Je suppose que c’est vous qui avez traduit le texte de l’intervention sur la vidéo. Comme toujours, votre traduction est exemplaire, et c’est un réel plaisir que de vous lire. Je rappelle pour ceux qui ne le sauraient pas, qu’une bonne traduction ne doit jamais apparaître comme une traduction, mais toujours donner l’impression que l’auteur du texte original s’est directement exprimé dans la langue traduite, ici le français. Une précision cependant qui peut-être vous sera utile, Christophe, c’est l’expression que vous avez employée : "moins pire". Cette formule erronée, qu’on entend ou lit tous les jours en France, témoigne de l’oubli, ou de l’ignorance pour certains, de la grammaire du français. Il aurait mieux fallu dire "moins mauvais". Pour ceux que cela intéresse voici ce qu’en dit à ce sujet l’Académie française.
"(...)quelle est actuellement l’arme - 100 000 fois plus puissante que l’arme atomique, et pas forcément explosive - que les Etats-Unis sont en train de finir de mettre au point dans le plus grand secret ?"
La réponse est simple, mais de fait difficile à admettre pour beaucoup, précisément parce que cette arme est utilisée depuis en gros soixante ans et dans le plus grand secret, donc elle a déjà fait son effet.
Et cette arme, c’est celle-ci : le formatage des esprits selon la manière de voir anglo-américaine, et notamment, pour ne pas dire surtout, par la propagande maintenant véhiculée en France même, par tous les journaux (France two en tête) comme quoi l’anglais "est" la langue internationale de fait. (fin de citation).
Bien entendu, quiconque ayant échappé quelque peu à cet arme, et ou ayant encore une once de jugeote saura que l’anglais n’a aucune vertu pour être une langue internationale, mais absolument aucune, si ce n’est qu’elle est imposée par l’empire pour son seul profit, et avec l’aide de nombreux auxiliaires prêts à se vendre, même contre ce qui fait le génie de leur pays : la langue maternelle.
Je citerais comme ça, en gros, les politiques, les journalistes et, d’une manière générale les opportunistes de tout poil. Et cela ne manque pas. Michel Serres les appelle "les collabos".
Le problème avec Michel Serres, c’est qu’il ne propose aucune solution sérieuse, et pourtant...