Il ne faut pas considérer les coups d’états, ou les faits de guerre, comme la règle institutionnelle.
Je te parle de la règle institutionnelle, dans les conditions normales.
Je te parle de la manière dont l’institution envisage, dans des conditions légitimes, la passation du pouvoir.
Et bien, dans ce cas, je considère qu’institutionnaliser une mise aux enchères périodiques, c’est vraiment de la connerie, car cela permet à certaines puissances de mettre en place des stratégies afin s’en emparer de l’Etat, et donc du pouvoir.
Comme disait Pascal, "On a fait que le plus fort fut juste", et donc on a fait l’État de droit...
"La politique, c’est la poursuite de l’activité guerrière par d’autres moyens."
Genre de réflexion typique du manichéisme contemporain (ce que je désigne sous le terme de polémosophie, sorte d’idéologie selon laquelle l’habileté vient par la guerre). Mais c’est que tu es pollué par la définition actuelle de la politique, axée sur les combats électoraux (Art 4 de la constitution : les partis concourent au suffrage). C’est en effet le modèle de la démocratie libérale.
Mais la bonne définition de la politique est "l’art de mener la cité".
C’est un métier, comme l’est celui du boulanger ("l’art de fabriquer du pain").
Ce sont les libéraux qui prônent ainsi l’activité guerrière en tout métier (y compris dans la fabrication du pain). Mais cette absence d’amour pour la tâche donne des résultats assez mauvais, fort éloigné de l’Art Français.
T’es un bon vieux libéral, un bon représentant de nos polémosophes contemporains.