Nous avons déjà eu, Machiavel, ce genre de discussion.
Disons que tu modifies un peu mes propos, car mon acceptation d’obéir à un maître se restreint uniquement aux domaines où je ne me sens pas compétent (il y en a un certain nombre).
Par exemple, face à un virtuose de la guitare, j’écouterais religieusement ses conseils.
Pour ce qui concerne la médication d’un docteur, je suis maître de ce que je mets dans ma bouche, et je dois dire que je suis assez sceptique sur l’éducation par la chimie qui est donnée à notre corps médical... Plutôt que les antibiotiques, je préfère le Roquefort.
Donc ma position sur le sujet est plutôt que chacun peut être tour-à-tour maître ou disciple selon sa maîtrise d’un domaine de compétence.
Comme chacun a ses compétences propres, nous sommes parfois en position de maître, parfois en position de disciple, parfois nous commandons, parfois nous obéissons, parfois nous parlons, parfois nous écoutons : sur l’immense variété des domaines de compétence, tout cela doit s’équilibrer.
Il ne peut donc y avoir raisonnablement une seule hiérarchie, mais il doit y avoir autant de hiérarchies que de gens du peuple, dans autant de domaine de compétence, chacune de ces hiérarchies ayant une personne différente à sa tête.
La plupart des anarchistes que je connais n’ont aucune capacité de concentration, ni d’obéissance, et encore moins d’écoute, ceci dans tous les cas : En vérité, la plupart se rêvent en maître absolu et adoptent l’anarchisme par hypocrisie.