@ Logan
"et encore tous ne choisissent pas de donner la nationalité française à leurs enfants."
Etant moi même bi-national de naissance, et né à l ’étranger, je m’inscrit entièrement en faux à votre réflexion sur la nationalité.
Ce sont les parents qui transmettent essentiellement la culture aux enfants, car c’est par eux d’abord que l’enfant s’identifie et apprend à parler. On peut parfaitement maitriser sa langue maternelle sans être né dans le pays où celle-ci se pratique.
Inversement on peut naitre et vivre dans un pays sans jamais en parler la langue.
Ainsi j’ ai connu des Américains, pourtant nés dans le même pays que moi, qui ne parlaient pas un traitre mot d ’espagnol. Or le droit du sol leur autorisait à jouir de la nationalité du pays, ce qui est assez étrange, tout autant que ces "Français" nés en France mais ne jurant que par le Coran avec un accent manifestement étranger.
Pour qu’il y ait bi-culturalisme il faut donc un effort volontaire des parents et de l’ enfant. Ce dernier, point important, doit s’identifier entièrement aux deux cultures si véritablement il tient à se sentir accepté ( ce sont les autres qui vous jugent, bien plus que les lois !) de la même façon des deux côtés.
Inutile de préciser que de tels cas sont assez rares car cela suppose un certain nombre de conditions pas faciles à réunir. En ce sens vous avez raison lorsque vous parlez d’ exception. Mais c’est aussi pour cela même qu’il est idiot pour un Etat d’ autoriser la double-nationalité, car la plupart du temps elle ne s’ accompagne pas d’une véritable double culture, très rare à trouver.
La solution la plus simple serait de trouver un statut intermédiaire, l’équivalent d’une carte verte, facilitant ainsi aux cas partagés de choisir une seule nationalité administrative.