Je t’invite à te documenter sur la théorie des péchés capitaux : l’orgueil, la luxure, l’avarice, la gloutonnerie, l’acédie (la paresse spirituelle), la colère et l’envie. Les petits vices font les grandes perversions...
Mais tu fais preuve d’acédie, tu ne creuses pas bien tes sujets. A quoi sert une éducation, lorsque les sentiments mauvais te travaillent et te pousse à mal faire ? Connais-tu la notion de cercle vicieux et la notion de cercle vertueux ?
La religion n’est pas "une vie en kit", du moins en christianisme. C’est un rapport direct avec le divin (la grâce), et c’est gratuit !
Le christianisme n’est pas fondé sur l’accumulation de règles fixes, dont on ne peut changer une virgule pour enrégimenter la vie, non, ça c’est le modèle technocratique républicain. Le christianisme est fondé sur des principes moraux appliqués en contexte par l’interrogation directe de Dieu...
En des temps de décadence, je te déconseille de juger des choses bonnes sur le critère de leur popularité.
Les gaulois avaient peur que le ciel leur tombent sur la tête, dit-on. C’est si vrai que lorsque nous parlons de chance, nous employons le participe présent substantivé du verbe choir (la chéance), ou que nous employons aussi l’expression "ça tombe bien". De même, la méchanceté, c’est quand "ça tombe mal". Le méchant "tombe toujours mal". Ou encore la déchéance, c’est quand les choses tournent mal pour quelqu’un.
La grâce qui tombe du ciel, c’est donc la chance. Expérimenter la bienchéance, c’est une preuve empirique de Dieu. L’accumulation des chances, c’est le bonheur. J’ai expérimenté la grâce divine, par la chance qu’il m’a donné. Ma conversion m’a donné travail, m’a apaisé. Ma concubine m’avait trompé, me laissant craindre la perte de notre enfant commun, et des idées de meurtre m’ont hanté. Mais j’ai prié Dieu. Par Sa Grâce, je n’ai pas commis l’irréparable.
Non seulement la religion est utile, mais elle est indispensable. Chacun a ses petits rituels, ses habitudes. Que ce soit boire un verre au troquet du coin, allumer la télé, traîner sur internet ; aller voir un match de foot le samedi soir. Mais encore faut-il régler ses habitudes sur des choses bonnes. Par exemple, l’habitude de se piquer à l’héroïne provoque l’agonie... et la déchéance.
Il faut donc régler ses petites habitudes sur ce qui porte à bienchéance, tant pour soi que pour les autres. Ah, cet esprit systématiquement contrariant d’autrui ! Seule la bienchéance réciproque, qui n’est autre que la compassion réciproque, permet d’adoucir la vie sociale.
Mais le système est fondé tout entier sur la luttte !
- la concurrence au travail = libéralisme = polémergisme (grec polémos = guerre, ergos = travail)
- la lutte des classes = marxisme = polémoclaturisme (latin clatura classe)
- la concurrence des partis (Article 4 de la constitution) = polémopartisme.
La pensée moderne est manichéenne : c’est-à-dire qu’elle tient que c’est la lutte entre des substances qui est productrice de meilleur (Le mythe manichéen tient en effet que le combat entre le bien et le mal produisit l’homme). La pensée moderne est polémosophique.
Mais a-t-on déjà vu un corps en lutte contre lui-même survivre très longtemps ?
Que non ! il déchoit bientôt...
Alors, continue d’adorer ce qui te détruit, continue de haïr ce qui pourrait te construire, mais, s’il te plaît, ne te plaint pas des conséquences !