, c’est un type dont les goûts sont à chier et il est le seul à ne pas le savoir, tellement narcissique qui croit que tout ce qu’il fait c’est comme chier des diamants, Barbier est typique de son époque, médiocre assumé et fier de l’être, sauf qu’il ne se voit pas médiocre mais génie.

          ^^

          Barbier, Moix, Apathie, Barthès, les noms sont innombrables, luttent dans un milieu où il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, car c’est un métier de branleur mais très convoité, pour un Hanouna qui perce il y en a 600 qui échouent derrière et je suis modeste dans mes estimations.


        • 3 votes
          L'Equatorien L’Equatorien 22 avril 20:15

          Je ne sais plus qui c’est qui avait dit ça : ce qui est triste avec BHL c’est qu’il pense réellement ce qu’il dit... Voilà, toute ces clique de merde parisiano-centrée est du même acabit, tous des courtisans du temps de Louis XVI à Versailles, magnifiquement décrits dans Ridicule de Patrice Lecomte.


        • 1 vote
          Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 23 avril 11:51

          @maQiavel
          "Cette émission est révélatrice de ce qu’il est convenu d’appeler « l’éditocratie » , j’ai même l’impression que Natacha Polony les a réunit là exprès pour que les spectateur se fassent par eux mêmes une idée précise de la structure idéologique de cette caste." 

          En effet. J’ai un peu la même impression ici, même si c’est plus dialectique (ils ont des contradicteurs). 

          https://www.youtube.com/watch?v=BmhBTvvyI38


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 23 avril 14:07

          @maQiavel

          J’aime bien Barbier, c’est un personnage qui n’est pas de son temps, un libéral au sens que pouvait avoir ce mot en 1830, c’est à dire politiquement légitimiste et en faveur de la bourgeoisie, avec une défiance instinctive envers le peuple et le suffrage universel. 


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 23 avril 14:11

          Pour bien comprendre mes propos, quand il défend le "vote obligatoire" il faut bien entendu y voir une allusion au suffrage censitaire, c’est à dire à une conception fonctionnelle du vote (le vote n’est plus un droit à exercer mais une fonction à accomplir).


        • vote
          Joe Chip Joe Chip 23 avril 14:18

          Autrement dit, rendre le vote obligatoire pour tous est la première étape avant la suppression du suffrage universel, puisque tout le monde n’aura pas la capacité matérielle ou intellectuelle d’exprimer son vote. Inéluctablement on sera amené à rétablir le suffrage censitaire pour délivrer de l’obligation du vote les catégories de citoyens qui seront jugées inaptes ou qui ne souhaiteront pas voter (il y en a). 


        • 1 vote
          Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 22 avril 17:26

          Ils courent derrière la réalité mais ils ne la rattrapent pas. 


          • 3 votes
            maQiavel maQiavel 22 avril 17:55

            Concernant la question posée sur la responsabilité des candidats et des médias sur la qualité de la campagne, j’ai une réponse très tranchée : c’est la faute des médias !

            Certains des éditorialistes sur le plateau essaient de rejeter la faute sur Fillon ou Macron , je ne suis pas un fan des deux personnages mais c’est un mauvais procès qu’ils leur font. Ce n’est pas de la faute de Fillon si les médias se sont attardés sur les histoires de costumes ou sur son épouse. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas traiter de ces questions, mais il y’a des façons intelligentes de le faire , en faisant par exemple des analyses sur l’évolution des mœurs des politiciens et la façon de les cadrer.

            Ce n’est pas non plus de la faute de Macron s’il dit tout et son contraire , il ne fait que prospérer sur le système médiatique qui s’attarde presqu’exclusivement sur les postures et non sur le fond des programmes. On ne peut pas lui en vouloir de chercher à gagner. 

            C’est le journalisme politique qui donne une visibilité aux candidats et ce sont les journalistes politiques qui offrent un cadrage discriminant, une interprétation et une orientation de l’attention publics sur des objets préférentiels. Mais qu’est devenu ce journalisme politique ? Comme je l’exprimais dans un autre commentaire, le journalisme politique est aujourd’hui devenu une synthèse entre le journalisme sportif et le journalisme de télé réalité.

             

            C’est-à-dire qu’il se limite dans cette campagne généralement ( à part de rares exceptions près ) à aborder l’élection présidentielle sous le prisme d’une compétition sportive ou de télé réalité dans laquelle seul importe les stratégies de communication des concurrents. Il s’agit donc presqu’ exclusivement pour les journalistes de jauger les tactiques individuelles ou collectives, de relever les joutes verbales et les répliques cinglantes ( cfr clash téléréalité) , de confisquer le temps d’antenne pour faire valoir que telle communication est à leur gout meilleure que telle autre , de créer la polémique sur des saillies impromptues (Vel d’hiv ) , de commenter les tweets ,les captures d’écrans , les courts extraits vidéos , d’évaluer la stature des candidats selon leur physique et leur tenue , d’administrer des étiquettes et surtout d’évoquer les turpitudes et les misères d’un candidat ( Fillon ) , les affaires qui gangrènent , les mésaventures rhétoriques ( Macron et la Guyane ) , les divisions , les alliances , en résumé tout les ingrédients d’un feuilleton avec ses héros , ses traîtres , ses rebondissement , ses intrigues ( secret story).

             

            Ensuite bien sur, il y’a l’obsession  d’ausculter les entrailles de l’opinion publique ( sondomanie ) pour classer les candidats suivants différentes méthodes d’élaboration de pronostics ( journalisme de diagnostic politique qui disparaît au profit du journalisme de pronostic qui se rapproche du pari sportif ) , des chroniques sont massivement mobilisées pour commenter , spéculer et anticiper jours après jours , heures après heures voir minutes après minutes ( sondages qui tombent du ciel quelques minutes après les débats entre candidats ). Il y ‘a quelques choses qui fait penser à ces salles de marchés ou l’on rachète et revend à la milliseconde. La couverture médiatique de cette campagne s’apparente à celle d’un spectacle animé selon des logiques concurrentielles et mercantiles. 

            Je ne dis pas que l’analyse de la communication est mauvaise en soi, il m’arrive de le faire moi aussi. Mais là, on en est au point ou il n’y a quasiment plus que ça. Passe à la trappe l’information sur les programmes et l’enquête sur la fiabilité de leur réalisation, l’examen comparatif et approfondi des prises de positions, l’étude des arguments et des trouvailles, l’analyse de la cohérence idéologique, tout cela est enseveli par du journalisme de commentaire des postures communicationnelles. Et le comble, c’est que c’est cette éditocratie sondomaniaque couine sur la médiocrité du débat public alors que sa qualité pour une large part dépend d’elle.    smiley


            • vote
              maQiavel maQiavel 22 avril 17:58

              Qu’on ne me dise pas que les candidats n’ont pas de propositions intéressantes, même Macron en a de sérieuses. C’est simplement qu’elles ne sont pas traitées. 

               L’abaissement de la campagne est lié au naufrage du journalisme politique. Plusieurs facteurs entrent en compte dans cette dégénérescence, certains sont très profonds et relèvent de la métapolitique, d’autres sont plus superficiels. Ceci étant , ce n’est pas un hasard si nous en sommes là alors que les souverainetés populaires et nationale se sont évaporées ( c’est comme si dans l’inconscient collectif , on a pris acte du fait que les élus n’ont plus le pouvoir , qu’ils doivent se cantonner au rôle de guérisseur hypermédiatisé et impuissant auquel on demande compétence pour le moindre aspect de la vie quotidienne, qui s’efforce de multiplier les effets déclaratifs et dont l’obsession de la communication n’est que le reflet du vide du pouvoir au sommet de l’État).

              Ce phénomène de dépolitisation du journalisme politique découle aussi de la conviction que les Français sont trop cons pour s’intéresser au fond des choses, que si la campagne n’est pas animée comme un spectacle, ils s’en détourneront et que les chiffres d’audimat vont drastiquement baisser. C’est là pour moi la grande interrogation : ont-ils raison ? Les résultats de demain permettront d’avoir un début de réponse.

              Quoi qu’il en soit, même si les causes sont très profondes et que quelques mesures ne permettront pas de régler ce problème, il va falloir que les médias deviennent une question politique fondamentale et que l’on fasse des modifications structurelles majeures après l’effondrement, c’est le moment de bûcher sur des propositions. C’est même devenu à mon sens la problématique la plus importante , bien plus que le résultat de ces présidentielles. 


            • vote
              yoananda yoananda 22 avril 18:25

              @maQiavel
              "L’abaissement de la campagne est lié au naufrage du journalisme politique."

              Tout à fait, mais je pense que ce n’est pas le seul facteur. Le principal ? Peut-être ! Admettons.

              Ce qu’on sait sur le journalisme et tout ce qui pourrait avoir un impact sur la qualité du débat politique, de manière générale. Voici ce que j’ai compilé. Sans prétention, c’est pour faire avancer le débat :

              * on a la conférence de Viktor Dedaj sur les effets systémiques.

              * on a la génération Hanouna, ce n’est pas que de la faute des journalistes

              * les journaux sont possédés par une petite clique en grande partie de connivence.

              * mais ce n’est pas tout. Il y a un politiquement correct qui fait que même ceux qui essayent de faire de la qualité sont étouffés

              * le niveau baisse à l’école depuis un moment et je pense que commence à se ressentir concrètement

              * l’étude de Robert Putnam montre que l’immigration réduit le capital social (l’investissement citoyen).

              * la TV (les écrans ?) perturbe le développement du cerveau

              * le système de vote à un effet clivant, polarisateur sur les débats

               

              A partir de la, comment retourner vers la qualité ? Même après effondrement ? aucune idée. Quand l’ignorance s’est installée, ce n’est pas si simple de la chasser, l’air de rien.


            • 2 votes
              Zatara Zatara 22 avril 19:16

              @maQiavel
              Ce phénomène de dépolitisation du journalisme politique découle aussi de la conviction que les Français sont trop cons pour s’intéresser au fond des choses

              De mon point de vue, c’est cela, mais tu l’exprimes d’une façon bien trop politiquement correct. Il ne s’agit pas tant d’un simple constat (donc passif) que d’une stratégie d’enfumage lié à une forme active d’infantilisation : oui ils sont cons, mais ce n’est pas encore assez. Internet permet de révéler le coeur de la pensée dominante chez les MSM (qu’on devrait rattacher, de fait, à 2 types de pouvoir en pseudo concurence, à savoir le pouvoir néo-étatique d’une part, et le pouvoir purement économique) . En l’ocurrence, il ne s’agit pas d’être un tuteur (la pépite de trop de Barbier, parfait pour les retardataires mous du bulbe) , qu’un mouleur d’opinion ad hoc. Un mouleur de fromage à 1000 fois plus de raisons d’avoir du respect que ce pathétique vendeur à la sauvette de point de vue sur plateau politique. Cet abruti ne s’est toujours pas rendu compte du ridicule dans lequel il baigne désormais, à chacune de ses apparitions.....

              JAMAIS, la campagne n’aurait pris cette tournure si les MSM avait directement rembarrés le père Macro et sa tambouille indigeste de mot et d’expression marketé. JAMAIS, la campagne n’aurait pris cette tournure si Macro n’avait pas fait 6 mois de couverture, et tête de gondôle chez BFM. 

              Cette campagne s’est cristallisé autour de cette tomate farcie à coup d’algorithme de la silli-conne vallée, il n’y a jamais eu de possibilité d’élever le débat de la part des autres candidats....


            • 2 votes
              Zatara Zatara 22 avril 19:20

              @maQiavel
              du reste, on a jamais vu de journaliste, on a vu des décérébrés lire des feuilles de questions et protéger Bambi lorsqu’être d’accord avec ses petits camarades de classes ne suffisait plus (merci moman Elkrief)


            • 2 votes
              Zatara Zatara 22 avril 19:24

              @maQ
              j’ai écris :

              il n’y a jamais eu de possibilité d’élever le débat de la part des autres candidats....

              Tout simplement parce que d’habitude, il y a un président sortant ou, au moins, une tête qui sort de la meute et qui lance plus ou moins, à elle toute seule, les sujets. La tête de pont a été Macron... Qu’est ce qu’on peut bien pouvoir répliquer politiquement à "pensez printemps mes amis" ? Le vide appelle le vide....CQFD


            • 2 votes
              Zatara Zatara 22 avril 19:42

              @Zatara
              j’en fini la dessus : le degré intellectuel et politique du débat ne saurait se résumer à un effet générationnelle. Je pense qu’il s’agit plus d’un symptôme d’une forme de soumission déjà acté...


            • 2 votes
              yoananda yoananda 22 avril 19:45

              @Zatara
              j’ai tout plussé tes interventions smiley

              j’ajoute : nous avons de moins en moins de citoyens, et de plus en plus de sujets (du verbe assujetti).


            • 1 vote
              maQiavel maQiavel 22 avril 20:27

              @yoananda

              Pour resituer mon commentaire dans un lien de causalité :

              1. Je pense que la médiocrité de la campagne électorale est liée à un seul facteur qui est son traitement médiatique.

              2. Et le traitement de cette campagne a été mauvais à cause du naufrage du journalisme politique.

              3. Le naufrage du journalisme politique est lié à plusieurs paramètres dont certains sont plus superficiels et d’autres plus profonds. Et pour moi, c’est à ce niveau là qu’on trouve des effets systémiques (dont certains que tu as cité avec lesquels je suis d’accord et d’autres pas).

              Sur les modifications structurelles des médias, il y’a des travaux d’experts travaillent chez Acrimed ou au monde diplomatique. Je ne sais pas s’il y’en a d’autres mais ceux là je les trouve très intéressant.

               

              Parmi les pistes de réflexion :

              A .Soustraire l’information à deux types de contraintes : le marché et l’Etat. 

              Méthodes : Etablir une distinction radicale entre la presse qui a vocation à éclairer le débat public et une presse récréative ou spécialisée.

              On laisse la presse récréative et spécialisée se financer comme elle veut. Par contre, pour la presse d’intérêt public, trois conditions sont à remplir : la non lucrativité (l’entreprise de presse ne peut pas reverser de dividendes à des actionnaires, elle doit donc être régulée selon les principes de la propriété associative), la non concentration (un éditeur n’a pas le droit de posséder plus d’une publication d’intérêt général), la proscription des publicités.

              C’est à ces seules conditions que cette presse pourrait bénéficier des aides publiques à la presse. Ces aides à la presse prendraient la forme de cotisations, ce qui est un mode de financement adapté aux services d’intérêts collectifs, mieux que l’impôt car permet de dépasser l’opposition classique entre l’influence de l’Etat et celle du marché. Contrairement à l’impôt, la cotisation n’est pas gérée par l’Etat, elle passe par des caisses de cotisation gérées par les salariés eux-mêmes (et on peut rajouter par les usagers de l’information, c’est-à-dire le public, on pourrait rajouter ici une dose de tirage au sort de citoyens volontaires). Cela permettrait également de mutualiser les infrastructures de production, d’administration et de distribution de la presse sans distinction d’opinion, de prestiges ou de tailles pourvu qu’elles aient pour fonction de servir le débat public.

              Le coût de ce dispositif qui soustrait l’information aux pressions du marché et de l’Etat serait de 1,9 milliard d’euros par an, un chiffre à comparer au 1,6 milliard d’aides à la presse dans les conditions actuelles, on voit bien que l’augmentation des coûts liés à cette restructuration ne serait pas drastique.


            • vote
              maQiavel maQiavel 22 avril 20:28

              (suite)

              B .Institutionnalisation d’un pouvoir médiatique comme quatrième pouvoir.

              Cette institutionnalisation permettrait la mise en place d’un conseil national des médias (CNM en lieu et place du CSA qui est nommé par l’exécutif) qui serait chargé de faire respecter un cahier de charge pour la presse d’intérêt publique.

              Ce ne serait pas un organisme nommé par le haut de l’exécutif comme le CSA mais un organisme autonome qui aurait trois composantes : les représentants politiques à la proportionnelle, les représentants des journalistes et des salariés des médias et enfin les usagers des médias (donc les citoyens normaux que l’on pourrait sélectionner par tirage au sort).

              Parmi le cahier de charge à faire respecter, des articles pourraient concerner : l’élaboration d’une chartes de déontologie qui soit intégré dans une convention collective (actuellement chaque médias a sa propre charte) , le pluralisme ( de l’expression des différentes formations politiques mais aussi des opinions des journalistes eux-mêmes , on ne va pas leur demander de changer d’opinion , ce dont il faut s’assurer c’est que toutes les opinions aient droit de cité ) , le pluralisme social ( actuellement , c’est une profession qui se recrute très majoritairement dans la bourgeoisie , il y’a un fils d’ouvrier sur une promotion d’une cinquantaine de personnes issues de familles de  cadre supérieurs de profession libérale) la formation des journalistes ( très axé actuellement sur le marketing , réhabiliter le journalisme d’investigation ).

              -Et bien sur (j’ai été convaincu par Qaspard) l’interdiction de la diffusion des sondages (même si c’est une mesure difficile à appliquer au regard de la multiplication des canaux d’informations et du numérique, ça permettrait d’arriver à ce que les journalistes ne les commentent pas pendant des milliers d’heures).

              L’enjeu de ces mesures est de refaire de l’information un bien public et pluriel et de qualité. Evidemment, comme je le dis plus haut, quelques mesures ne vont pas résoudre tous les problèmes que pose le traitement des médias. Et bien sur, cette restructuration des médias n’est pas une question isolée et isolable, elle constitue un enjeu qui n’est pas dissociable des transformations institutionnelles et de la mondialisation. Pour le moment, ce ne sont à mon sens que des pistes de réflexion qu’il faut creuser car je vois encore des angles morts.

              Mais ce que je trouve dommage, c’est que cette question n’ait pas été abordée pendant cette campagne, elle aurait pu s’intégrer dans une guerre de communication qui auraient eu tôt ou tard un effet sur les représentations que les citoyens français ont de leurs médias.

              Par exemple sur la question de la sortie de l’UE , la présence de FA a obligé tous les concurrents à clarifier leur position , ce qui a entrainé une guerre de communication sur le sujet entre les puristes , les modérés et ceux qui y sont opposés , même si selon les sondages les Français sont opposés à une sortie de l’UE ( et je pense que c’est vrai ) , ces débats et le fait que cette question était au cœur de la campagne va rester dans les mémoires et les avis pourront changer en fonction du contexte.

              Autre exemple, la constituante qui était portée par JLM et la FI qui a aussi permit d’en diffuser l’idée dans la population, même si ce qu’ils proposent est à mon sens très insuffisant.

              Pour la restructuration des médias, personne n’en a parlé. Certes, FA a parlé de la nationalisation de TF1 mais c’est un programme archaïque qui ne résoudra pas grand-chose (mais rien que cette mesure insignifiante a pu provoquer l’hostilité et les sarcasmes des journalistes). Je trouve que le candidat idéal qui aurait pu porter un tel projet était NDA, il aurait déclenché une guerre de communication monumentale contre l’éditocratie et je suis certain qu’il en aurait récolté les fruits électoraux. Bref, sur cette question bien précise, cette campagne électorale n’a pas permit de créer le débat contrairement à la constituante ou à la sortie de l’euro et c’est bien dommage car je pense que c’est le préalable à toute réforme institutionnelle. 


            • vote
              maQiavel maQiavel 22 avril 20:38

              @Zatara

              Je suis d’accord avec toi mais je pense que beaucoup de candidats ont élevé le débat mais simplement les médias n’en ont pas tenu compte. Donc, je ne vais pas rejeter la faute sur Macron mais sur le traitement médiatique. Lui n’a fait que l’utiliser. Dans un autre format médiatique, il n’aurait pas pu, donc le phénomène Macron est une conséquence et non une cause, c’est très clair pour moi. C’est pourquoi je pense qu’une restructuration des médias pourrait changer la donne. 


            • 1 vote
              Zatara Zatara 22 avril 20:53

              @maQiavel
              Je suis d’accord avec toi mais je pense que beaucoup de candidats ont élevé le débat mais simplement les médias n’en ont pas tenu compte.

              c’est ce que je dis aussi

              Donc, je ne vais pas rejeter la faute sur Macron mais sur le traitement médiatique. Lui n’a fait que l’utiliser.

              Non. Soyons très clair sur la formulation à propos de Macron : il ne l’a pas utilisé. Dans l’absolue Macron et les MSM sont la même partie émergé d’un même iceberg. Macron, l’homme, se plie au même rituel global que les huiles médiatiques. Pour moi, Macron et Barbier, c’est strictement le même club mickey, sauf que chacun à un cosplay différent....


            • 1 vote
              maQiavel maQiavel 22 avril 21:01

              @Zatara

              J’aime toujours autant quand tu parles de Macron. smiley


            • 1 vote
              Zatara Zatara 22 avril 21:11

              @maQiavel
              Macron est un pure produit... je ne parle pas ici d’un homme politique (donc avec une plastique propre du politique)... Je ne vois rien de vivant à part le pantin qui s’agite sous prozac whisky à chacun de ses meetings (quand c’est pas un pétard pour le "pensez printemps") Par conséquent, je le considère même pas comme une poupée humaine, je le considère comme une plateforme, un ken (avec sa barbie mature) avec un port usb.... peu m’importe ou il se la met d’ailleurs....


            • 2 votes
              Zatara Zatara 22 avril 21:30

              @maQiavel
              de plus ce type n’a jamais été élu.... c’est la carotte façon 99fr pour un tour de manège (le temps de se faire du fric grâce à lui) et puis s’en va....


            • 3 votes
              Qiroreur Qiroreur 22 avril 17:56

              Le gars qui dit à Barbier "j’ai l’impression de me retrouver sur tweeter avec un troll de Macron quand vous parlez" a parfaitement résumé le personnage. 


              • 1 vote
                L'Equatorien L’Equatorien 22 avril 20:16

                @Qiroreur
                Je suis certain que Barbier n’a même pas capté ce qu’il voulait dire car il fait ce que ses maîtres et son milieu préconise, à fond pour Macron, Moix fait de même, pas la peine de vous sortir le pédigrée de Moix j’imagine...


              • 2 votes
                yoananda yoananda 22 avril 20:29

                @L’Equatorien @maQiavel @Qiroreur

                Je crois que cette vidéo devrait définitivement régler le cas Barbier :

                https://www.youtube.com/watch?v=eP0vN80cO3E


              • vote
                maQiavel maQiavel 22 avril 20:42

                @yoananda

                Ouais , je connais cette vidéo. Moi il me fait marrer ce type ... smiley


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                Qiroreur Qiroreur 22 avril 21:01

                @L’Equatorien
                En tout cas Polony a compris (petit sourire en coin)...


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                Semi Kebab 22 avril 23:23

                @maQiavel
                T’as le rire facile dis donc... Barbier me barbe (haha)

                Oui je suis con, je sais, mais j’m’en fous


              • vote
                pegase pegase 23 avril 14:08

                Je ne comprend pas pourquoi vous perdez votre temps à écouter Barbier smiley

                le totalement inintéressant propagandiste du système ...

                Là, voilà une vraie vidéo avec des vrais arguments qui nous prouvent que la sortie de l’UE, euro et absolument nécessaire ... Sinon on va tous y laisser les plumes du croupion, le gouvernail de profondeur ...

                https://www.youtube.com/watch?v=p6bPKMO_DCA

                Barbier peut aller se rhabiller, il n’y connait rien en création monétaire, ni dans la catastrophe où nous emmène l’euro ...


              • 3 votes
                Croa Croa 22 avril 18:37

                Ils sont NULS ! Même pas capable de définir le « système » ! Comme s’il n’existait pas une oligarchie financière, s’il n’y avait pas des lobbies qui préparent les lois qui les arrangent (plutôt les directives puisque le pouvoir est en fait à Bruxelles.), etc., etc.
                Là j’ai arrêté de regarder.


                • 3 votes
                  Semi Kebab 22 avril 23:22

                  @Croa
                  Antisémite !!!!!!


                • vote
                  pegase pegase 23 avril 14:11

                  @Croa


                  Voilà ... c’est le meilleur commentaire de tout ce fil de discussion ! 


                • 2 votes
                  L'Equatorien L’Equatorien 22 avril 20:19

                  Quelle belle brochette d’enculés, Macé-Scaron le faussaire plagiaire qui écrit les discours de Fillon... Quel milieu de pourritures que ce parisianisme arrogant, méprisant, suffisant, dépassé, vivement que l’éternel retour du concret leur tombe sur le coin de la tronche et se retrouvent à la rue à se battre pour un bout de pain, aucun d’entre eux ne tiendrait trois jours dans la rue, bande de petites merdes.


                  • 2 votes
                    Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 23 avril 11:56

                    @L’Equatorien
                    "vivement que l’éternel retour du concret leur tombe sur le coin de la tronche et se retrouvent à la rue à se battre pour un bout de pain"

                    Quelles vilaines pensées vous avez là !  smiley 

                    Ils sont trop vieux pour ça, ils mourront tranquillement dans un bon lit de plumes, dans leur maison de campagne payée avec vos impôts (presse subventionnée oblige) et avec une pulpeuse infirmière pour leur tenir la main (ou autre chose, ça dépend des options). 


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                    yoananda yoananda 22 avril 23:00

                    Michel Drac dans sa dernière vidéo, dans la dernière minute dit lui aussi que la campagne à été pourrie par les médias !!

                    

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