Je te trouve bien peu charitable, et assez inexact dans tes affirmations.
D’ailleurs comment peux-tu affirmer si tu estimes qu’il n’existe pas de vérité ? Et il faudrait nuancer : concevoir qu’il existe une vérité, ne signifie pas croire qu’on la détient...
Mais rectifions d’abord le faux : Saint Thomas D’Aquin avait déjà émis l’hypothèse que le système Aristotélicien d’un terre fixe dans l’espace n’était peut-être pas le seul possible (il reprenait Aristarque de Samos, je suppose), et qu’il existait éventuellement des doctrines équivalentes, d’où la position de l’Eglise sur le sujet : l’équivalence des hypothèses. Copernic lui-même était chanoine. Après, tout changement de paradigme entraîne des résistances, et c’est encore le cas aujourd’hui. Puis Kepler a brillamment montré cette équivalence géométrique, il a montré l’erreur de Copernic qui, en postulant des orbites circulaires, parvenait à un système plus compliqué que celui de Ptolémée, avec d’avantage d’épicycles. Je te laisse te reporter à ses ouvrages.
En ce qui concerne la rotondité de la Terre, cela était connu par les grecs et cette connaissance n’a jamais cessé en Europe. Pourquoi donc Christophe Colomb chercha-t-il à contourner le Globe pour joindre les Indes ?
Mais jugeons l’arbre à ses fruits, veux-tu ?
La France, Fille aînée de l’église, a été le promoteur des Arts, des Sciences et des Techniques, caractérisées par leur diffusion gratuite sans brevet. Pêle-mêle : le calcul différentiel, le moteur, l’automobile, le vol, la chimie, l’hydraulique, l’extraction du pétrole, l’électricité, la thermodynamique, le nucléaire...etc y ont été inventés. Toutes ces avancées scientifiques ont été données à l’humanité dans son ensemble.
Cela ne fut-il pas bon ?