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#67 des Tendances

Alerte rouge sur les POPs : résultats alarmants d’Atmo Normandie AVANT la catastrophe de Rouen (correction)

Selon nos premiers calculs indicatifs, la pollution de l'air habituelle par les dioxines à Rouen n'est pas directement létale pour la population mais est susceptible de créer d'importants problèmes de santé au long terme, notamment reproductifs, juste par l'inhalation de POPs, sans même tenir compte de la pollution encore plus importante et additive générée par l'alimentation qui représente 95% de la contamination globale.

Illustration : vue de Rouen, qualité "normale" de l'air par beau temps, février 2019

En février dernier, une météo clémente avait révélé la pollution alarmante qui existe déjà en temps normal en Seine-Maritime et particulièrement à Rouen, et ce bien avant la catastrophe de Lubrizol. Une pollution aux polluants organiques persistants (POPs) régis par la Convention de Stockholm de 2001, confirmée ces derniers jours par les études post-catastrophe de Lubrizol.

Ainsi, par beau temps et sans vent, qui ne sont bien sûr pas "la cause" de la pollution comme le suggère la voix-off de France 3, mais le révélateur de la pollution habituellement dispersée par les vents, la ville de Rouen disparaissait presque entièrement sous un nuage de pollution aux particules fines, évaluée à 8/10, "alerte rouge" sur l'échelle de pollution atmosphérique.

Après la catastrophe de Lubrizol, Atmo Normandie s'est livrée à une batterie de tests, notamment concernant les dioxines et les furanes, polluants organiques persistants (POPs) extrêmement toxiques et dangereux au long terme, dont il existe plus de 200 variantes toxiques, mais dont Atmo Normandie s'est concentrée uniquement sur les 17 variétés considérées comme étant les plus dangereuses.

Pour se faire Atmo Normandie a non pas prélevé des échantillons d'air, mais des échantillons d'eau de pluie sur une journée, dès le jour de la catastrophe, entre le 26 et le 27 septembre, dont voici les résultats :

Selon cette étude, Atmo Normandie a relevé 12,66 picogrammes de dioxine par mètre carré le 26 septembre dans la ville de Préaux au niveau du passage du panache de fumée, établissant expérimentalement que l'incendie de Lubrizol a bel et bien généré des quantités importantes de dioxines et de POPs, contrairement à ce que laissait entendre le 08 octobre, la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, faisant de l'intox à propos de ces données pour lesquelles il n'existe pas de réglementation et pas de seuils de toxicité clairement définis, la pollution aux dioxines étant multifactorielle et cumulative.

Mais ce qui est encore plus alarmant dans ces résultats est que la valeur de référence utilisée lors de cette analyse indique que l'eau de pluie dans la région est également polluée aux dioxines en temps normal et ce bien avant la catastrophe, avec une valeur médiane de 3,40 picogrammes par mètre carré par jour et une valeur maximale allant jusqu'à 31 picogrammes par mètre carré par jour...

Pourquoi ces résultats sont-ils alarmants pour la qualité sanitaire de l'air en Seine-Maritime et en France ?

Pour la simple et bonne raison que les dioxines sont insolubles dans l'eau et ne devraient donc s'y trouver qu'à l'état de traces négligeables, et que donc une forte concentration en dioxines dans l'eau de pluie est indicatrice d'une pollution de l'air très importante, comme l'indique un graphique de l'Agence de Protection de l'Environnement américain (EPA) :

 

 

Une valeur médiane de 3,40 picogrammes par mètre carré et par jour d'eau de pluie, alors que les dioxines sont insolubles dans l'eau, suggère une très grande contamination de l'air aux dioxines.

L'agglomération de Rouen a connu sur les six premiers mois de l'année 2019 308 millimètres de pluie, soit 308mL/(30jours*6mois) = 1,7mL d'eau par mètre carré, contaminée en moyenne avec 3,40 picogrammes de dioxines (Atmo Normandie), soit (3,40pg/1,7mL/)*1000mL = 2000 picogrammes de dioxines par litre d'eau de pluie en temps habituel en moyenne en 2019.

Ces 2000pg de dioxines par litre d'eau de pluie en temps normal sont bien supérieurs aux quantités négligeables de dioxines ingérées par l'eau en Amérique du Nord, et pour une consommation de 2 litres d'eau par jour pour un adulte est même 4000pg/119pg = 33,6 fois supérieure à la quantité totale de dioxines ingérés par jour définie par l'EPA pour l'Amérique du Nord, indiquant que l'eau de pluie en Seine-Maritime est une eau hautement toxique à ne surtout pas boire, ni pour les animaux ni pour les humains.

Cette contamination très forte à la dioxine de l'eau de pluie en temps normal, implique que les animaux d'élevage qui sont abreuvés à l'eau de pluie sont fortement contaminés à la dioxine.

La présence de particules fines dans l'air semble expliquer cette grande concentration de dioxines dans l'eau de pluie, une partie des dioxines se liant aux particules fines alors qu'une autre partie, moins chloré, se trouve à l'état de gaz dans l'air.

Etant donné que nous respirons en moyenne 14000 litres d'air par jour, si la concentration de dioxines est aussi importante dans 1000 litres d'air que dans un litre d'eau, cela équivaut à 14L * 2000pg = 28000 picogrammes de dioxines innhalés par jour, soit 28000/119 = 235,3 fois la contamination journalière totale à la dioxine en Amérique du Nord pour l'ensemble de la contamination (119 pg/jour), dont plus de 95% vient de l'alimentation. 

Ainsi, une seule journée respirée en temps normal à Rouen équivaut à 235,3jours/30jours = 7,8 mois de contamination globale à la dioxine en Amérique du Nord.

La dose létale pour un être humain en dioxine est de 0,2mg par kg, c'est-à-dire 2*108pg par kg, soit pour un individu de 60kg : 12 mg de dioxines (12*109pg), tandis que la demi-vie de la dioxine chez un être humain est égale ou supérieure à sept années.

Sans tenir compte de la diminution de la toxicité liée à la demi-vie des molécules, nous trouvons donc 12*109pg/28000pg par jour inhalé = 428571.4 jours soit 1190,5 ans avant de voir un effet létal sur l'être humain dû à la respiration de l'air en temps normal à Rouen.

Ainsi, l'effet de la respiration de l'air contaminé à la dioxine en temps normal à Rouen n'est pas directement létal pour la population, mais les effets de la dioxine pour la santé s'expriment de manière beaucoup plus pervasive au long terme en favorisant la création de maladies comme les cancers ou en perturbant le système immunitaire, le fonctionnement du cerveau et en amenuisant les capacités reproductives des individus, et ce à très faible dose :

Suite à un rapport européen publié en 2001, le comité scientifique de l’alimentation, ancêtre de l’Efsa, avait retenu pour les dioxines une DJA de 14 picogrammes par kilogramme de poids corporel (pg/kg) et par semaine. Pour mieux tenir compte des effets sur la qualité du sperme, l’Efsa vient d’abaisser cette DJA d’un facteur 7, pour une valeur désormais fixée à 2 pg/kg.

Euractiv - Les citoyens européens surcontaminés à la dioxine

L'ancien seuil journalier aux dioxines de 2 pg par kg et par jour a été abaissé d'un facteur 7 par l'Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) soit 0,29 picogrammes par kg par jour, c'est-à-dire pour une personne de 60 kg à peu près 17,1 picogrammes par jour, ce qui est bien en-deçà des 119 picogrammes par jour ingéré en temps habituel en Amérique du Nord d'après l'EPA et encore plus en-deçà des 28000 picogrammes par jour respirés dans la région de Rouen en temps normal, si la concentration de dioxines pour 1000 litres d'air est égale à celle d'un litre d'eau de pluie.

En considérant que cette pollution de l'air représente seulement 5% de la pollution globale par les POPs, premièrement causée par l'alimentation, l'effet létal sur 1190,5 années se voit réduit à 1190,5/(95/5) = 62,6 années en tenant compte des facteurs globaux de contamination, telle que l'alimentation, sans tenir compte de la demi-vie des dioxines qui est égale ou supérieure à 7 années, et qui rallonge sensiblement l'espérance de vie des personnes contaminées par l'air et la nourriture habituels qu'elles inhalent et ingèrent à Rouen.

Ces résultats semblent conformes avec l'espérance de vie actuelle et laisse suggérer que la première cause de vieillissement prématuré, de réduction de l'espérance de vie, de morbidité, et de mortalité est la pollution aux dioxines dans l'environnement.

Ces données indiquent que la pollution à la dioxine n'est pas directement létale mais qu'elle va influencer la formation de maladies et de problèmes biologiques, tels que le vieillissement, les cancers, des problèmes endocriniens et reproductifs, aux doses habituellement présentes, et que la catastrophe de Lubrizol augmente l'exposition à ces toxiques.

La catastrophe de Lubrizol de Rouen montre ainsi que la qualité de l'air à Rouen est déjà en temps normal alarmante en ce qui concerne les polluants organiques persistants (POPs), en présentant des taux élevés de toxiques dont l'élimination est l'objectif de la convention de Stockholm de 2001 signée et ratifiée par la France, du fait de leur impact sanitaire sur l'environnement, les êtres humains et les animaux.

La France doit tout faire en accord avec les objectifs de la Convention de Stockholm pour améliorer la qualité de l'air et réduire les taux de POPs à des quantités négligeables dans l'air, dans l'eau et dans l'alimentation afin de protéger la population de ces produits chimiques extrêmement dangereux et toxiques sur le long terme.

Tags : Environnement Santé Santé menacée Pollution Industrie Lubrizol




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17 réactions à cet article    


  • 1 vote
    sls0 sls0 11 octobre 18:04

    Par précaution pas de vaches laitières dans les pelouses de la ville de preaux si on est assez pour les ceintures et les bretelles. 

    95% de l’intoxication aux dioxines c’est via la chaine alimentaire, produit laitier, poisson, viande de boeuf.

    1pgr/gr dans la graisse du lait est considérée comme normale, à 3 on recherche la cause et à 5 on interdit la consommation. Le lait maternel ça peut monter jusqu’à 30pgr/gr, vu la durée de l’alaitement ça ne pose pas de problème. Alors une exposition aux fumée d’un incendie c’est moins grave qu’un allaitement car ça dure moins longtemps.

    La LD50 qui fait de gros dégâts c’est en microgrammes, oui un rapport d’un million avec le picogrammes.

    Si on veut avoir une connaissance sérieuse de la nocivité des dioxines, il y a une méta-analyse collective de l’Inserm qui tient la route. Un pdf de 423 pages quand même.

    https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://hal-lara.archives-ouvertes.fr/hal-01571987/document&ved=2ahUKEwiMyf_wrJTlAhUmHTQIHWJxAac4ChAWMAN6BAgFEAE&usg=AOvVaw3bUwRm6H_1tN1vzIZE9qF0

    Dans l’article on mélange les torchons et les serviettes, des règles de 3 faites sur des données imparfaites, un bon exemple c’est la non prise en compte de la demi vie des dioxines.

    Ben oui, il y a 12,6 pgr par m2 à Preaux au moment de l’incendie. Combien y avait il avant ?

    C’est qu’il a un passif surtout dans une région portuaire. Dans les années 80 sont sortie les premières lois anti dioxines, dans les années 90 on a surveillé les incinérateurs. Depuis le taux de dioxine dans notre graisse a diminué par 4.

    Entre une mère de famille qui laisse son mioche une semaine dans un jardin public à Preaux et une mère qui allaite, il n’y a pas photo coté dioxine, la mère du jardin public expose beaucoup moins au risque.

    Comme je l’ai écrit plus haut pas de problème avec le lait maternel vu la durée d’allaitement, c’est pour comparer.

    Bon s’il y a une vache laitière dans le jardin public et que le mioche boit son lait, avec le facteur 2, le lait sera à 6 pgr.

    Conseil aux mères de familles qui vont au jardin public de Preaux : Ne pas laisser leur mioche traire les vaches.

    Avant d’écrire un article sur les dioxines, on se renseigne un minima chez les gens qui connaissent comme l’OMS ou l’Inserm, ça évite d’écrire des choses erronées.


    • vote
      abolab 11 octobre 19:21

      @sls0 Avant de commenter, il est intéressant de lire l’article. Encore une fois, les données d’AtmoNormandie indiquent qu’il y a bien eu des quantités importantes de dioxines produites par l’incendie. Retrouver des dioxines dans l’eau de pluie n’est pas anodin, car les dioxines sont insolubles dans l’eau et ne devraient donc pas s’y retrouver... Donc si en temps habituel, hors catastrophe, l’on a des valeurs aussi importantes dans l’eau de pluie par litre... 33 fois ce que l’on ingère par l’alimentation et inhale en une journée en Amérique du Nord, c’est qu’il y a clairement un grave problème de pollution à ce toxique extrêmement dangereux.


    • vote
      sls0 sls0 11 octobre 20:32

      @abolab
      Vous mélangez tout, difficile ou plutôt pénible à vous le démontrer car il faut tout vous expliquer même le minimum syndical. J’ai mis en lien du solide, vous lisez, vous apprenez ensuite on discute.
      Le sable n’est pas soluble dans l’eau pourtant ça ne manque pas, le delta du Rhône en est la preuve.
      Pour votre info, ils n’avaient pas toutes les donnéees pour faire une étude exhaustive aux USA, il y a des lacunes et en l’absence de données il y a de l’arbitraire qui a été pris à titre conservatoire. Les autres études sont plus complètes.
      Oui les dioxines sont dangereuses mais leur LD50 c’est en milligrammes qu’on cause.
      Vous vous venez avec des picogrammes, un million de fois moins. Oui ça peut avoir un effet si la concentration reste le même ce qui n’est pas le cas et qu’on lèche les rues et bâtiments pendant 40 ans.


    • vote
      abolab 11 octobre 22:45

      @sls0 Vous ne comprenez pas le danger des dioxines. Ce n’est pas la dose létale (en mg) qui fait le danger de ces produits, bien au contraire, c’est leur persistance dans l’environnement sur de très grandes périodes et le fait qu’elles soient toxiques à des doses infinitésimales, de seulement quelques picogrammes par jour. Mais surtout qu’elles soient bioassimilables et que leurs effets de toxicité sont cumulatifs. Si tous les jours, vous consommez des produits contaminés de manière marginale à la dioxine, vous vous intoxiquez de manière quotidienne de manière cumulative. Vous n’atteindez peut-être jamais la dosé létale de la dioxine, mais vous pourrez mourir bien avant des conséquences secondaires de leur toxicité qui favorise l’apparition de maladies et la faiblesse du système immunitaire, sans parler des effets hautement toxiques sur les foetus et la reproduction... Pensez un peu aux générations futures...


    • vote
      sls0 sls0 12 octobre 01:20

      @abolab
      Si je connais le danger de la dioxine mais contrairement à vous ce n’est pas basé sur du fantasmé ou des calculs biaisés par la méconnaissance.
      Si je parle de dose létale c’est pour donner un ordre d’idée à vos chiffres, le rapport c’est le million entre les microgrammes de la dose létale et les picogrammes que vous sortez.
      Le rapport entre la dose mortelle d’arsenic et la dose de sécurité alimentaire est de 8000 et non un million.
      Oui c’est bio assimilable et très bien stocké dans les graisse mais avec la demi vie après 40 ans ça n’augmente plus si les paramètres d’exposition ne bougent pas. 40 ans c’est 14610 jours, si au cours de cette période vous êtes exposé à 4 fois la dose habituelle suite à un incendie pendant 7 jours ça modifiera votre dose de 0,14%. Si vous aimez le fromage vous emplafonnez ces 0,14% sans problème.
      Le facteur principal dioxine c’est l’alimentation.
      Pour les générations futures ne vous inquiétez pas, on a déjà divisé le taux de dioxines des français par 4 en 30 ans, on leur laisse du pas trop déguelasse par rapport à ce que nous ont laissé les générations antérieures et avec les ressources qu’on leur laisse j’ai bien peur que la métallugie, la pétrochomie et des incinérateurs il y en aura plus des masses.

      Si quelqu’un me dit qu’en 2100 la population mondiale sera à 4-5 milliards je le traiterai d’optimiste.
      40% de notre bouffe c’est du pétrole.
      La courbe de la population suis parfaitement le PIB mondial qui lui suit parfaitement l’énergie disponible surtout le pétrole qui permet le transport, l’agriculture, les échanges, ect. Franchement pas merveilleux l’énergie qu’on leur laisse. Pour se faire une idée, un moteur d’une petite voiture a la même puissance qu’une éolienne de 15m de diamètre avec un vent de 10m/s ou 36km/h.
      N’impliquez pas les générations futures, elles vont déjà dérouiller suite à notre égoïsme et notre gaspillage.
      Vous croyez que Lubrizol pollue pour le plaisir de polluer ? Ben non, leurs additifs c’est pour votre bagnole, votre plaisir égoïste.
      Vous ne voulez pas de Lubrizol, faites du vélo.


    • vote
      abolab 12 octobre 09:16

      @sls0 Ne mélangeons pas tout. Nous ne parlons pas de pétrole ou d’arsenic, mais de dioxines, produits ô combien plus toxique et dangereux. L’arsenic, à forte dose est cancérigène, mais à très faible dose protège du cancer (double effet).

      Les dioxines quant à elles sont létales à "forte dose" (quelques milligrammes) et également très toxiques à doses infinitésimales (quelques picogrammes).

      Mettez donc s’il vous plaît de côté vos théories sur le PIB et regardez plutôt la réalité. Nous connaissons déjà les effets bien réels de la dioxine, et pour cause, il y a des antécédents de pollution aux dioxines, regardez plutôt ce site :

      https://www.agent-orange-vietnam.org/present/images

      Le niveau moyen de TCCD dans les tissus adipeux est de 15 parties par trillion (ptt) dans les échantillons contaminés du Sud Vietnam, ce qui est trois fois plus que dans des étude épidémiologiques d’échantillons effectués aux Etats-Unis. Les niveaux dans le sang excédaient aussi de trois fois ceux des échantilllons américains (13 ppt vs 4ppt)

      Agent Orange in Vietnam  American Journal of Public Health

      Vous voyez bien que les effets dévastateurs de la dioxine et notamment sur le développement des enfants se traduisent à des doses très faibles, juste trois fois supérieures à celles trouvées en temps "habituel" dans les échantillons biologiques. "Habituel", car la pollution aux dioxines est en fait omniprésente due aux activités industrielles ne filtrant pas les produits de leurs combustions ou de l’air qu’elles polluent via des process de fabrication ou des process chimiques, et pas uniquement due à des catastrophes comme Achères ou Lurizol, ou par des guerres chimiques, comme celle du Vietnam.

      Les résultats d’AtmoNormandie trouve une quantité moyenne de dioxines dans un litre d’eau de pluie 15 fois supérieure à tout ce qui est ingéré par jour aux Etats-Unis, y compris par l’alimentation. Je ne vous fais pas de dessin sur les risques que cela représente, étant donné que l’EFSA a déjà pointé du doigt une contamination de grande échelle des citoyens européens à la dioxine par l’alimentation.

      Peut-être avez vous entendu parler de l’"affaire des bébés nés sans bras", dont il existe approximativement 150 cas en France ? Sans tenir comte des autres malformations congénitales, de l’infertilité et de nombreux autres problèmes d’ordre reproductifs dans la population. La dioxine est un problème sérieux pour la population actuelle et les générations futures.


    • vote
      abolab 12 octobre 15:28

      @sls0 En matière de dioxines, il n’y a pas de sécurité alimentaire, ou de "seuils de toxicité", car toute dose de dioxines est une dose de trop... La dioxine peut être produite naturellement, par exemple par des volcans, mais la majeure partie est de la dioxine anthropique causée par les incinérateurs industriels, ceux des hôpitaux, certains processus industriels chimiques, ou encore la déforestation anthropique par brûlis pour l’élevage comment en Amérique du Sud et la politique de la terre brûlée de Bolsonaro. Tout cela crée un nuage mondial de pollution chimique. Et pour ceux qui disent que les dioxines ne sont pas volatiles et restent sur place, localement... ce sont des bobards...Même le sable du Sahara est transporté jusqu’en France par les vents.


    • 1 vote
      sls0 sls0 12 octobre 16:09

      @abolab
      Comme vous ne mettez aucune fiche roxicologique pour confirmer vos dires je mets celle de l’Ineris :
      https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://substances.ineris.fr/fr/substance/getDocument/2782&ved=2ahUKEwiLwsu-25blAhWnmOAKHc3oDqUQFjAAegQIBRAB&usg=AOvVaw0HuaC7Q-M3CN_yiIEWZqb
      Elle infirme plutôt que confirme vos dires.
      Il ont balayé très large au niveau mondiale par exemple pour l’agent orange il y a le coté vietnamien et US, l’arroseur et l’arrosé.
      Bonne lecture, 82 pages c’est rare pour une fiche toxico, elle est complète.


    • vote
      mat-hac mat-hac 13 octobre 10:56

      @sls0
      Les pesticides non vérifiés et interdits sont responsables de la féminisation des hommes non reconnues par les industries depuis longtemps.
      Du coup Macaron prend de l’avance et supprime la filiation du père ;


    • vote
      rita6 rita6 12 octobre 07:00

      Une Loi Macron autorisant a cette usine de stoker toujours plus de saloperies..

      Bizarre personne en parle dans les partis politiques ?


      • 1 vote
        abolab 12 octobre 10:24

        @rita6 J’ai pris connaissance d’un décret (n°2018-435) signé par le Premier Ministre Edouard Philippe et le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, permettant aux sites SEVESO déjà existants de ne plus avoir d’évaluations environnementales systématiques lors de leurs projets ou aménagements. Ce décret a pu bénéficier aux sites SEVESO de Rouen et d’Achères, siège de deux catastrophes industrielles majeures en l’espace de moins de trois mois.


      • vote
        rita6 rita6 12 octobre 10:35

        @abolab...Merci qui ?


      • vote
        abolab 12 octobre 10:57

        @rita6

        En France, un décret est un acte exécutoire à portée générale ou individuelle pris par le président de la République ou par le Premier ministre qui exerce le pouvoir réglementaire (art. 21 et art. 37 de la Constitution).

        Décret en France — Wikipédia

        Il semble donc que ce décret soit de l’initiative du Premier Ministre Edouard Philippe. Si ce décret apparaît malvenu, dans un contexte où l’on s’aperçoit que les sites SEVESO semblent très vulnérables aux incendies en France, l’enquête n’a pas encore déterminé si ce décret peut être à l’origine des incendies de Lubrizol et d’Achères, selon les premières informations dont je dispose.
        Pour Lubrizol, l’origine de l’incendie serait "extérieure au site", mais le décret a-t-il oui ou non favorisé l’expansion de l’incendie dans le site ? Nous ne savons pas encore. Et pour Achères, nous ne savons pas si l’utilisation de soude pour nettoyer le circuit de refroidissement de fours planifié dès la plan d’action 2018 a été décidée avant ou après le 04 juin 2018, date de parution du décret. Mais il se pourrait bien que cette décision ait été prise après.

      • vote
        rita6 rita6 12 octobre 11:28

        @abolab..Le premier ministre n’est que le larbin de Macron..tout passe par lui..TOUT..c’est comme cela que les psychopathe exerce leur folie..le "commandeur" de l’Elysée ne déroge pas à cette psychose permanente de tout régenter !
        Il voulut être roi d’un royaume à sa taille et ne trouva qu’un rêve commandé chez la concierge du coin !
        Toutes ses directives ou lois ne servent que le grand capital !
        Ne pas oublié que ce grand capital n’est qu’uns infime partie du peuple dans un monde fragilisé à l’extrême par ces "voyous"..ils ne survivent qu’un bref instant surtout de nos jours ou tout va si vite !
        En France "ils" sont comme l’EPR..le tonneau des danaïdes..un trou sans fond !


      • vote
        abolab 12 octobre 15:33

        @rita6 Le tonneau des danaïdes c’est bien l’oeuvre à laquelle s’attachent actuellement les autorités à vouloir mesurer la pollution créée par l’incendie de Lubrizol, car la majeure partie de la pollution n’est pas resté au niveau local à Rouen. Ainsi, ils ne peuvent tirer que des conclusions erronées de ces mesures. Et quant à mesurer la formation théorique de composés toxiques, c’est également une tâche impossible étant donné les milliers de combinaisons possibles entre les monomères et atomes présents sur ce site seveso.


      • vote
        sls0 sls0 12 octobre 18:52

        @abolab
        Non vous n’avez pris connaissance du décret.
        Le décret (n°2018-435) ne correspond pas aux augmentations de stocks. Ca parle de diamètre de tuyaux, d’emprise au sol, de contrôle de l’air en fonction du nombre d’habitants.
        En regardant le code de l’environnement j’ai retrouvé.
        Avant il y avait l’étude systématique environnementale et le cas par cas. Si la première c’était très lourd, la deuxième était quand même assez lourde en traitement aussi.
        Toutes modidications est soumise à déclaration, le traitement en fonction des critères c’était soit systématique ou cas par cas. Il n’y avais pas de plancher.
        Quand l’administration recevait un avis de modification pour une augmentation de stock pas trop excessive c’était traitement lourd malgré qu’après un analyse rapide ça restait dans les clous, on sortait la grosse artillerie administrative.
        Maintenant pour une modification simple et sans impact facilement analysable, il y a dispense d’étude environnementale.
        Dans le cas d’Achères ils augmentaient leur stock de chlorure ferrique (qui pour rappel ne brûle pas) le système de rétention et les parades aux risques couvrent, on autorise.
        Avant l’industriel faisait une photocopie de l’ancien étude environnementale, changeait la date et la capacité de stockage. Cool pour lui sauf le délai d’attente pour l’analyse par les différents services de l’état qui pour eux c’était le même effectif et durée en homme/jour.
        Un service vous leur faites faire un boulot qui ne sert à rien, ça risque d’être baclé avec le risque que le baclé s’étende à du sérieux.
        Après les fiches toxicos des dioxines vous feriez bien de lire le code de l’environnement.


      • vote
        abolab 13 octobre 18:41

        @sls0 Je n’ai jamais parlé d’augmentation des stocks... Je ne sais pas quelles directives il y a eu à ce niveau là. J’ai parlé d’un décret qui oblige une évaluation systématique des installations seulement pour les sites nouvellement classés SEVESO, mais pas ceux déjà existant.

        Tout dépend de quel stock, l’on parle, car s’il s’agit d’augmenter le stock de produits "binaires", qui peuvent réagir ensemble, ça peut poser des problèmes de sécurité. Et si les produits binaires par exemple ne sont plus séparés mais dans le même entrepôt, cela peut créer des risques nouveaux également...

        Donc l’évaluation de la sécurité de sites SEVESO n’est pas à prendre à la légère. Même s’il s’agit à première vue de modifications ne portant pas à conséquences, parfois des modifications apparemment anodines peuvent, selon le contexte, très vite devenir catastrophiques.



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abolab


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