• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Actualités > Info locale > À Paris, une commerçante affiche son voleur sur internet

À Paris, une commerçante affiche son voleur sur internet

Victime d’un cambriolage, une boulangère parisienne a rendu public la vidéo montrant son voleur à l’œuvre, sans masquer son visage, se mettant ainsi elle-même en infraction. Comme les nombreux commerçants qui ont déjà fait de même, elle est déçue par l’action de la police et souhaite également dénoncer la montée de la délinquance dans la capitale.

La scène ne dure que quinze secondes. Nous sommes dans l’arrière-boutique d’une boulangerie, dans le XIVe arrondissement de Paris. La porte donnant sur la rue s’ouvre. Un homme d’une trentaine d’année, portant barbe et moustache, cheveux noirs, teint mat, entre, aux aguets. Il avance et aperçoit quelque chose qui retient son attention. Il s’en empare et s’enfuit. Ce mercredi 11 décembre, à 20 h 23, Léa, la boulangère, vient d’être victime d’un « vol à la découverte ». L’objet du délit : son smartphone. Et s’il est possible de décrire aussi précisément les faits, c’est qu’ils ont été filmés par une caméra de surveillance et que, le lendemain, Léa a publié la vidéo sur Facebook. Sans flouter le visage du voleur.

Léa est une jeune commerçante de 23 ans. Avec son compagnon, elle a repris sa boulangerie, « son petit bébé », il y a deux ans et demi. Elle mène, depuis, « la petite vie de commerçante qu’elle a toujours rêvé d’avoir », dans un arrondissement où elle est née et dans un quartier « génial, familial, avec beaucoup d’habitués. » Ce qui ne l’empêche pas de constater que la délinquance augmente. « Dénoncer ce qui se passe actuellement dans le voisinage et qui n’était pas imaginable il y a quelques temps », c’est l’une des raisons qui l’ont conduite à mettre en ligne sa vidéo, avec un avertissement adressé, tout particulièrement, à ceux qui résident ou travaillent en rez-de-chaussée.

Sa première motivation est, cependant, d’identifier son voleur. « J’ai un petit espoir que quelqu’un ait déjà vu cet homme dans le quartier », confie-t-elle. Elle a donc posté sa vidéo dans un groupe Facebook destiné aux habitants du XIVe. Sans résultat jusqu’à présent, faute probablement d’une audience suffisante (le groupe est privé, qui plus est).

 

« Votre téléphone, vous ne le reverrez pas. »

Pourquoi ne pas avoir laissé la police se charger de l’affaire ? Léa s’est rendue au commissariat le soir même. « J’ai sonné et un agent est sorti. Il m’a indiqué que le bureau des plaintes était fermé et que ce n’était pas une urgence. Comme je lui disais qu’il pouvait être utile de lancer des recherches sans attendre et que j’avais des images, il m’a répondu : ‘‘De toute façon, Madame, votre téléphone, vous ne le reverrez pas.’’ » La jeune femme s’est tout de même lancée dans la procédure : pré-plainte en ligne, prise de rendez-vous par téléphone, signature de la déclaration au commissariat. Compte tenu des délais d’attente et de son propre emploi du temps, plutôt chargé durant les fêtes de fin d’année, sa plainte n’a été enregistrée que le 9 janvier, presque un mois après les faits. La possibilité de joindre sa vidéo à sa déclaration ne lui a pas été accordée. Léa devrait maintenant être contactée par l’enquêteur qui sera chargé du dossier. Mais elle n’attend rien de cette démarche.

Il faut dire que la commerçante a déjà eu affaire, à plusieurs reprises, à la police – si on peut le formuler ainsi – pour des résultats décevants. « Ça commence à être décourageant de porter plainte ! », déplore-t-elle, partageant ainsi le constat de beaucoup de ses confrères.

Sa première fois, c’était pour une tentative d’escroquerie. Au moment de son installation, une société lui signale par téléphone qu’elle n’a pas respecté une obligation légale et qu’elle va devoir acquitter une lourde amende, avant de lui proposer de régler le problème moyennant quelques centaines d’euros de frais de dossier… Après avoir déjoué la manœuvre avec l’aide de son comptable, elle décide de porter plainte afin d’éviter à d’autres créateurs d’entreprise la même mésaventure, pensant qu’il sera facile d’identifier les escrocs, joignables via une ligne de téléphone fixe. « J’ai dû insister car le policier qui m’a reçu ne voulait pas prendre ma plainte, puisque je ne m’étais pas faite avoir… Et je n’ai jamais été informée de la suite de la procédure, alors qu’il nous est proposé de cocher une case pour cela. »

L’été dernier, c’est un faux ticket restaurant qui ramène Léa au commissariat. Le client qui a voulu l’utiliser lui a candidement expliqué que celui-ci était valable car il l’avait « acheté sur internet ». Il lui a même montré le compte Snapchat qui les propose. Mais sa trouvaille ne va guère susciter d’intérêt : à nouveau, il lui faudra batailler pour déposer sa plainte et elle ne sera jamais recontactée.

Léa se souvient également de cette dame qui sollicitait tous les commerçants de la rue afin d’échanger ses billets de 10 € contre de plus grosses coupures. Elle a tout de suite reconnu cette technique d’escroquerie dite « au rendez-moi ». « J’ai éconduit la personne et j’ai alerté un équipage de police qui stationnait à proximité. Ils l’ont amenée au poste. Mais le lendemain, lorsqu’ils sont gentiment revenus me voir, ils m’ont expliqué qu’aucune poursuite n’avait été engagée, car les billets étaient vrais… »

L’épisode qui a le plus marqué la boulangère, c’est son agression, six mois environ après son installation. « Un homme est entré et a réclamé un mouchoir. Ma mère, qui m’aidait au comptoir, lui a demandé s’il voulait acheter quelque chose. Il a commencé à nous insulter, à hurler. Comme je le poussais par le bras vers la porte, il m’a saisi au cou et a serré. » Grâce à l’aide de deux clientes, l’étranglement n’a duré que quelques secondes. Après son travail, Léa se rend au commissariat. Une policière lui explique qu’elle doit d’abord consulter un médecin pour faire constater ses blessures et déterminer un nombre de jours d’incapacité totale de travail (ITT). Ce n’est qu’après un second examen par un médecin rattaché à une unité médico-judiciaire qu’elle pourra déposer plainte. « Je n’avais que deux petites griffures à la gorge, nous étions vendredi soir… Je pouvais aller voir mon médecin le lundi suivant, mais qu’aurait-il pu encore constater ? » Léa signale à la policière qu’elle dispose de la vidéo de son agression : « on ne peut pas nier ce qui s’est passé ! » Mais c’est peine perdue. Elle ne portera donc pas plainte.

Lorsqu’elle a posté sa vidéo sur Facebook, Léa ignorait que sa démarche contrevenait à plusieurs dispositions légales : l’article 9 du Code civil sur le respect de la vie privée, l’article 226-21 du Code pénal sur le détournement de la finalité des dispositifs de vidéo-surveillance et l’article 29 alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1881 sur la diffamation. Ce sont des internautes qui l’ont avertie. Mais elle n’a aucun regret. « Si la police ne peut rien faire, moi je fais ce que je veux, affirme-t-elle. Il faut dénoncer les gens malhonnêtes. C’est dommage que la justice ne soutienne pas les victimes dans ces cas-là. » Et d’ajouter : « Si cet individu a envie de porter plainte, qu’il le fasse ! » Les peines prévues par les textes sont impressionnantes (jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende), mais Léa n’a pas à s’inquiéter : aucun commerçant ou particulier n’a jamais été condamné pour des faits similaires.

 

Le vol devient un prélèvement social, le délinquant un ayant-droit.

Les commentaires sous le post de la boulangère, rédigés par quelques proches mais surtout par des inconnus, montrent une grande compréhension pour sa situation et sa démarche. Sans doute parce que, si elle éprouve de la colère, elle demeure modérée dans ses propos comme dans ses actes. Nous sommes loin des personnages de justiciers et autres vengeurs masqués. « Je n’ai pas décidé de coller sa tête sur tous les poteaux de la ville », indique-t-elle. Pas davantage qu’elle n’a cherché à attirer l’attention – et notamment celle de la presse – sur son initiative (ce qui n’empêche pas les journalistes, bien sûr, de lire des posts sur Facebook…).

Une seule critique émerge, sur un ton ironique, avec cette question d’un internaute : « Vous allez porter plainte pour vol d'orange ? » On pourrait y voir une allusion à la chanson de Gilbert Bécaud, L’Orange : un homme d’origine étrangère y est accusé, sur la base d’un témoignage douteux, d’avoir volé une orange. La présence de cagettes d’oranges, sur les images, aurait pu inspirer à l’internaute l’idée de ce rapprochement… Mais il faudrait faire preuve, ici, d’une singulière mauvaise foi pour douter de la culpabilité de l’homme de la vidéo. Bien plutôt, cette question exprime une idée répandue concernant les vols à l’étalage et ce, d’autant plus que le commerce concerné est de grande taille : ce n’est pas si grave, ils peuvent bien se le permettre… En regard, se dessine l’image d’un voleur pas moins honnête que tout un chacun, mais contraint à son geste par la nécessité. Le vol devient un prélèvement social, le délinquant un ayant-droit.

Du coup, dans ce domaine comme dans celui de l’atteinte aux personnes, apparaît le besoin de rétablir le commerçant volé dans sa qualité de victime et de rappeler la réalité de son préjudice. En parlant avec Léa, on perçoit vite que ce n’est pas une personne qui se plaint facilement, mais le cambriolage qu’elle a subi a eu de multiples conséquences. « La première nuit, j’ai eu du mal à dormir, raconte-t-elle, troublée qu’un intrus ait pénétré chez elle. Cette pièce est également notre cuisine et notre salon se situe juste à côté. Deux semaines avant, en pleine nuit, deux individus avaient déjà tenté d’entrer par la fenêtre… » Elle évoque ces cambrioleurs « qui te tapent, te poignardent, te tuent si tu es là » et ajoute : « heureusement, je n’ai pas d’enfant. » Paradoxalement, la vidéosurveillance a accru son malaise : « voir cet homme chez moi, c’est énervant parce qu’à cinq minutes près, j’aurais pu le surprendre. C’est stressant aussi. Depuis, je me sens observée tout le temps. » Léa s’inquiète aussi rétrospectivement pour ses chats, qui auraient pu s’enfuir par la porte laissée ouverte.

« Une heure après le vol, je me suis effondrée. Il y avait un million de choses dans mon téléphone que je n’ai nulle part ailleurs : mes contacts, mes photos… » Heureusement, elle a pu récupérer ses données, mais au prix d’une inquiétude supplémentaire et de beaucoup d’efforts. Après avoir fait suspendre sa ligne, elle a aussi, par précaution, bloqué sa carte bleue et résilié bon nombre d’abonnements. Et le smartphone lui-même ? « C’était le dernier modèle d’iPhone, acheté avec mes sous deux mois avant… J’avais économisé pour me faire un beau cadeau. » L’appareil, d’une valeur de 1 400 €, n’était pas assuré. Léa a perdu l’équivalent de presque un mois de salaire.

Sous le post de notre boulangère, le même internaute a posé une autre question : « Pourquoi la porte n'était pas fermée ? » Cela sonne comme un reproche. Dans quelle mesure, semble-t-il s’interroger, Léa ne serait-elle pas responsable de ce qui lui est arrivé ? Et, partant, pourquoi s’en prendre à cet homme plutôt qu’à elle-même ? Ce raisonnement en rappelle un autre, où il est question de longueur de jupe ou de profondeur du décolleté. Il ne s’agit plus de minorer l’acte délictueux, mais d’inverser les rôles et de faire de la victime la fautive. Avec patience, Léa a répondu à son interlocuteur : une personne venait de partir mais avec l’arrivée de clients, elle a oublié de verrouiller la porte, comme elle le fait habituellement. Au-delà de ces circonstances, quelle devrait d’ailleurs être la norme ? Dans son documentaire Bowling for Columbine (2002), Michael Moore affirmait que de nombreux Canadiens se sentent suffisamment en sécurité pour laisser la porte de leur maison ouverte. Vraie ou fausse, cette situation avait semblé plutôt sympathique aux spectateurs…

Depuis le cambriolage, Léa a pris des dispositions pour remplacer la serrure de sa porte par un dispositif à code. Au printemps dernier, c’est sont les vitrines de ses présentoirs qu’elle a changées : elles s’élèvent désormais à 1,80 mètre. Elle avait, en effet, surpris plusieurs personnes qui essayaient d’attraper des produits en passant la main au-dessus des vitres…

 

Plus assez d’enquêteurs pour les petites affaires.

Pour 2019, les statistiques ne confortent pas Léa dans son ressenti en ce qui concerne les cambriolages dans son arrondissement : leur nombre a baissé de 14 % (1). Mais à l’échelle de la capitale, ce délit a fortement augmenté ces dernières années : + 9,80 % entre 2013 et 2018, + 16,12 % entre 2017 et 2018 (2) et + 7,9 % entre 2018 et 2019 (3). Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur rencontre des difficultés pour recruter ses officiers de police judiciaire, comme l’explique Le Figaro dans un article titré : « Délinquance : plus assez d’enquêteurs pour les petites affaires » (4). Un constat confirmé par la Cour des comptes, dans un rapport consacré à la préfecture de police de Paris (5) : en 2018, « la charge de travail moyenne annuelle était de 323 procédures d’enquête par fonctionnaire, ce qui est considérable. » Résultat : « une performance en baisse ». Sur l’agglomération parisienne, « alors qu’en 2012, près d’un fait sur trois était élucidé, un sur quatre l’était en 2018. » C’est dire que le voleur de Léa peut dormir tranquille.

 

Sources :

(1) « Délinquance à Paris : quels sont les arrondissements où l'on recense le plus de délits ? », BFM TV, 18 octobre 2019. Dans le XIVe arrondissement, entre 2018 et 2019 (sur la période de janvier à septembre), le nombre de cambriolages (déclarés) est passé de 544 à 468. En revanche, les atteintes à l’intégrité physique ont progressé de 12,4 % et les vols liés à l’automobile de 19,9 %.

(2) « Délinquance : Paris, capitale des cambriolages », Le Parisien, 26 février 2019.

(3) « Vols, agressions, dégradations… À Paris, la délinquance en forte hausse », Le Parisien, 16 octobre 2019. Période de référence pour 2018 et 2019 : de janvier à septembre.

(4) « Délinquance : plus assez d’enquêteurs pour les petites affaires », Le Figaro, 29 juillet 2019.

(5) « La préfecture de police de Paris - Réformer pour mieux assurer la sécurité dans l’agglomération parisienne », rapport public thématique, Cour des comptes, décembre 2019, 201 pages. Lire notamment : « La police judiciaire de proximité : une situation alarmante », pages 123 à 128.

 

Tags : Délinquance




Réagissez à l'article

42 réactions à cet article    


  • 5 votes
    louis 17 janvier 17:07

    Il n’est pas dans le besoin puisqu’il a dédaigné la nourriture .


    • 4 votes
      Benoît Delol Benoît Delol 17 janvier 20:36

      @louis, vous avez raison, ce n’est pas un voleur poussé par la faim...

      Le vol de smartphone est une activité bien plus rémunératrice, comme le montrait le reportage « Vol de portable : nouveau fléau, nouveau business », diffusé en 2013 dans Enquête exclusive, sur M6.


    • vote
      mat-hac mat-hac 18 janvier 14:54

      @Benoît Delol
      Quand j’ai montré à une commerçante que j’étais en face de chez elle du doigt, elle a dit que je l’agressais. J’ai dit alors que j’étais suivi par la brigade financière. Elle a alors voulu montrer que son mari était l’artisan boulanger, sachant que les deux étaient incompatibles de nature.

      Les commerçants peuvent inventer ce qu’ils souhaitent, semble-t-il.


    • vote
      sls0 sls0 17 janvier 18:53

      Et moi qui trouve que je me fais arnaquer quand je paie 150€ un téléphone qui durera 8-10 ans.

      Cela dit, qu’un voleur se retrouve avec sa gueule sur internet si le vol est avéré ça ne me dérange pas trop.

      Ici c’est quand même un vol sans violence ni infraction à voir. Le plus bas en qualification de vol.

      Chez moi la gueule des voleurs est affiché dans les magasins, on voit leur gueule sur youtube voir leur cadavre. Ici c’est pire que la légitime défense, une personne qui rentre dans du privé c’est à ses risques et périls. S’il est pauvre ou noir les flics font pas chier.

      C’est étonnant que la vidéo ait passé, elle est quand même illégale. Elle ne me dérange pas mais elle est illégale.


      • 1 vote
        Benoît Delol Benoît Delol 17 janvier 20:51

        @sls0, diffuser une vidéo sans l’accord de la personne qui y apparaît est, effectivement, illégal. Mais pour que cette personne puisse faire respecter son droit, il faut qu’elle introduise une action en justice, ce qui serait, ici, assez étonnant.

        Ceci dit, c’est déjà arrivé une fois (et une seule, à notre connaissance), en avril 2016, comme le racontait Le Parisien : un dentiste nancéen qui s’était fait dérober sa sacoche avait publié une vidéo du larcin qui avait permis d’identifier une personne. Celle-ci avait alors porté plainte contre lui. Mais elle n’est pas allée jusqu’au bout de la procédure…

        Lorsque vous parlez de chez vous, de quel pays parlez-vous ?


      • vote
        sls0 sls0 17 janvier 22:37

        @Benoît Delol
        Dans le passé en France j’ai eu un problème avec un voleur qui a porté plainte contre moi après qu’il soit tombé. Heureusement qu’on peut compter sur des faux témoins. Oui il y a des voleurs qui portent plainte.

        Je réside en République Dominicaine.
        Je suis taquin avec un instinct de chasseur, j’ai chopé 4 voleurs et un homme menaçant une femme avec arme. Deux fois les flics m’ont demandé pourquoi je ne les avais pas flinguer, oui c’est différent de la France. Il y a 20 fois plus d’homicides ici.
        Je fais en sorte que l’endroit qui parait le plus accessible pour le voleur soit un piège. J’en ai eu qu’un avec cette méthode. Mettre le pied à l’étage à un endroit que j’ai pulvérisé avec le la graisse transparente au silicone et c’est la chute. Il y a une concertina en fil barbelé pour amortir la chute.
        Sinon c’est la giclée d’un mélange d’essence et de polystyrène, dans mes yeux ça pique et une personne armée ne tirera qu’une fois. Quatre fois la personne était figée, ce n’était pas dans son scénario.
        Avoir une arme chez soi attire les voleurs, je n’ai qu’un pistolet de détresse à fusée chez moi.
        La plupart des caméras de sécurité filment la rue ici ce qui fait fortement baisser la délinquance dans cette rue. Les flics se déplacent s’ils veulent les consulter.


      • vote
        Benoît Delol Benoît Delol 17 janvier 23:08

        @sls0

        Merci pour votre témoignage !

         

        J’ai une amie originaire de République Dominicaine qui m’a déjà parlé de la situation sécuritaire de l’ile. Elle a notamment perdu l’un de ses amis, qui a répliqué avec un révolver à des délinquants mais qui a été tué.

        De votre côté, vous avez recours à une stratégie ingénieuse !

         

        En ce qui concerne la plainte qui vous a visé en France, je me souviens d’avoir entendu parler d’un cas similaire au vôtre (une chute). Le voleur, effectivement, introduit une action après son arrestation, avec un motif susceptible de lui procurer une indemnisation intéressante (ce qui ne serait pas le cas, dans les faits, pour la diffusion d’une vidéo). Il y a également une jurisprudence plus fournie concernant les pièges disposés dans les maisons. Ce sont des cas « d’auto-défense » que l’on rencontrait dans les années quatre-vingt et avant. La vidéosurveillance a sans doute contribué à faire disparaître ces dispositifs.


      • vote
        louis 18 janvier 00:05

        @Benoît Delol
        cela doit être dégradant pour un policier d’enregistrer une plainte pour ce type de vol , c’est probablement pour cela qu’ils disent aux plaignants d’aller voir ailleurs s’ils y sont .


      • vote
        Benoît Delol Benoît Delol 18 janvier 10:45

        @louis

        Je pense que les policiers doivent mal vivre ce genre de situation, non parce que le délit serait de peu d’importance, mais parce qu’ils savent qu’ils ne pourront pas faire grand-chose pour venir en aide à la victime, faute de moyens suffisants.

        Ils doivent se sentir tout aussi démunis que peuvent l’être les soignants et les professeurs de collèges et de lycée.


      • 1 vote
        crow crow 17 janvier 19:58

        L’enquête n’a pas encore commencé, tu m’étonnes ! A Paris,la faune de sans papiers en chasse pour la survie ne sont certainement pas enregistrés dans le grand fichier du cheptel hexagonal, ces chasseurs cueilleurs urbains échappent donc tout le temps à la justice sauf coup de bol lors d’un contrôle inopiné ou pris "la main dans le sac",

        Normal que ce genre de vidéo soient interdites, ça évite les abus et les erreurs irréparables.


        • 6 votes
          Vraidrapo 17 janvier 20:47

          L’action policière est réservée exclusivement à la protection du Système.

          Les forces de répression sont déjà à bout de nerf et de souffle, il ferait beau voir qu’elles s’occupent aussi de la sécurité des citoyens, ces inférieurs...


          • vote
            yoananda2 17 janvier 22:09

            @Vraidrapo

            L’action policière est réservée exclusivement à la protection du Système.

            Oui et la protection du citoyen n’est finalement qu’un but intermédiaire pour préserver le système. En tout cas, c’est comme ça maintenant, peut-être que c’était différent à la création du dit système.

            Mais nous sommes dans une période particulière ou les systèmes nationaux sont en train d’être démantelés (ou vassalisés je ne sais pas encore) au profit d’un système mondial. Et qu’on ne me parle pas de monde multipolaire avec les chinois ou les russes. Ce dont je parle sur-détermine la politique "visible". Que le système mondial préfère un hégémon direct ou une façade "multipolaire" (ou il délèguera en fonction des particularités locales) ne changera pas grand grand chose à l’affaire.

            Au coeur de ce système il y a "la" machine. Je dis bien la machine et non pas les machines, et je dis bien machine et non pas l’IA, car je considère que même s’il n’y a pas "une" seule machine mais des machines, et que l’IA est bien au coeur de celles-ci, tout fonctionne "comme si" ce n’était qu’une grosse machine. Une machine qui ne souhaite pas nous éliminer à la façon terminator, ni nous soumettre à la façon matrix, mais qui souhaite faire de nous ... des machines ! Et qui y arrive, en raison de la plasticité du cerveau humain, en raison de la compétition économique et raciale, en raison de notre appétit pour les choses matérielles. C’est une sorte de golem, nous l’avons créé, mais nous en perdons petit à petit le contrôle, IA forte ou pas, ce n’est pas le problème.

            Et les flics la dedans, ne sont (mais comme l’écrasante majorité d’entre nous) que des pions.


          • vote
            Vraidrapo 17 janvier 23:15

            @yoananda2
            Avec la reconnaissance faciale à la mode chinoise, les poulets auront la faculté de reconnaitre n’importe quel individu fiché en quelques secondes.
            Les juges pourront en théorie remplir les prisons mais, en théorie seulement. Qui paiera la facture à 1000€ par mois du détenu, ça fait cher la tranquillité du contribuable...
            Je ne sais plus quoi penser : entre le politiquement correct, les manquements des oligarques, le réchauffement, la dette, les incivismes des "honnêtes" gens, la... le...les... putain que c’est compliqué.
            "Pour vivre heureux, vivre caché"... c’est la seule vérité immuable. Ne rien voir, ne rien entendre (comme les 3 singes ?)


          • 4 votes
            sls0 sls0 17 janvier 22:42

            Faire des enquêtes ? Ils sont crevés à force de taper sur les gilets jaunes. Ils n’ont plus le temps les gars.


            • vote
              Benoît Delol Benoît Delol 17 janvier 23:41

              @sls0

              Sans même parler de missions additionnelles de maintien de l’ordre, comme l’explique la Cour des comptes (que je cite à la fin de mon article) à propos de la préfecture de police de Paris : chaque fonctionnaire avait en charge 323 dossiers en 2018. Rapporté au nombre (officiel) de jours ouvrés cette année-là (soit 253), cela fait environ 1,3 enquête à mener chaque jour. Dans ces conditions, comment imaginer que toutes les affaires puissent recevoir l’attention qu’elles méritent ?

              La justice se trouve dans une situation similaire, ce qui peut aboutir, comme hier à Nîmes, à la libération d’un homme condamné à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de son ex-compagne faute de pouvoir organiser son procès en appel dans un délai raisonnable, c’est-à-dire inférieur à deux ans !


            • 1 vote
              sls0 sls0 18 janvier 14:21

              @Benoît Delol
              Depuis Sarko et sa promotion à l’acte, les flics ça rapporte autant de mettre une prune à un automobiliste que de résoudre une affaire.
              Une enquête ça se compte en jours, une amende en minutes.


            • 3 votes
              Benoît Delol Benoît Delol 18 janvier 16:13

              @sls0

              Si la volonté de lutter contre des délits tels que le vol était aussi grande que celle de punir les infractions routières, l’insécurité baisserait de façon considérable !

              La répression des excès de vitesse et des stationnements impayés bénéficie, en effet, de facilités de procédures (condamnations sans passage devant un juge), de moyens informatiques (bases de données des immatriculations et du permis de conduire) et technologiques perfectionnés (radars automatiques, voitures avec lecteurs automatiques de plaques d’immatriculations) et de moyens humains conséquents (grâce à la délégation à des entreprises privées du contrôle du stationnement).


            • 1 vote
              yoananda2 18 janvier 17:38

              @Benoît Delol

              Si la volonté de lutter contre des délits tels que le vol était aussi grande que celle de punir les infractions routières, l’insécurité baisserait de façon considérable !

              Si seulement, mais ce n’est pas une question de volonté mais de calcul de coût. Mettre des radars automatiques ça ne coûte pas grand chose, le risque est minimal et rapporte un pognon de dingue. Aller choper des racailles dans les cités, ça coûte cher, les mettre en prison ça coûte cher, c’est risqué, et ça rapport le peu d’activité économique qui sera favorisé par la sécurité, autant dire rien dans les quartiers, et pas grand chose pour les quelques personnes concernées en dehors des quartiers.

              Donc tant que la perte due à l’insécurité sera inférieure au coût de sécurisation ...

              Ca indique à ceux qui veulent de la sécurité la manière de s’y prendre pour obtenir ce qu’ils veulent. Mais le veulent-ils vraiment ?


            • vote
              Benoît Delol Benoît Delol 18 janvier 22:45

              @yoananda2
              Vous avez raison de préciser que, derrière la volonté (ou, ici, l’absence de volonté), il faut rechercher les motivations des décideurs. Vous citez le coût des politiques de sécurisation, il y a aussi le fait que les décideurs et leur entourage soient ou non concernés par les manifestations de la délinquance.
              Je me souviens (sans toutefois pouvoir citer de circonstances précises), qu’après que des parisiens plutôt en vue aient été agressés alors qu’ils circulaient en voiture par de jeunes délinquants à scooter venus de banlieue, la préfecture de police a créé une unité motorisée qui a très vite été capable d’intercepter ces délinquants avant qu’ils ne puissent franchir le périphérique...


            • vote
              yoananda2 19 janvier 09:27

              @Benoît Delol
              tout à fait, mais la encore le calcul du coût intervient. Si vous ne sécurisez pas les beau quartiers alors l’impact en terme de business peut être énorme, pour la ville ou pour le pays. Donc la, ça ne rigole pas.


            • vote
              Conférençovore 18 janvier 04:32

              Pour des dégradations volontaires dans mon commerce il y a quelques années j’ai également déposé plainte (à deux reprises). Tout a été filmé sous plusieurs angles et les auteurs étaient parfaitement identifiables. Classement sans suite. Comme ça. Pas de document pour justifier : les plaintes ont juste été foutus à la poubelle. Quand j’ai appelé pour avoir une explication, le flic m’a juste dit que le substitut avait décidé de ne pas poursuivre.

              Dans certaines zones du pays c’est désormais ainsi que cela se passe. En gros, ils ont renoncé. Les faits sont tellement nombreux, les auteurs ont beau être très facilement identifiables et faciles à appréhender, ils ne le font pas, surtout si les coupables sont dans un quartier dit sensible comme c’était mon cas : là, les flics doivent intervenir avec plusieurs véhicules... trop compliqué.

              Mais il y a pire. La supérette de mon ancien quartier se faisait envahir tous les soirs par des racailles qui entraient à 15. Pendant que deux ou trois occupaient le gérant et son associé, les autres volaient. Un soir on s’est retrouvé enfermé dans le magasin par le gérant : dehors les racailles tapaient sur la vitrine en hurlant. A force, les clients ne venaient plus, il fallait payer un vigile qui de toutes façons ne pouvaient pas les contenir. Les razzias étaient quotidiennes. Évidemment, le patron a appelé les flics dès que ça a commencé mais ils ont fini par lui dire qu’ils ne pouvaient pas venir tous les soirs, que c’était à lui de sécuriser son magasin, etc. Et faire venir la police, les racailles n’aiment pas cela. Ils ont décidé de le pourrir jusqu’au bout sachant qu’ils ne seraient jamais inquiètés.

              Et si on se défend, non seulement on risque des représailles mais en plus la justice sera sans pitié si on a eu la main trop lourde. C’est un cercle infernal. Le gérant a fini par mettre la clé sous la porte.

              Le problème est que ces zones pourries s’étendent. Certains quartiers de Paris qui étaient de petits villages il y a 30 ans sont devenus des shit-hole où l’on regarde désormais par-dessus son épaule quand on marche dans la rue. Et c’est comme cela dans toutes les grandes villes et même des moyennes voire des petites. Elle devrait faire attention la boulangère... Certains ont la rancune tenace et le coup de couteau facile...


              • vote
                yoananda2 18 janvier 10:12

                @Conférençovore

                C’est un cercle infernal. Le gérant a fini par mettre la clé sous la porte.

                C’est le "white fly". Il ne s’agit pas juste de racailles désœuvrées mais de stratégie de nettoyage. Bien sûr, c’est la faute au racistes français tout ça. Le justice ne peut rien faire car elle est basée sur la théologie du péché, de l’individu, donc des micro-agressions répétées tribales, c’est hors de son champ d’action. C’est plus qu’une défaillance de l’état, c’est une limitation de l’état de droit, qui ne reconnaît que des individus (il n’y a aucune "punition" prévue spécifiquement pour les groupes, même si la notion de complicité existe). A ma connaissance du moins, si quelqu’un connaît le droit je serais curieux d’avoir son avis.


              • vote
                Benoît Delol Benoît Delol 18 janvier 11:29

                @Conférençovore

                Merci pour votre témoignage !

                 

                Votre diagnostic est parfaitement posé : il y a un renoncement à poursuivre une bonne part des délinquants, et les zones de non-droit s’étendent.

                Conséquence paradoxale : alors que la publication des photos ou vidéos des voleurs est critiquée par les défenseurs (auto-proclamés) de l’État de droit comme une tentative d’instaurer une justice privée, l’inaction de la police conduit les commerçants à développer une police privée, avec un recours grandissant à des vigiles…

                 

                Exemple supplémentaire, vécu par ma compagne : un homme lui arrache son smartphone des mains dans un wagon de métro parisien, avant de s’enfuir par le quai. Les faits s’étant déroulés à une heure de faible affluence, il aurait été facile d’identifier le voleur sur les images de la vidéosurveillance. Mais les policiers qu’elle a pu avoir au téléphone l’ont dissuadé de porter plainte, arguant de l’inutilité de la démarche…

                 

                Lorsque j’ai interviewé Léa, la boulangère, je lui ai demandé si elle avait pensé que le voleur puisse s’en prendre à elle, par vengeance. « Je ne pense pas que je craigne quoi que ce soit », m’a-t-elle répondu. J’ai consulté de nombreux articles de presse relatant des démarches similaires : aucun ne mentionnait un retour du ou des voleurs dans les commerces.


              • vote
                yoananda2 18 janvier 11:49

                @Benoît Delol

                un homme lui arrache son smartphone

                propos androphobe. Pourquoi mentionner seulement qu’il s’agit d’un homme ? si ce n’est pour faire monter l’androphobie ?

                Tu aurais pu indiquer tout ce que tu savais de cette personne : sa taille approx, couleur de peau, ses vêtements, sa dégaine, sa fourchette d’age, etc ...Tu aurais pu dire un jeune, ou même "un pauvre" qui sait si certains indices le laissaient supposer.

                Ou alors ne rien dire et mentionner "une personne" simplement.

                Mais la, en choisissant grâce à ton libre arbitre d’indiquer uniquement une description genrée, on voit bien qu’il y a intention de stigmatiser une partie de la population. La population masculine.

                Parce que oui bien sûr, après on va nous sortir les statistiques sur la sur-représentation des hommes dans le milieu carcéral. Mais sur-représentation due uniquement à l’androphobie. Quel autre choix ont-ils eu pour s’en sortir alors que la société ne cesse de les stigmatiser comme la source de tous les problèmes ?


              • 1 vote
                Benoît Delol Benoît Delol 18 janvier 12:14

                @yoananda2
                Va pour "un individu". Je n’entendais pas décrire la personne, effectivement, ce n’était pas le sujet.


              • vote
                yoananda2 18 janvier 12:20

                @Benoît Delol
                merci Benoît, un peu de justice sociale ça ne fait pas de mal !


              • vote
                Conférençovore 18 janvier 15:50

                @yoananda2 En l’occurrence les 2 gérants de la supérette étaient originaires d’Afrique noire. Cela étant, me concernant, il y a bien eu white flight. Nombre de mes clients de type européens se lâchaient sur l’évolution du quartier et ne rêvaient que de se barrer de là. Le plus triste est concernant les personnes âgées avec des retraites misérables ou des pensions veuvage, trop pauvres pour quitter les logements sociaux. Dans mon département, plus un seul médecin n’acceptait de venir faire des consultations à domicile de nuit dans un quartier comme le mien : agressions à répétition, vol de malettes médicales, menaces de mort... Tous ont jeté l’éponge, pénalisant particulièrement les personnes fragiles.

                En droit, le fait qu’elles soient commis en réunion est une circonstance aggravante pour les violences. On a également l’association de malfaiteurs, le fait de comettre des délits et crimes en bande organiséequi, etc. Mais avec une justice fondée sur la responsabilité individuelle, dans le cas d’une agression en réunion entraînant la mort ou une infirmité, la partie qui accuse doit prouver qui a porté tel coup et quel coup a tué. Or en pratique, c’est quasiment impossible. De sorte que les auteurs ne sont parfois condamné qu’à quelques années (dont ils font souvent un peu de la moitié, avec des libérations anticipées...) alors qu’ils ont participé activement à un meurtre. Pour les mineurs les peines sont divisées par deux (excuse de minorité) et pour les moins de 13 ans, nada (même pour des attaques au couteau), éventuellement un placement en centre.

                Il y a une faille juridique, c’est vrai. Cela étant, à mon avis, le problème est que même quand les personnes sont poursuivies, les peines ne sont que très rarement celles maximales prévues par le CP (qui sont déjà faibles). En outre, on assiste à une correctionalisation de nombreuses affaires relevant pourtant des assises (pour des raisons de coûts : un procès aux assises c’est 400k € en moyenne, avec des expertises, analyses ADN, etc.). C’est tout un système qui est à revoir...


              • 1 vote
                Conférençovore 18 janvier 04:39

                Le voleur de Léa ne sera jamais recherché. Il y en a des dizaines de milliers comme lui dans la capitale. Probable clando, le mec ne risque rien.


                • vote
                  Benoît Delol Benoît Delol 18 janvier 11:34

                  @Conférençovore

                  À J+9 après le dépôt de sa plainte, l’enquête ne semble pas avoir commencé, car la police n’a pas repris contact avec Léa, la boulangère, pour lui demander la vidéo de son cambriolage.

                  Mais il sera intéressant de voir si la médiatisation de son affaire change les choses…


                • 2 votes
                  sls0 sls0 18 janvier 14:32

                  @Conférençovore
                  Il fait pas trop clando le mec de la vidéo.
                  La haine de l’autre vous égare.


                • 2 votes
                  Conférençovore 18 janvier 15:55

                  @sls0 Change de disque le boomer-pointeur. On est plus dans les années 80. Tu peux retirer ton badge "Touche pas à mon pote".


                • 1 vote
                  sls0 sls0 18 janvier 17:30

                  @Conférençovore
                  Je n’ai jamais eu de badge mais je n’ai jamais peur de l’autre donc tant qu’il me fait pas chier personnellement il ne me dérange pas.
                  C’est la peur qui transpire de votre discours, la frousse de l’autre. Je n’ai pas d’attirance ou de rejet pour l’autre. Par contre les froussards ne sont pas mes potes.
                  Comme je vis à l’étranger je suis un autre pour les locaux. Marrant quand on parle de moi on me met dans la catégorie expatrié. J’ai passé la moitié de ma vie à l’étranger, l’autre je connais donc il ne me fait pas peur.
                  L’inconnu engendre la peur qui engendre le rejet.


                • 1 vote
                  Conférençovore 18 janvier 18:23

                  @sls0 Ca tombe bien les vieux pointeurs ne sont pas non plus mes potes cabron. Nul doute que tu pourrais arrondir ta retraite en faisant coach en tourisme sexuel... smiley


                • 2 votes
                  sls0 sls0 18 janvier 21:33

                  @Conférençovore
                  A court d’arguments voilà les attaques personnelles et les injures qui déboulent.
                  En plus d’être froussard il est mesquin. Genre de qualités qu’évite normalement la gente féminine. Je comprend qui les relations tarifées vous viennent directement à l’esprit.
                  Je vis simplement, un tiers de ma retraite me suffit plus qu’assez, nul besoin d’arrondir.
                  Ne connaissant pas toutes les définitions de pointeur, je suis allé sur wikipedia. Je suppose que c’est la définition de l’argot carcéral qui est employé ici.
                  Si c’est un milieu qui vous est familier, j’espère que vous nous ferez part de vos connaissances.


                • 2 votes
                  Conférençovore 19 janvier 08:58

                  @sls0 " Peur", "haine"... C’est tout ce que tu es capable de produire mon pauvre. J’ai l’impression de lire un de ces élus du PS d’une ville de banlieue où il rince depuis 30 ans les diverses communautés pour garantir sa réélection tout en fustigeant les gens qui lui expliquent que leur environnement se dégrade.

                  Ici le sujet, c’est l’impunité des délinquants, l’inaction de la police, la justice qui n’est plus rendue aux victimes, etc. Comme des millions de Français, je constate que la mésaventure de cette boulangère est d’une triste banalité en 2020. J’ignore où elle est dans le 14ième mais Panam et sa banlieue, je connais par coeur et comme tous ceux qui connaissent et qui ont un certain âge, j’ai vu comment ça a évolué. D’un côté, on a encore des zones préservées (le triangle Neuilly-Versailles-St Ger, Vincennes, au sud, Le Plessis-Robinson, Sceaux, Châtenay, Bourg-la-Reine, la vallée de Chevreuse, etc.), puis des zones mixtes qui globalement se dégradent (d’autres s’améliorent, en fonction des choix que font les municipalités et surtout la clientèle qu’ils ciblent) et puis les zones qui ne sont plus notre pays. On peut faire le même découpage pour Paris intra muros : les classes moyennes autochtones ont été repoussées toujours plus loin dans la banlieue, banlieues tranquilles jusqu’à ce que l’État impose du logement social et l’arrivée de populations avec toujours la même histoire : les rodéos, les trafics, les kebabs qui fleurissent, le bordel tous les soirs jusqu’à pas d’heure, le niveau du collège et du primaire qui devient tellement bas que les locaux finissent par soit déménager, soit mettre les gosses dans le privé en rognant sur tout le reste. Dès la maternelle, on peut constater les problèmes.

                  Les petits jouisseurs dans ton genre, ces donneurs de leçon qui vivent à 8000 km d’ici avec leur confortable retraite de boomer qui, à base de "chez moi, c’est bien pire : les mecs se découpent à la machette pour rien... vous êtes des fragiles les fr... zavez peur de l’autre... ", les relativistes par le bas sont une bonne partie du problème. Les crétins dans ton genre ne tiendraient pas une semaine avec des racailles qui hurlent en bas de chez toi toutes les nuits, font des barbecues sauvages et agressent en meute quiconque leur fait une réflexion. Chez nous, il te sera difficile de t’adonner à ta grande pasdion : tripoter le petit cul rebondis de Fatoumata se terminera dans un cave avec ses frangins (et pas pour déguster du St Emilion).

                  Monsieur peut se payer sa baraque à 200 pesos par mois (chicas pour lui lustrer l’argenterie et le reste comprises), fort bien. Ça doit pouvoir se payer 3, 4 aller-retours par an... Notre Frédéric Mitterand des Caraïbes viendra sans aucun doute faire soigner son crabe dans un de nos hôpitaux tout en continuant de cracher à la gueule des autochtones. Profite bien boomer. Par compte, en échange, si tu peux m’épargner tes leçons de vivre-ensemble. On a déjà Guy Bedos, Mélench et les 3/4 du monde politico-merdiatique. Pas besoin d’en rajouter...


                • 2 votes
                  yoananda2 19 janvier 09:50

                  @Conférençovore

                  Peur", "haine"...

                  c’est le discours classique de "tu as peur de l’autre parce qu’il est différent".

                  Comme si du moment qu’on était au courant des différences alors forcément on allait "aimer" ces différences et les autres ou ne plus avoir peur. Comme si tout le monde devait forcément aimer tout le monde du moment qu’on "connaissait" l’autre son passé, etc ...

                  Et non, parfois on connaît et on n’aime pas pour autant. Je suis sûr que sls0 pourra connaître autant qu’il veut le passé de Rotschild ou de Macron il ne l’aimera pas pour autant. C’est même l’inverse, il y a des trucs, plus on les étudie, moins on les aime. C’est le cas de l’Islam en ce qui me concerne que j’ai étudié pendant 10 ans. J’ai aussi cottoyé et discuté avec pas mal de muzz.

                  Même quand on est neutre, ça ne veut pas dire qu’on peut faire n’importe quoi avec les peuples. L’immigration massive, ça ne fonctionne pas, point. Même si tout le monde avait de bons a priori et faisait des efforts.

                  Sortir l’argument de la peur de l’autre, ce n’est déjà plus un argument, c’est mettre la curseur sur le terrain du personnel, c’est déjà une attaque personnelle. Après sls0 s’étonne de récolter des insultes ! lol


                • 2 votes
                  sls0 sls0 19 janvier 17:27

                  @Conférençovore
                  Ben oui, froussard haineux c’est je trouve ce qui correspond le mieux.
                  Des petites frappes j’en ai connu en France, en général les relations étaient bonnes. Ils pensaient que je n’étais pas étranger à la mort d’un marocain, une plus grosse frappe avec une mentalité à vomir. J’étais en train d’installer du solaire au Mali au moment de sa mort. J’assume quand même une responsabilité morale.
                  J’ai eu la chance de toujours vivre dans des endroits aux gens très réactifs, les gendarmes accusent réception et ramassent les morceaux.
                  En 73 dans la région lyonnaise il y avait les trims, une sale bande quand ils arrivaient dans un village. 100 à 150 qu’ils déboullaient.
                  Dans un petit village on les a coincé dans la salle des fêtes et on a fait le trie à coup de câbles électrique de 16mm². On était 80 dont une bonne partie de rugbymans.
                  Il y en a eu des clavicules cassées, des mobylettes et motos crâmées.
                  Ils ne sont plus jamais revenu et ils sont disparus des radars.
                  Même chose dans un petit village ardenais belge. Depuis 1967 seulement qu’il y avait une route d’accès. Les buchtis qu’ont les appellaient, les gendarmes les laissaient tranquilles.
                  Même résultat.
                  Dans les deux cas les gendarmes ont acté. Trop de personnes une population non froussardes.
                  Voilà, certaines personnes ne laissent pas une minorité faire chier une majorité.
                  Souvent il y a le respect des gendarmes qui savent qu’il ne peuvent rien faire contre une majorité.
                  Même parfois contre une personne, au dernier endroit où j’ai résidé en France, un coup de téléphone :
                  - c’est polac (chef de brigade), t’es témoin pour Sergio ?
                  -Ouais, qu’est-ce qu’il a fait ?
                  -il a tanné deux merdeux pas du coin, injure à la légion comme d’habitude. Tu passes pour signer ?
                  -ok je descend.
                  Atypique mais efficace le polac.
                  Sergio était explosif quand il est sorti de la légion, avec moi il se calmait.
                  Pour Sergio comme certaines petites frappes, le mercredi et le vendredi soir c’était l’heure de se faire tanner par des gonzesses à l’Aïkido. Très efficace pour calmer l’Aïkido, on devient zen.
                  Moi c’était les cours de Jo et Bo, la pointure c’était le collègue.
                  Maintenant c’est les mamy le matin à 7h30 sur mon toit, échauffement au baton pour l’arthrose.
                  Le matin à la fraiche pas mal de personnes font de la marche, vu le nombre de chiens errants le baton est utile. Si la personbe est sûr d’elle les chiens et les merdeux font un détour.
                  Ben voilà mon petit, froussard et faire des discours haineux sur internet ou être moins froussard et solidaire. Laquelle des deux méthodes est plus efficace ?
                  Etre ouvert à l’autre et sûr de soi évite pas mal de problèmes.


                • vote
                  Conférençovore 19 janvier 18:58

                  @sls0 Passionnantes des histoires de Bud Spencer... Sinon, t’en es à combien de double-claques suivies de coups de poing sur la tête ? Juste pour savoir... c’est plus ou moins que le nombre de paires de cuisses de chicas dominicaines à peine pubères tripotées ?

                  Oki super-boomer, on se quitte.


                • vote
                  Laconicus Laconicus 19 janvier 19:51

                  Ce fil de discussion est épique mais il manque les bruitages et les petits rires des méchants. 
                  https://www.youtube.com/watch?v=cZN_LDJvl1Q


                • 2 votes
                  sls0 sls0 20 janvier 19:07

                  @Conférençovore

                  Pas des histoires à la Bud Spencer, il y a des gens qui ne se laissent pas faire sans plus. L’union fait la force.
                  C’est plus dans le monde rural où subsiste une cohésion sociale. Un citadin dont le contact avec le monde c’est internet ou la télé ne peut pas comprendre, lui son monde c’est la peur de l’autre.
                  Dans l’ensemble je suis pacifique, l’aïkido c’est pour les gens zen.
                  Le peu de fois que j’emploie la force c’est quand Antonio est bourré. Avec sa machette et dans ses fantasmes alcoolique il parait dangereux surtout quand il cout après les gens. On vient frapper à ma porte. Antonio je l’ai mouché plusieurs fois, quand il me voit ça le calme. Les flics locaux tirent avant de réfléchir, non bourré hyper sympa le Tonio.
                  Dans l’état où il est, même les mamys qui viennent le matin pour se dérouiller avec un baton sur mon toit le moucheraient.
                  Pour ce qui est de toucher des jeunettes ça arrive.
                  Il y a deux mois j’en ai touché un paquet, une épidémie de varicelles. Pourquoi elles viennent chez moi ? Sous le même toit il y a la plus jolie doctoresse de la province. Normalement c’est pour les soins. Elles attendent toujours que Virginia soit parti pour venir. Ca fait marrer Virginia, elle dit que les miss montrent plus facilement leur cul à ma pomme qu’à elle. Je répond que c’est à cause de son regard vicelard. 
                  L’âge moyen ici c’est 23 ans, du cul jeune c’est très tendance. 
                  Virginia n’a même pas la moitié de mon âge, en jeunette je suis servi. En plus elle est financièrement indépendante, c’est pas pour le fric.
                  Pour la petite histoire, j’ai un pote qui visitait le pays est passé chez moi avec deux amis. Plus tard il m’a dit que le plus jeune des deux 15 jours après parlait toujours de Virginia. Et j’irai toucher des cuisses d’autres alors j’ai peut être le top ?
                  En ce moment elle est en Allemagne pour une place d’urologue. J’ai dans l’idée que les chiens vont moins tirer la langue en promenant dans quelques mois.
                  Qu’est-ce qui va sortir en projection de fantasmes le conférençovore avec un âge moyen de 54 ans en Allemagne. Parler français, anglais, néerlandais, espagnol et éventuellement le russe ok, l’allemand ça passe pas. Je retourne en Europe dans un endroit où l’on voit les étoiles. Pour l’Allemagne c’est moins sûr.



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès