Je lirais, plus tard.
Mais Jésus n’est pas un libéral...
Pourquoi ?
A l’époque classique, l’homme est composé d’un corps, qui obéit aux lois naturelles (physique) et d’un esprit, qui suit la loi morale (religion, politique). L’autorité politique incarne Dieu. L’autorité politique donne la direction morale pour que les esprits obéissent à la volonté divine.
Avec le libéralisme, qui est un naturalisme, l’homme n’est plus qu’un corps. La loi morale ne peut donc plus découler de Dieu, mais de la loi naturelle elle-même, l’esprit étant vu comme la sécrétion d’un organe. L’autorité n’est donc plus nécessaire.
Or, une fois la loi morale abolie, l’homme se laisse aller à ses penchants naturels, et ne vit donc plus que de sa recherche de petits plaisir personnels, dans une sorte d’addiction rituelle. C’est là qu’est l’aspect religieux du libéralisme naturaliste. La prise de plaisir rituelle ; des messes collectives à la gloire du Dieu marché qui se sacrifie pour nous donner du plaisir dans les grands temples de la consommation. C’est une sorte de religion hédoniste.
Mais Jésus n’est pas libéral, car il affirme "qu’il faut faire la volonté du Père qui est dans les cieux". La seule liberté est donc de se conformer à la volonté divine. Paradoxalement, c’est une libération, car, dans le même temps il dit "le péché est un esclavage". Autrement dit, quand les hommes se conforment à la loi morale, qui est la volonté divine dont l’autorité politique est dépositaire, alors les hommes se libèrent collectivement.