Passer son temps à décrire les catastrophes sans songer à y soustraire
le peuple est une forme de non assistance à peuple en danger.
On ne peut pas demander à ces hommes de porter des projets politiques. Ils font déjà beaucoup, ce qu’ils peuvent, et sont relativement écoutés, le drame c’est que les "démocrates", ou "les" Occidentaux, attendent en réalité un Sauveur. Un homme providentiel qui les sauvera.
Il faut aussi que cette masse informe que l’on appelle le Peuple se bouge en dehors des sentiers battus. Malheureusement en démocratie de Marché et d’Opinions il y a une telle cacophoniequ’un mouvement ordonné et organisé semble inconcevable.
Le bon sens n’ est jamais spectaculaire, mais il tient la route et
longtemps après si on s’ en souvient, on dit, ce mec avait raison.
Ce n’est pas du "bon sens", mais une parole d’ "expert", et en tant que tel il peut être écouté. Le "bon sens" il me semble que toi, moi et nous "ignorants" le possédons. Ce "bon sens" et cette parole d’expert arrivent malheureusement tardivement ... ce sentiment partagé que quelque chose va nous tomber dessus n’a pas attendu Olivier Delamarche.
Olivier Delamarche atteint très vite ses limites, il ne faut pas non plus lui en demander trop. n’est qu’un gestionnaire qui pointe les défaillances d’une Finance mondialisée folle. Il est aussi plus spectaculaire et théâtrale dans ses interventions, ce qui lui donne un certain poids, mais ça s’arrête là.
Olivier Berruyer et Jacques Sapir dans leurs registres sont infiniment plus intéressants et pédagogiques.
Je ne comprends pas ce que vous gagnez, concrètement, à jouer le jeu. Tout ce que fait l’électeur est de "demander" à relancer la partie. Mais les règles sont claires, il ne peut jamais gagner. Tout est truqué. On ne joue pas à un jeu que l’on sait truqué, à moins d’être une bonne joueur. C’est difficilement compréhensible de lire des individus intelligents accepter de donner leur chance à des stars de la politique qui vous trahiront, quinquennat après quinquennat. Le rituel du vote a un poids énorme, écrasant certainement, dans votre imaginaire. Je ne peux pas expliquer autrement votre besoin de participer à ces cérémonies de consécration des dominants.
S’ils continuent de voter mais en prenant conscience qu’ils
sont maitre de leur destin, c’est l’essentiel …
Je ne vois pas comment cela peut s’accorder. D’un côté "croire" ou "vouloir croire" ou "se laisser avoir" en des mensonges en pratiquant le vote, de l’autre une notion d’autonomie et d’indépendance d’esprit. L’essentiel en ces temps est de se désengager (en conscience) de ce spectacle tragique, pour mieux s’engager "ailleurs". Le rituel du vote est d’une certaine manière une "démission" pour un individu, cet électeur s’en remet (même sans espoir) à une star de la politique. Je ne vois pas de maîtrise de quoi que ce soit, juste un abandon.