Bon, eh bien, je n’ai pas eu le courage d’aller au bout, j’ai craqué à partir du "droit" des enfants à travailler. Le bonhomme mélange tout et n’importe quoi et secoue ça dans un shaker. Passons sur l’enfant de six ans qui pourrait passer son permis de conduire – je ne sais pas ce que fume ce gus, mais j’en veux ! –, mais on passe ensuite du délire à un pétainisme rentré qui veut que le travail "libère" et soit la seule source de revenus envisageable… À l’heure où on discute enfin d’un revenu inconditionnel de base, il faut subir la malfaisance de ce genre de dinosaure. Sous des dehors de baba cool un peu largué mais sympa se cache un totalitarisme redoutable.
Moi aussi, je crains le pire avant de regarder la vidéo : je sens venir le culte de l’enfant-roi, dont on peut quotidiennement constater les ravages. Ça va du môme étalé de toute sa longueur en travers d’une allée de supermarché, jouant comme s’il était seul au monde, à celui qui me demande une cigarette dans la rue et tape du pied parce que je la lui refuse. Également, ces chiards qui emmerdent tout le monde dans le bus, importunent les autres clients au restaurant, sans que les parents ne mouftent, ou alors pour engueuler ceux qui auraient l’impudence de remettre la chair de leur chair à sa place.
La première chose à faire comprendre à un gosse, c’est qu’il n’est pas tout seul et que, non, ses désirs ne sont pas des ordres. Un gosse n’est pas "fini", son plaisir immédiat est son seul critère, et s’il n’y est mis d’opposition, il devient un tyran et, plus tard, l’enfant-roi devient le roi des cons.
Ah, Robinouille et son impérissable "appel divin" qui l’envoya en Polynésie… Un genre de Nicolas Miguet (Google est ton ami), journaliste auto-proclamé et agité du bocal notoire.