Hâbleur
L’homme qui affirme sa judaïcité
veut rabattre le caquet des gaulois. Il fustige la patrie en commettant la
confusion entre le nationalisme et l’identité nationale, culturelle.
Voilà un pseudo philosophe qui, à
force de s’écouter parler finit par dire n’importe quoi. Il m’indispose ce
bellâtre qui se mêle de tout et de rien, juste pour faire un spectacle qui n’en
est pas un. La machine à penser a un processus aléatoire dans son programme.
Il pointe une caméra sur Massoud
et une autre caméra, avec une mitrailleuse dedans, pointe définitivement
Massoud, un vrai poète. On a eu un beau reportage du guerrier romantique, mais
à quel prix pour lui.
A moins paraître, ce personnage
médiatique pourrait peut-être retrouver du bon sens. L’appellation :
« philosophe » n’est pas contrôlée ; tout au plus pourrions-nous
lui décerner celle de bavard incorrigible, de « m’as-tu vu » bien
intégré dans une société en représentation.
Il fait le coup de poing quand il
se fait entarter ; est-ce la sagesse propre à la philosophie ça ?
Se montrer, se montrer, et on
finit par croire que cela peut tenir lieu de valeur humaine. C’est une
entreprise de déstabilisation du téléspectateur dont notre homme ne semble pas
avoir conscience, mais il est vrai qu’il n’est pas le seul dans ce cas.
Dans le Nord, on a un
dicton : grand dis-je : petit fais-je. Quelques bons points,
cependant pour la défense de Ayan Irsin Ali et quelques autres mais le
bavardage incontrôlé gâche tout à l’écran. Question de grosse tête, sans doute,
grosse comme l’amphore de Diogène, mais sans Diogène dedans. Pseudo philosophe vous
dis je.