@ Pegaze
Attention à ne pas tout confondre.
Les politiques monétaires qui sont menées, le nom de la monnaie, l’étendue de la zone monétaire, qui émet la monnaie, comment elle circule etc ...
Tout cela est parfaitement dissociable, et bien heureusement. C’est comme tout en politique. S’il fallait tout détruire à chaque fois que l’on veut changer quelque chose, on ne s’en sortirait pas.
Il n’y a pas besoin de revenir à une monnaie nationale pour pouvoir permettre à nouveau à l’état d’émettre de la monnaie, et on peut imaginer une infinité d’organisations différentes possibles pour encadrer la création monétaire, toutes ne correspondent pas forcément aux objectifs que nous voulons atteindre.
En plus la création monétaire est au coeur de la politique monétaire, et la politique monétaire est au coeur de l’économie, les conséquences de tous les choix que nous feront et les imbrications seront nombreuses.
Ne vous laissez donc pas leurrer par les idées simplistes de ceux qui défendent le retour au franc, comme si en soi cela allait régler quoi que ce soit.
Les enjeux autour de la création monétaire sont quand même d’une importance capitale, avec la crise financière, il s’agit notamment de savoir qui va payer les différentes dettes publiques et privées.
Et le FN vous abuse en vous laissant croire qu’ils sont sur cette question différents de l’UMP et du PS.
Ils partagent eux aussi l’idéologie de l’austérité. Ils veulent eux aussi faire payer les français et non les financiers.
En réalité les politiques qu’il faudrait mettre en oeuvre pour faire payer les financiers et non plus les citoyens, et bien elles ne nécessitent aucunement de retourner au franc.
Il ne faut pas seulement redonner à l’état la création monétaire. Ce qui compte ce n’est pas qui crée la monnaie, mais en réalité, à quoi va servir l’argent que l’on crée.
Il faut aussi se sortir de la tutelle des marchés financiers.
Et on a vu qu’ils instrumentalisent le fait que les états soient obligés d’emprunter sur les marchés financiers internationaux privés, et le fait qu’ils peuvent fixer arbitrairement les taux auxquels les états emprunteront, pour justifier les politiques d’austérité et ainsi faire payer aux citoyens les pertes des banques depuis 2008, tout en amassant des milliards d’argent public rien qu’en intérêts.
En revenant à une monnaie nationale, et en redonnant à l’état les moyens de se financer auprès de la banque centrale, on ne ferait que retransférer une spéculation ( sur les titres de dette ) vers une autre ( sur la valeur de notre monnaie ), on ne supprimerait aucunement leur moyen de pression et de nuisance.