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Commentaire de ffi sur Le paganisme, arme de résistance face à la mondialisation ? - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Le paganisme, arme de résistance face à la mondialisation ?


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ffi 24 septembre 2011 23:55

Vous partez du principe que le christianisme a "éradiqué" la culture gauloise.
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Mais déjà, il vous faudrait faire le tri entre l’empire romain et le christianisme.
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Ensuite, le christianisme s’est plutôt surajouté à ce qui existait déjà, comme vous notez une certaine continuité des coutumes et des lieux de culte - même si il est vrai que l’empereur Romain, pour des raisons de stabilité politique, a voulu imposer le christianisme comme religion pour tous, et cela se comprend bien dans le contexte de guerres civiles permanente marquant la fin de l’Empire Romain. Mais, c’est le propre du christianisme : il se surajoute et préserve ce qui n’a pas de raison d’être aboli. On y constate une grande variété de cultes entre l’Europe, l’Inde, l’Afrique, l’Amérique, l’Asie. D’autres religions font tables rase, imposent tout, jusqu’aux coutumes.
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La tripartition sociale : guerriers (bellatores) / druides-prêtres (oratores) / travailleur (laboratores) s’est semble-t-il maintenue. Aucun doute, pour moi, c’est bien l’esprit européen qui s’est exprimé à travers le christianisme européen. Evacuez le christianisme, vous évacuerez 1500 années de penseurs charnellement européens. A ce propos, si vous avez l’occasion, lisez-les, depuis la fin de l’empire jusqu’au 17ème. Les ignorer, c’est ignorer votre identité, car c’est dans ce cadre de référence qu’ont été raffinées non seulement nos moeurs, mais en plus notre langue...
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Personnellement, je lis Homère, Platon, Aristote, Porphyre, Saint-Augustin, Saint-Thomas d’Aquin, Malebranche, Pascal, Leibniz, De Bonald... (Lisez "la théorie du pouvoir politique et religieux" de De Bonald, vous comprendrez mieux la France pré-révolutionnaire)
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L’identité, c’est le caractère de ce qui reste identique avec le temps. Pour rester identique au passé, il faut donc bien s’identifier à quelque chose. S’il doit y avoir continuité, l’on doit se pencher sur ce que connaissaient nos anciens immédiats (et parmi ces connaissances, il y a les penseurs de l’antiquité et les penseurs chrétiens)
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Maintenant, il est vrai que la France révolutionnaire pose un problème. A quelle tradition se référer ? A La tradition du roi très chrétien - dont les vestiges peuplent le pays et qui porte 2000 ans de penseurs, de la grèce antique au 18ème, ou bien à la tradition des droits de l’homme universel - dont les banlieues peuplent le pays et qui confine sa pensée à 200 ans d’âge ? Il y a de quoi être un peu perdu...
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De plus, puisqu’il a semblé légitime de bouleverser la tradition politique une fois, pourquoi ne pas changer celle-ci une seconde fois, redevenir païen ? Puis pourquoi pas une troisième fois, devenir musulman ?
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Dans ce cas ne parlez pas d’identité, mais parlez de continuation révolutionnaire et d’instabilité politique. Se révolutionner au moyen d’un passé sans archive, idéalisé et fantasmé, tout en parlant d’identité, c’est juste une arnaque...
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J’aime nos ancêtre, et je sais qu’ils nous ont aimé. Parce qu’ils nous aimé, je sais qu’ils ont toujours voulu nous transmettre le meilleur. J’y suis donc fidèle.


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