Beh pour moi le pouvoir dont en parle ici, c a d celui qui est définit par les relations entre acteurs sociaux, ne peut pas avoir été inventé... On ne peut pas inventer les relations entre individus on les constate.
"Je comprends ton point de vue. Mais croire en un
truc qu’on ne connait pas encore n’est ce pas plus du domaine de la foi que
celui de la raison ?" J’ai pas dit qu’on ne connait pas, mais qu’on ne connait pas parfaitement encore. [ et qu’on ne pourra peut être jamais connaitre parfaitement d’ailleurs, la nature humaine étant d’une complexité telle qu’on ne pourra peut être jamais la définir précisément. ] La nuance du parfaitement est importante.
Après je pense cela car je me base sur ce principe important du monisme méthodologique comme le fait Chomsky. [ et que je pense que la méthode scientifique est le meilleur moyen aujourd’hui que l’on a pour connaitre, en dehors du sens commun ]
Chomsky constate scientifiquement qu’il y a quelque chose d’inné au niveau de langage chez les humains, son hypothèse innéiste est donc que la
capacité humaine au langage est attribuable à des structures mentales
spécifiques dont bon nombre de caractéristiques constituent un ensemble
de propriétés biologiques et innées propres à l’espèce humaine. La
conclusion qu’il invite à tirer est que ce qui est ainsi mis à jour, en
tant qu’objet de recherche scientifique, est précisément une composante
de la nature humaine. Mieux : une composante fondamentale de la nature
humaine, fondamentale « compte tenu du rôle que joue le langage non
seulement dans la communication, mais aussi dans l’expression des idées
et dans les interactions entre les personnes ». C’est pour cela qu’il ajoute sans être dans la foi ou la révélation mais dans la déduction scientifique probabiliste : que « quelque chose de semblable doit être vrai dans
d’autres domaines de l’intelligence, de la cognition et des
comportements humains ».
"C’est pour ça que je
demande ce qu’est la liberté. Franchement je n’ y crois pas à la liberté , c’ est une lubie impossible à atteindre ,
et qu’ est ce que ça représenterai ? Je pense que l’option la plus
réaliste est de choisir la moins
mauvaise servitude et peut être qu’ il
y’ en a de bonnes …" Tu parle de la liberté comme absolu, avec un grand L. Chomsky ne parle pas de celle là. Moi je ne suis pas idéaliste, je ne crois pas qu’elle existe non plus.
Pour moi on ne sait pas encore définir ce qu’est la liberté exactement. Mais ce n’est pas parce que je ne sait pas la définir avec exactitude qu’elle n’existe pas ou tout du moins que son sentiment n’existe pas. Pour moi la liberté et les autres sentiments, ou jugements humains, relève de la
perception. On peut pas penser ces notions de manières absolues. Il faut s’imaginer des niveaux de liberté, des niveaux de ressentiments de la
liberté ect... La liberté n’existe pas comme nous l’entendons (possibilité de faire un
choix sans contraintes extérieur...) mais je pense que seul compte la
conscience et la liberté de faire nos propre choix sans contraintes humaines autre que soi. C’est dans ce sens que chomsky parle d’une société de liberté et de libre
association.
Sinon le pure déterminisme de Spinoza que tu défends ici
va à l’encontre de ta foi chrétienne : La liberté est au fondement de la
chrétienté. Ève a choisit la pomme, elle a fait usage de son libre
arbitre selon le dogme chrétien, si elle l’a choisit par pur
déterminisme il n’y a pas de faute. Pour Nietzsche la liberté est une création
de l’orgueil occidentale et
du christianisme qui ont besoin de ces illusions pour pouvoir punir ; qui
ont besoin de la
liberté, qui rend possible le choix, et donc logiquement la
culpabilité et toute la société qui va avec. On
invente la culpabilité et on pose la liberté nécessaire pour
justifier la faute. Toute notre civilisation judéochrétienne est basé la
dessus. Tu ne crois plus au libre arbitre ? Et ca te bouleverse pas
plus que ça ? ;)
Ensuite il y a toujours le même problème qui se pose ; si tu penses maintenant qu’il n’y a que des servitudes plus ou moins bonnes il faut se demander quel sont les fondements sur lesquels tu te bases pour définir les meilleurs et les moins bonnes. [ faudrait rechercher du coté des valeurs suprêmes pour Spinoza je suppose ] Et là on retombe sur la question de la nature humaine. C’est le débat qui a été abandonné depuis longtemps et qui pour moi devrait être capital aujourd’hui. Et scientifique. Par ex comment utiliser sérieusement le concept d’aliénation sans savoir scientifiquement ce qu’est la nature humaine et donc ce qui l’aliène ? C’est une question qu’on peut se poser.
"Je pense moi personnellement que la common décency est
souhaitable. Mais qui suis-je ?" Orwell t’aurais répondu peut être que ta phrase est aussi absurde que celle là : je pense que 2 et 2 font quatre mais qui suis je ?