Nous sommes
tous les témoins passifs d’une barbarie sans cesse renouvelée.
Günter Grass
On
ne peut arrêter le cours de l’histoire des hommes ni l’accélérer. Les religions
sont des particularismes mimétiques dont on ne dissuadera pas les croyants en
un jour ni même en un siècle.
Pour débarrasser la politique de la religion, il a
fallu attendre en France, le début du vingtième siècle et encore, il reste des
confusions.
Il
n’y a pas d’autre solution que de laisser les pratiquants d’une prière
s’exprimer quand bien même la motivation serait pour une bonne part politique.
Le
fait de se conforter par le nombre montre bien que ces pratiquants sont plus
dans l’idolâtrie du groupe que dans une foi personnelle directe avec leur Dieu
(Allah).
La
laïcité ne peut être comprise que par la tolérance de la religion ou de la non
religion, tout en se défendant de l’ingérence de l’une ou de l’autre dans l’une
ou dans l’autre.
Chacun
doit pouvoir exprimer ses idées, ses croyances.
Il y
a des musulmans en France, qu’ils s’expriment mais ne nous imposent pas des
manifestations spectaculaires, intempestives et ostentatoires.
Un
musulman doit savoir prier en petit groupe. La religion chrétienne préconise
3ou4 personnes. Si on admet que Dieu (Allah) existe, il y a fort à parier qu’il
ne doit pas aimer la foule, toujours encline à des débordements.
Un
homme seul revendique ce qu’il croit, sa foi. A plusieurs, on revendique une
croyance, un parti politique religieux.
C’est
là toute l’ambiguïté de l’Islam. Mais nous devons accueillir ces personnes
comme elles sont : ça s’appelle l’hospitalité entre Français.