Primo : la laïcité a consisté en la saisie des biens immobilier de l’église. Il est donc logique qu’elle ait eu quelque résistance
Secondo : le but du christianisme est de sauver les âmes. Pour cela, avoir du pouvoir politique est utile. Cependant, le christianisme peut s’accommoder de la laïcité, car son rôle consiste d’abord à conquérir les coeurs, pas à renverser les pouvoirs politiques.
Tertio : il n’y a pas d’origine chrétienne de la Franc-maçonnerie. La Franc-maçonnerie est dès le départ une conjuration anti-chrétienne. Son rôle est essentiellement de lutter contre la papauté. Il est interdit d’être chrétien et franc-maçon. La franc-maçonnerie est une doctrine ésotérique (réservée aux initiés, présentée au fur à mesure de la montée en grade), tandis que le christianisme est exotérique (toute la doctrine est publique et accessible à tous). La Franc-maçonnerie est une gnose. Pas le christianisme.
Quatro : la préfiguration historique de la laïcité fait suite aux guerres de Religions (édit de Nantes, Henri IV). Mais l’institution politique restait fidèle à l’église Romaine qui avait en charge l’éducation (écoles, universités), les soins (hôpitaux, hospices, orphelinats),.. etc
Quinto : Le principe de laïcité n’a rien de juste. Toute religion a pour fonction de relier et les hommes entre eux, et les hommes avec Dieu. Or, un pays où se juxtapose des religions diverses, n’en a en fait aucune : puisque chaque religion devient facteur de division communautaire, toute religion est rétrogradée au rang de secte (au sens scientifique du mot : section). A terme, rien ne prouve donc que cette partition de la population du pays en sectes diverses n’aboutisse à la justice effective, bien qu’à court terme, cela puisse sembler juste. Considérer les religions, mouvements nécessairement collectifs, du point de vue de l’individualité est intrinsèquement contradictoire.