Mmh...
Je ne vois pas trop ce que vient faire la défense du catholicisme dans cette histoire de localisation. Qu’un moine ait localisé Alésia en Bourgogne, c’est une chose, cependant, avant la naissance de l’archéologie, les fouilles n’existaient pas et les chercheurs de l’époque n’étaient pas obligés de prendre au mot un moine qui n’est pas un spécialiste du sujet...
Ce que je vois surtout, c’est Bonaparte. Il veut absolument unifier la France sur autre chose que le catholicisme : il choisit la Gaule et Vercingétorix...
Mais, cela ne tient pas debout...
Le mot France vient du Roi des Francs, Clovis, lequel assoit sa légitimité en se convertissant au christianisme. Si tel n’était pas le cas, la France s’appellerait la Gaule...
Donc on voit bien qu’à l’époque, il y eut un certain empressement de Bonaparte, qui, pour des raisons politiques, cherche à construire un mythe Gaulois pour unifier le pays et faire face à la Prusse. Cet empressement fit qu’il y eut précipitation dans la détermination de la localisation d’Alésia. Peu lui importait vraiment où était Alésia, ce qu’il lui importait, c’est qu’il y ait un lieu où l’on puisse dire : ici était Alésia. Cela permettait une forme de pèlerinage.
Toutes les localisations de sites antiques, sous l’ère Napoléon III, ont été décidées par décrets (Bibracte, Alésia, Gergovie), ceci dans la précipitation.
Mais, en ces matières, il est malsain de se précipiter. Mieux vaut attendre d’être absolument sûr d’avoir déterminé la vérité avant d’en faire la publicité.
En effet, sachant le retentissement local d’un point de vue politico-économique de telles affirmations, il est très difficile de revenir en arrière, car, à la pure recherche de la vérité historique, se surajoutent alors des considérations toutes autres.
Patiente est mère de toute les vertus. Qui va piano, va sano. Qui va lentement va surement.
Qui se précipite est téméraire, imprudent, aventureux, casse-cou, négligent, inattentif, présomptueux et, in fine, fautif.