Nabil Hadjarab oublié par la France à Guantánamo
Son oncle, citoyen français, lance aujourd’hui un appel au gouvernement : Dans une plaidoirie poignante il demande de « l’humanité aux Etats-Unis et de la gratitude à la France :"S’il vous plait, liberez Nabil et accueillez le en France"
Juin 2010
Victime d’une erreur d’identification, Nabil a été lavé de tout soupçon par l’administration Bush depuis 2007. En vérité, il n’avait jamais même été formellement inculpé d’aucune charge. Nabil n’a jamais participé ou assisté à un camp d’entrainement, ni n’a eu de rapport d’aucune manière avec le terrorisme ; il a été vendu aux Américains en échange d’une simple prime, et transféré à la prison dirigée par les forces US, située à l’aéroport de Kandahar. Il a constamment rejeté les accusations portées contre lui : celles-ci étaient basées entièrement sur les interrogatoires et les confessions forcées d’autres prisonniers.
En dépit des souffrances qu’il a endurées, Nabil (aujourd’hui âgé de 30 ans) a eu un comportement exemplaire durant son incarcération à Guantánamo. Un garde de la prison l’a décrit à l’un de ses avocats comme étant “un artiste brillant, féru de football, et un jeune homme charmant”.
Cela fait maintenant trois ans qu’il espère être réinséré en France. Si Nabil détient la nationalité algérienne, la plupart des membres de sa famille proche vivent en France et ont la nationalité française. Nabil répète souvent qu’il ressent d’avantage d’affinités avec la France, d’un point de vue culturel, qu’avec le Maghreb. Nabil n’a aucun rapport véritable avec l’Algérie, ni n’y possède de structure de soutien. Il rêve de trouver un travail en France et souhaite devenir interprète ou traducteur, mettant ainsi à profit ses talents linguistiques. Il parle le français, l’anglais et l’arabe couramment. Nabil aimerait également se marier et avoir des enfants.
Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement français est pourtant resté silencieux devant les requêtes de sa famille et celles de ses avocats.
Pour l’oncle de Nabil, le Général de Gaulle n’aurait pas hésité : « Il aurait dit « oui » tout de suite » et aurait accueilli Nabil en France.
Les avocats du cabinet Reprieve lancent un appel au gouvernement français. Ils lui proposent d’envoyer immédiatement une délégation à Guantánamo afin de faire la rencontre de Nabil et d’étudier sérieusement la possibilité de sa réinsertion en France.
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON





