Tout son truc repose sur l’hypothèse qu’à un moment "ça va péter". Or sur ce point je crois que c’est Jancovici qui a raison lorsqu’il dit "le mur n’existe pas, on ne va pas se prendre un mur mais s’enfoncer petit à petit dans une zone de plus en plus marécageuse".
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Je crois qu’une de ses principales hypothèses de départ est fausse mais sa conclusion est partiellement juste. Aller vers l’auto-suffisance est effectivement un objectif, d’ailleurs partagé par beaucoup de gens censés. Le problème c’est l’échelle à laquelle on envisage cette auto-suffisance.
Personnellement je l’envisage plus à la manière d’un Pierre Rabhi que d’un Piero San Giorgio. Le premier fédère et s’appuie sur des valeurs positives (audace, espoir, croyance en nos capacités de changement et d’entrainement) tandis que l’autre s’appuie essentiellement sur la peur du chaos et du manque. Pierre Rabhi propose un projet qui n’a de sens que s’il est collectif, Piero San Giorgio propose un projet individualiste. Pour moi il n’y a pas photo.
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Il y a moyen de sortir de la situation historique dans laquelle se trouve l’occident par le haut. Relocaliser la production (particulièrement la production vivrière) est une priorité mais acheter des flingues et construire des bunkers, c’est envisager et par conséquent construire un avenir pire que le monde actuel.