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Commentaire de ffi

sur La dimension chrétienne du socialisme


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ffi 20 avril 2012 01:23

Il y a bien-sûr une dimension chrétienne dans le catholicisme, le catholicisme est le christianisme. Si je me réfère à l’étymologie, catholou, en grec, signifie "pour tous" (de cata holou), catholique est donc strictement synonyme d’universel.
 
Le catholicisme est donc le christianisme, mais considéré en tant que religion d’Etat.

La déclaration universelle des droits de l’homme peut-être nommée, factuellement, "déclaration catholique des droits de l’homme". De même, la République universelle, peut être nommée la République catholique. Cependant, cette catholicité-là n’est pas chrétienne, elle est une nouvelle religion d’Etat imposée à tous, avec une "vérité révélée" alternative (déclaration catholique des droits de l’homme).
 
Pour la petite histoire, l’Eglise Romaine prit le nom d’Eglise catholique, suite à un débat entre Calvin et Jean Charron, au temps de la Réforme. Calvin tenait que l’Eglise du Christ, son assemblée universelle, c’est-à-dire catholique, était dans le ciel, pas sur terre, car il souhaitait prendre ses distance avec l’église Romaine. Jean Charron, dans son livre "mes trois veritez", affirma un grand nombre de fois : Non ! l’église catholique, (comprendre : "l’église pour tous"), c’est l’église Romaine !

En arrière-plan, le débat était donc de savoir si il fallait ou pas une religion d’état, et qui devait être le dirigeant de cette religion d’Etat. Dans le Saint-Empire Romain germanique, l’arrangement fut que tout citoyen avait la religion de son prince ("catholique" si le prince l’était, calviniste si le prince l’était,...etc). En France, l’institution resta fidèle à l’Eglise Romaine, mais une tolérance à d’autres pratiques religieuses fut introduite.
 
Quant au débat que vous soulevez, le fait est que l’église Romaine est une société organisée :
 
S’il y a une dimension chrétienne dans l’anarchie, il n’y a pas de dimension anarchiste dans le christianisme...
 
Le principe de l’organisation d’une société chrétienne est donnée par ces quelques mots du Christ :
Que le plus grand soit comme le plus petit,
Que celui qui commande soit comme celui qui sert.

 
Le meilleur, en christianisme, est donc défini comme celui qui a le plus d’humilité, celui qui est le plus à l’écoute d’autrui, le plus serviable d’entre tous. Lui seul mérite de commander.
 
Le maître est celui qui "lave les pieds" de ses disciples, celui qui s’offre en sacrifice.


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