Mais bien-sûr que les migrations, à partir d’un certain seuil, posent des problèmes de troubles à l’ordre public.
Prenez un million de retraité parisiens, et laissez-les s’installer en Provence. Au résultat, vous aurez les enfants du pays qui ne pourront même plus se loger, à cause de l’augmentation du coût du logement. Cela causera des troubles à l’ordre public.
Les migrations doivent donc être gérées politiquement. C’est une évidence. Cela n’a rien à voir avec la peur, cela à voir avec des comportement collectifs qui nuisent à autrui (bien que les individus eux-mêmes ne souhaitent pas nuire en tant que tel, c’est l’effet de masse qui est nuisible).
Prenez l’analogie du petit village traversé par une nationale, fort empruntée par les camions. Aucun camionneur ne souhaite nuire, à titre personnel aux villageois, mais l’intensité de la circulation, elle, est nuisible, du fait du bruit et des accidents générés.
Simone Weil (la philosophe) disait (en gros) que les gens déracinés se sentent tellement précaires qu’ils n’ont de cesse de vouloir déraciner tout le monde. Je crois que l’on en est là : les politiques suivies ont tellement déracinés les gens en France que la sédentarité est presque devenue un gros mot.