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La double face de la monnaie

Source : La double face de la monnaie

La double face de la monnaie est un documentaire, réalisé en 2006 par Vincent Gaillard et Jérôme Polidor, portant sur l’argent et ses alternatives dans le domaine de la consommation, des systèmes d’échanges et de travail.

 

 

La double face de la monnaie démystifie l’argent et propose de reconsidérer notre perception de la richesse. Il donne la parole à des hommes et des femmes qui n’ont pas la visibilité médiatique de leurs homologues libéraux : le philosophe Patrick Viveret, l’économiste belge Bernard Lietaer, le président du Conseil scientifique d’Attac Dominique Plihon, la sociologue argentine Héloïsa Primavera, le Canadien Michael Linton, inventeur des systèmes d’échange locaux...
Et il interroge les utopies concrètes que sont les monnaies complémentaires et les systèmes d’échange locaux. L’argent est devenu la valeur centrale de nos sociétés. Comme une drogue, les individus, toujours à sa recherche, craignent d’en manquer. Beaucoup sont prêts à faire n’importe quoi pour s’en procurer.

 

La monnaie n’est pourtant pas naturelle, c’est une création humaine censée favoriser l’échange et la création de richesse. Son émission, sa circulation, sa distribution en font un outil de domination et d’asservissement d’une partie de plus en plus grande de l’humanité, au profit d’un nombre de plus en plus réduit d’individus. Depuis la fin des années 90, des systèmes d’échanges complémentaires sont mis en place par des citoyens un peu partout dans le monde. La monnaie redevient un outil social, au service de l’homme.
Le Chiemgauer allemand, la Banque du temps anglaise et les Systèmes d’Échange Locaux français, sont des preuves concrètes que la monnaie peut redevenir un sujet de débat dans la société occidentale. Le film part d’une volonté simple : démystifier l’argent et reconsidérer notre perception de la richesse. L’argent est au coeur des préoccupations de notre société : tout le monde l’utilise, chacun s’emploie à s’en procurer, mais qui s’interroge sur sa nature ? Poser la question du bien-fondé de la prédominance de l’argent sur toute autre richesse, conduit à une remise en question de beaucoup de nos valeurs, souvent profondément ancrées. Aujourd’hui, toutes les décisions politiques sont justifiées par des « contraintes » économiques, présentées comme inéluctables, voire « naturelles ». Toute activité humaine doit dorénavant être rentable. Dérégulation, exploitation de l’homme, de la nature, sont ainsi acceptées fatalement avec un sentiment d’impuissance, sous prétexte de réalisme économique. La monnaie n’est pourtant pas naturelle, c’est une création humaine sensée favoriser l’échange et la création de richesse. Son émission, sa circulation, sa distribution en font un outil de domination et d’asservissement d’une partie de plus en plus grande de l’humanité, au profit d’un nombre de plus en plus réduit d’individus.

Voir Aussi :
Le monde et l’argent
Quelle philosophie de vie

Tags : Economie Société Philosophie Solidarité Monnaie




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6 réactions à cet article    


  • 2 votes
    Abdelkrim BOURGUIGNON Abdelkrim BOURGUIGNON 21 février 2012 18:01

    C’est bien le S.E.L, j’en suis d’ailleurs partiipant, mais comment faire pour le développer davantage ? C’est très marginal comme système... Comment faire pour un jour acheter un billet d’avion ou faire ses courses avec des crédits temps ? Ça bloque...


    • vote
      epapel epapel 21 février 2012 19:05

      Vous posez les bonnes questions, et elles contiennent les réponses : le SEL sont et resteront des systèmes marginaux car ils leur manquent deux choses :
      - la confiance face à des anonymes que seul un État peut assurer et garantir
      - la possibilité de prélèvements qui permet l’existence d’un État et donc de services publics et fonctions régaliennes..


    • vote
      epapel epapel 21 février 2012 19:08

      En fait, ces systèmes alternatifs ne sont que du troc amélioré qui prévalait dans les sociétés primitives avant l’existence des États.
      .
      Généraliser ça serait un bon en arrière de 5000 ans.


    • 2 votes
      Romios Romios 22 février 2012 12:22

      Seul l’état ?

      Pourtant, Il y a pléthore de systèmes privés qui se sont imposés :

      L’organisme des cartes bleues n’est pas étatique pourtant je suis certain que vous avez une carte bleue dans votre poche et que vous êtes persuadé avoir un moyen de paiement fiable.

      De même vous avez des tickets resto, vous achetez sans doute ur le net avec paypal etc.

      C’est jugé fiable parce qu’on vous a inculqué qu’il faut faire confiance aux établissements lucratifs.

      Lucratif= sérieux mutuel=loufoque

      La réalité est qu’en fait les établissements lucratifs sont sur des modèles économiques paradoxaux et entraînent des crises cycliques que les modèles mutualistes savent éviter.

      Mais comme nous sommes séduit par les apparences, nous entrons plus volontiers dans une agence bancaire lucrative pimpante car elle vous dépouille suffisamment pour se payer des réaménagements réguliers que dans une agence mutualiste terne car elle ne refait sa vitrine que tous les 40 ans quand l’eau fini par passer à travers.

      Et je ne parle pas du conditionnement publicitaire.



    • vote
      gazatouslesetages 22 février 2012 19:45

      "la confiance face à des anonymes que seul un État peut assurer et garantir".
      .
      je suis plié en lisant ça :)


    • vote
      wesson 22 février 2012 23:45

      Les SEL sont un système monétaire bien qu’il s’en défends, et en possède donc toutes les tares, voire même plus.
      .
      Et au final, ils ne sont qu’un prétexte à la fraude fiscale. Et oui, que cela plaise ou pas, dans sa définition la plus stricte, l’impôt prélevé par l’état est reversé à 100% au bénéfice des contribuables, c’est donc la forme la plus efficace de solidarité, même si cela ne fait pas plaisir.
      .
      Après, le fait que l’impôt soit actuellement dévoyé et pillé pour principalement rembourser une dette douteuse, c’est une autre histoire qui peut se régler par une réelle volonté politique.



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Yoann

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