La fin de la démocratie est plutôt liée à d’autres faits que l’écriture de la Constitution...
- Ce sont les médias (et ceux qui les possèdent) qui distribuent les temps d’antenne lors des campagne électorales. La preuve de leur influence, c’est que les candidats arrivent dans l’ordre exact proportionnellement aux temps de passage dans les médias. Les électeurs choisissent entre des candidats présélectionnée par les médias et leurs propriétaires.
- Les médias n’organisent que des débats pas dérangeants, avec des invités sans risque.
- Les candidats qui dérangent sont censurés et blacklistés par les médias.
- Les décisions de fond ne se prennent plus à l’échelon national, mais européen (BCE et Commission européenne) et à Washington au FMI.
Les élus nationaux et européens ne décident de plus rien d’essentiel. Et ceux qui détiennent le pouvoir de décision et de nuisance, ne sont élus par personne, mais cooptés. Ils sont à l’étranger, hors de portée du vote des citoyens...
- En France, le FN sert d’épouvantail, 80% des français sont prêts à voter pour n’importe quelle chèvre, pourvu que le FN n’arrive pas au pouvoir. La boucle est bouclée, les chèvres ont été présélectionnées par les médias, toujours les mêmes en alternance, qui vont appliquer les directives de Bruxelles, du FMI et de la BCE.
Pour que des élus français changent quelque chose, il faut qu’ils aient comme article 1er dans leur programme la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN par l’article 50.
La sortie de l’ UE est un Droit inscrit dans les Traités : " Tout Etat membre peut décider de sortir de l’ UE". Ce n’est pas l’ UE qui accorde la sortie, c’est l’ Etat qui veut sortir qui décide.
Si vous élisez des gens, aussi honnêtes et compétents soient-ils, en restant dans l’ UE, vous n’aurez aucune prise sur les centres de pouvoir dont les responsables ne sont pas élus, mais se cooptent entre eux..., et en plus, aucun n’est en France.
Il ne peut y avoir de démocratie que dans le cadre national, la démocratie nécessite "un demos", un peuple, et il n’y a pas de peuple européen.
Sapir prévoit que la sortie de l’euro (et de l’ UE, les deux sont liés) : — c’est une croissance entre 8 et 21% dans les 4 ans — c’est 1 à 2 millions d’emplois — une réduction de la dette — et la réindustrialisation du pays.
Mosco n’a pas envie d’entendre cela sur les télés publiques. Il soutient l’ UE et l’euro à bout de bras pour que les banques continuent à se gaver avec les intérêts de la dette, et pour arriver au bout du vrai objectif de la construction européenne : envoyer les Etats providence aux égouts.