"Tant qu’il y a une personne il n’y a pas de délivrance et quand il y a délivrance il n’y a plus personne parce que c’est de la personne que la délivrance délivre"
Je ne connaissais pas. Merci pour cette précision.
C’est effectivement très proche de la conception boudhiste, en prenant le terme de "personne" synonyme d’"égo".
Bon, donc en résumé, on dirait que tout le monde parle de la même chose avec des mots différents et des points de vue divers regardant vers la même chose mais ne voyant pas la même chose, en quelque sorte...
Tout à fait. C’est peut-être en passant par un travail de synthèse que l’on pourra éventuellement réunir nos points de vue.
Les chrétiens, à la suite des Juifs, croient en un Dieu personnel et créateur. L’Absolu des bouddhistes est beaucoup plus impersonnel et demeure totalement étranger à cette notion de création. Certes, comme le rappelle les deux interlocuteurs, le bouddhisme ne nie pas explicitement l’existence d’un Dieu créateur et on peut sans soute parler du bouddhisme comme d’une voie apophatique (c’est à dire qui reste silencieuse à ce sujet)
C’est super intéressant comme débat, comme quoi le sujet sur la FM peut s’avérer constructif ;)
Effectivement, la différence Boudhisme / Christianisme semble se faire entre un absolu impersonnel et la figure traditionnelle d’un créateur personnifié. C’est un véritable schisme pour la pensée, un dilemme. Mais les enseignements de Jésus ont-il été respecté, voire même compris ?
Si l’on comprend les enseignements de Jésus (alors Christ) comme une invitation à le suivre, à l’imiter. En ce sens, il montre cette même voie du détachement, du non jugement qui mène à ce "monde de Dieu qui n’est pas ici" ou qui éloigne de l’illusion du "samsara", la vie conditionnée. Tous deux indiquent que c’est en passant par l’état de "boudéité" ou de "Christ" que l’on peur réaliser l"éveil, la libération. Enfin, c’est comme ça que je vois ça actuellement ;)